Une bombinette française, sympa et pas chère : la Renault Twingo GT
Délaissée mais valeureuse, la Renault Twingo GT procure en sus un bel agrément de conduite grâce à son moteur musclé et son châssis bien réglé. Elle dévoile aussi une polyvalence très supérieure à celle de sa descendante électrique tout en se dénichant pour trois fois rien : dès 2 500 €.

Après une phase de conception qui a duré près de vingt ans (en exagérant à peine), la Renault Twingo 1 a remporté un immense succès commercial. Astucieuse, très spacieuse malgré son encombrement réduit, fiable, pas chère et dotée d’une bouille inimitable, elle est encore regrettée ! Si le constructeur a décidé d’en faire une sorte de resucée électrique qui en copie le look, ce dernier avait été jugé trop clivant lors du remplacement du premier opus.

Aussi, si l’équipe de designers chapeautée par Patrick le Quément avait envisagé des designs sympas, actualisant adroitement l’air rieur de la Twingo, des chefs peu clairvoyants mais influents ont réussi à convaincre Carlos Ghosn de la nécessité d’un style consensuel, ne déplaisant à personne pour obtenir, théoriquement, de meilleures ventes. Résultat, c’est une Twingo II bien falote qui sort en 2007, affublée d’un regard triste.

Dommage, car techniquement, elle récupère l’excellente plate-forme de la Renault Clio II, alors que dans l’habitacle, la très pratique banquette coulissante est conservée et peut même se séparer en deux sièges indépendants ! Mieux encore, elle se décline en une intéressante variante sportive (mais pas trop, ce sera le rôle de la RS), la GT. Parée d’une décoration suggestive (jantes en alliage, rétros façon alu, inserts dans les boucliers, béquet arrière), elle s’équipe d’un moteur intéressant. Cubant 1 149 cm3, ce 4-cylindres bénéficie d’un turbo, pour une puissance totale de 100 ch, et un coup de 145 Nm.

Comme cette version ne pèse que 980 kg, elle jouit de bonnes performances : 0 à 100 km/h en 9,8 s, et vitesse maxi de 188 km/h. Comme une petite GTI des années 80 ! Pourtant, le prix demeure très raisonnable, à 14 000 € (18 700 € actuels selon l’Insee), et s’accompagne d’un équipement plutôt complet : clim, banquette coulissante, radio CD, capteurs de pluie et de luminosité, vitres et rétros électriques…
Jamais à cours d’une ânerie à l’époque, Renault décide de galvauder la mythique appellation Gordini et d’en affubler la GT, sous la forme d’une version de couleur bleue alliée à des doubles bandes blanches et d’une sellerie mixte cuir-tissu. Mais les ventes de la Twingo II restent décevantes.

Aussi, en 2011, elle bénéficie d’un restylage donnant à la face avant un peu du caractère qui lui manque. Techniquement, le TCE se voit adapté à la norme de dépollution Euro V, et passe à 155 Nm à cette occasion tout en consommant un peu moins. La petite Renault durera jusqu’en 2014, où elle sera remplacée par une nouvelle Twingo, mignonne mais à moteur arrière (elle reprend une plate-forme de Smart) et privée de sa légendaire modularité…

Combien ça coûte ?
Une Twingo GT se déniche, en bon état, dès 2 500 €. Le kilométrage passera alors la barre des 200 000, mais à 3 000 €, on peut en trouver aux alentours des 150 000 km. A 4 000 €, on tombe sous les 100 000 km, et à 6 200 €, on peut rester sous les 50 000 km.

Quelle version choisir ?
Pas de mauvaise variante ici, mais si on en a les moyens, une restylée peut séduire davantage pour son look, son couple et ses quelques équipements modernes comme l’autoradio à prise USB et le streaming audio.

Les versions collector
Les Gordini en parfait état et très peu kilométrées peuvent éventuellement avoir un avenir en collection, surtout la phase 1, plus rare, et forcément dotée de la livrée qui va bien (en phase 2, d’autres coloris que le bleu étaient disponibles).

