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Pour Carlos Ghosn, les résultats de Renault et Nissan sont "lamentables"

Pour Carlos Ghosn, les résultats de Renault et Nissan sont "lamentables"

Dans une interview donnée au Parisien, Carlos Ghosn critique la situation actuelle de Nissan et de Renault et défend en comparaison son bilan.

S'il garde toujours ses distances avec la justice, Carlos Ghosn enchaîne les rencontres avec la presse. Quelques jours après une interview donnée à la chaîne Al Arabiya, dans laquelle il s'en prenait vivement à la France, il a accordé un long entretien au journal Le Parisien. Il renouvelle ses tacles contre l'État et critique à nouveau violemment la situation actuelle de l'Alliance.

Ghosn n'hésite pas à dire qu'il "trouve les résultats de Nissan et de Renault lamentables". Il se base notamment sur la dégringolade des valeurs boursières de deux firmes : "Tous les constructeurs sont confrontés à la même crise du Covid, mais Renault et Nissan sont sanctionnés plus que les autres. Il y a un problème de confiance des marchés dans l'Alliance".

Pour Carlos Ghosn, "chacune des deux entreprises se replie sur elle-même. Il n'y a plus de vraie mixité du management entre Renault et Nissan mais une distanciation sournoise". Selon lui, "une alliance pantouflarde n'a aucune chance de succès". L'ex PDG du Losange glisse à nouveau un petit tacle contre le gouvernement : "Ma chute vient de l'obsession française d'une fusion dont Nissan ne voulait pas. Je pensais avoir trouvé avec la holding une issue acceptable par les deux parties".

La rancœur est forcément renforcée par le fait que sa gestion du Losange est désormais très critiquée. Lors de la présentation d'un plan d'économies, fin mai, Jean-Dominique Senard et Clotilde Delbos, président et directrice générale par intérim de Renault, ont pointé du doigt la stratégie de la course aux volumes mise en place par Ghosn. Ce dernier souligne que les membres du conseil d'administration n'ont jamais remis en cause sa gestion lorsqu'il était PDG, pas même les représentants du gouvernement au conseil, l'État étant le premier actionnaire de Renault. Il rappelle surtout que l'État et le conseil lui ont demandé de faire un nouveau mandat début 2018, quelques mois avant son arrestation : "Ils connaissaient tout de moi, ma stratégie, mon management, ma personnalité".

PDG de 2005 à 2018, l'homme en profite pour vanter son bilan, dont il se dit "fier". Il indique : "Renault est passé de 2,3 millions de véhicules par an en 2005 à près de 4 millions en 2017. En treize ans, l'entreprise française est devenue un constructeur global". Il donne en exemple le rachat d'Avtovaz (Lada), le développement de la gamme Dacia, les accords avec Daimler… Pour lui, "les cinq dernières années de mon mandat sont les meilleures de l'histoire de Renault, aussi bien en termes de croissance que de profitabilité".

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