Nous avons conduit la nouvelle direction révolutionnaire de Mercedes
La direction électrique sans aucune liaison mécanique aussi appelée « Steer by Wire » en anglais est devenue la nouvelle « marotte » de plus en plus de constructeurs. Après Lexus, Peugeot, c’est au tour maintenant de Mercedes de se lancer dans l’aventure

L’automobile, c’est avant tout de la technologie. Que ce soit pour les signatures lumineuses, les présentations intérieures, les motorisations, les suspensions et depuis peu, c’est la direction, qui fait l’objet de toutes les attentions.
Ainsi, nous avions testé au mois de décembre dernier, l’Hypersquare de Peugeot, le nouveau volant de la marque au lion, qui au-delà de sa forme originale se distinguait surtout par sa technologie très innovante puisque le volant de la future 208 ne sera plus relié mécaniquement à l’essieu avant, mais électroniquement. Même s’il s’agit d’une première chez un constructeur français d’autant plus généraliste, cette tendance se développe de plus en plus.

Ainsi, après Lexus et son RZ, c’est au tour maintenant de Mercedes de rentrer dans la danse. Et pour cela, le constructeur allemand nous a fait tester cette innovation sur des prototypes d’Eqs. En attendant d’en savoir plus, on retrouve toujours sur ces modèles un volant différent. C’est le cas également chez Mercedes. Pour justifier ce choix, le constructeur allemand explique que les clients veulent avoir un objet différent qui illustre ce changement de technologie.

Le conducteur a donc face à lui, un volant de type yoke ou papillon qui ressemble à celui de chez Lexus ou Tesla avec une forme plutôt rectangulaire. Tout le demi-cercle supérieur disparaît. Un temps d’adaptation est donc nécessaire notamment pour les manœuvres de stationnement. Comme toujours, nous n’avons pas beaucoup roulé avec ce prototype, mais quelques enseignements se dégagent tout de même de cette prise en mains. Ainsi, comme c’était le cas chez Peugeot, la direction est ultra-directe. Le moindre coup de volant et les roues avant réagissent immédiatement. Le nombre de tours de butée à butée a été réduit. Cela donne immédiatement un dynamisme supplémentaire à notre EQS, mais attention, elle était pourvue des roues arrière directrices, ce qui change aussi beaucoup de choses. Il aurait été intéressant de réaliser l’essai sans cet artifice.

Notre slalom de test s’effectue facilement quel que soit le rythme. Le mariage des deux technologies est particulièrement efficace lors des demi-tours où on en oublie presque même les 5,21 m de long de notre EQS, qui dispose d’un diamètre de braquage excellent de 10,9 m. La nouvelle direction renforce indéniablement cette impression.
Bien évidemment, le tout électrique peut faire peur. Mercedes a ainsi mis en place un système de triple duplication – une de plus que Peugeot - par exemple afin d’éviter tout souci. Ainsi, habituellement si l’un des deux systèmes tombe en panne, votre voiture s’arrête automatiquement. Pas toujours très pratique suivant le lieu de la panne. Pour éviter ce genre d’écueil, le constructeur allemand a prévu un troisième dispositif géré par les roues arrière directrices, qui permet en cas de défaillance des deux premiers systèmes de rejoindre un lieu sécurisé à faible allure. Un vrai plus.

Chez Peugeot, c’est la future 208, qui va inaugurer cette nouvelle technologie et cela va avoir des conséquences sur beaucoup de choses dont notamment le design intérieur qui va être totalement repensé puisque l’absence de colonne direction permet de gagner en latitude pour concevoir des planches de bord inédites. Une chose est sûre et c’est logique, cette nouvelle forme de volant améliore grandement la visibilité sur l’instrumentation. Il faut reconnaître toutefois que ce n’était pas vraiment un souci sur l’EQS en raison de la taille généreuse des écrans, mais le progrès est toutefois notable.
Cette nouvelle direction va donc devenir prochainement réalité sur l’EQS, qui sera bientôt restylée. À l’heure actuelle, le prix de cette direction novatrice n’est pas encore connu pour la France. En revanche, on sait déjà son tarif en Allemagne : elle est facturée 2 500 € en incluant les roues arrière directrices. Vraiment raisonnable à nos yeux surtout pour les acheteurs d’une EQS qui avoisine les 100 000 euros.
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