Que surveiller ?
Même s’il est nommé 1.2 TCE, le moteur de la Twingo GT se contente de 1 149 cm3. Tant mieux car cela signifie qu’il ne s’agit pas du « vrai » 1,2 l TCE de sinistre mémoire, à cause de sa non-fiabilité. Ici, le 1,1 l se révèle très solide, n’accusant aucune tare récurrente. A condition, bien sûr, d’avoir été bien entretenu, donc de voir sa courroie de distribution changée en temps et en heure.
Cependant, on note des fuites sur la durit de refroidissement du turbo, voire des soufflets de cardan crevés côté transmission : pas grave mais à résoudre rapidement sous peine de flinguer la boîte. Pour le reste, la Twingo révèle peu de soucis techniques mais pâtit d’une fabrication bon marché : peinture un peu fragile, cuir du volant et du pommeau de vitesses s’usant vite, bruits parasites, témoins s’allumant parfois sans raison. Vraiment rien de grave.

Sur la route
Impossible de trouver une position de conduite parfaite dans la Twingo, la faute au volant non réglable en profondeur et au siège un peu haut. Ce dernier ce révèle, heureusement, agréable. En ville, la grande douceur des commandes, que ce soit le volant, la commande de boîte, ou les pédales, est un atout si on veut rouler pépère.

Sur route, en conduite active, tout ceci est un peu mou, surtout, la direction même si elle se révèle précise et plutôt rapide. Agissant sur un train avant incisif, elle contribue à l’obtention d’un châssis réussi procurant un plaisir certain de par son agilité et son efficacité.

Autre bonne surprise, c’est le moteur vraiment punchy. Il donne un petit coup de pied aux fesses à l’ancienne grâce à son overboost intervenant à 4 500 tr/min (sauf en 1ère), puis pétille à haut régime. Mieux encore, il complète ceci avec de bonnes reprises, même si on reste en milieu de compte-tours. Elle va bien, cette petite, et elle freine efficacement.

Enfin, certes un peu ferme, la suspension prodigue un confort suffisant, et l’insonorisation est plutôt réussie. Mais on peste contre le tableau de bord qui se reflète dans le pare-brise. La consommation ? Elle tourne autour de 7,0 l/100 km.
L’alternative youngtimer
Renault 5 GTX (1987 – 1990)

Si la R5 GT Turbo a marqué les esprits par ses performances et son efficacité, la GTX, sportive gentillette apparue en 1987, n’a rien à se reprocher. Disposant du plus gros moteur de la gamme, un 1,7 l de 92 ch, la GTX affiche de belles performances (184 km/h au maxi), surtout qu’elle ne pèse que 825 kg.
Cela dit, elle s’apprécie davantage menée sur le couple qu’en conduite rageuse, le moteur n’aimant pas tellement les hauts régimes. Rapide plus que sportive, la GTX dorlote ses passagers avec ses sièges souples et sa suspension assez douce, mais aussi sa bonne insonorisation. Enfin, sa 5e longue achève d’en faire une bonne autoroutière. A partir de 3 500 €.
Renault Twingo GT (2007), la fiche technique
- Moteur : 4 cylindres en ligne, 1 149 cm3
- Alimentation : injection, turbo
- Suspension : jambes McPherson, ressorts hélicoïdaux, triangles, amortisseurs, barre antiroulis (AV) ; essieu de torsion, ressorts hélicoïdaux, amortisseurs, barre antiroulis (AR)
- Transmission : boîte 5 manuelle, roues avant motrices
- Puissance : 100 ch à 5 500 tr/min
- Couple : 145 Nm à 3 000 tr/min
- Poids : 980 kg
- Vitesse maxi : 189 km/h (donnée constructeur)
- 0 à 100 km/h : 9,8 s (donnée constructeur)
> Pour trouver des annonces de Renault Twingo GT, rendez-vous sur le site de La Centrale.
















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