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Voiture autonome: PSA dévoile sa feuille de route (vidéo)

Dans Futurs modèles / Technologie

Pierre-Olivier Marie

Le groupe PSA fait de la recherche sur les voitures autonomes l’une de ses priorités. Son objectif : proposer des véhicules à conduite « sans les mains » dès 2020. Caradisiac a pris place à bord d’un des prototypes développés par le constructeur.

Avec une vingtaine de capteurs balayant à 360 degrés jusqu’à 200 mètres vingt fois par seconde, le véhicule autonome voit mieux que l’homme. Reste à faire confiance à la machine.
Avec une vingtaine de capteurs balayant à 360 degrés jusqu’à 200 mètres vingt fois par seconde, le véhicule autonome voit mieux que l’homme. Reste à faire confiance à la machine.
Voiture autonome: PSA dévoile sa feuille de route (vidéo)

Voiture autonome: PSA dévoile sa feuille de route (vidéo)

 

Hormis ses inscriptions de carrosserie, quasiment rien ne distingue cette Citroën C4 Grand Picasso de celles que l’on croise habituellement sur nos routes. Bardée de capteurs et flanquée d’une pléthore d’équipements électroniques et informatiques, elle est en réalité capable de circuler de façon autonome, et fait partie de la vingtaine de prototypes qui depuis juillet 2015 ont accumulé plus de 125 000 kilomètres sur les routes de France et de certains pays voisins.

Caradisiac a eu l’opportunité de prendre place à son bord lors d’un test organisé au départ du centre de R&D PSA de Vélizy-Villacoublay (78), à l’occasion duquel le constructeur a dévoilé les grandes lignes de sa feuille de route sur la question de la voiture autonome.

Le programme AVA, acronyme de Autonomous Vehicle for All, a pour ambition de faire de PSA l’un des acteurs majeurs dans le domaine de la conduite totalement assistée, « un secteur dont les premières promesses datent des années 70 », ainsi que le rappelle un porte-parole du groupe. Pour autant, ce n’est que près d’un demi-siècle plus tard qu’on en verra les premières concrétisations sur les routes avec chez PSA la commercialisation en 2018 de la DS7 Crossback qui, dotée de la fonction Connected Pilot couplée au régulateur de vitesse adaptatif avec fonction stop, pourra évoluer de façon semi-autonome sur voie rapide et dans les embouteillages.

Les prototypes autonomes PSA ont cumulé plus de 125 000 km en deux ans.
Les prototypes autonomes PSA ont cumulé plus de 125 000 km en deux ans.

Rien de révolutionnaire à proprement parler, puisque des équipements de ce type sont déjà largement répandus chez les constructeurs premium allemands, Volvo ou Tesla. PSA s’accroche donc juste aux wagons, tout en préparant une offensive plus spectaculaire pour 2020. Il proposera alors une technologie dite « hands off » (sans les mains), en ajoutant aux technologies évoquées plus haut la possibilité de changement de voie sans intervention du conducteur sur le volant (il suffira d’enclencher le clignotant). Le niveau suivant, dit « eyes off », attendu avant 2025, autorisera la conduite sans supervision du conducteur dans les embouteillages comme sur voie rapide. Celui-ci sera suivi des niveaux « mind off » (100% autonome) puis « voiture sans conducteur », à l’horizon 2030 (détails dans la frise ci-dessous).

Voiture autonome: PSA dévoile sa feuille de route (vidéo)

Outre les obstacles techniques, se posent encore les questions du cadre règlementaire, de la sûreté (même si 90% des accidents sont dus à des défaillances humaines) et de la responsabilité en cas d’accident des véhicules autonomes : celle-ci sera-t-elle le fait du véhicule ou celle de son conducteur? Passionnant débat qui reste encore à régler, PSA plaidant pour l’installation de « boîtes noires » qui permettront de déterminer qui était aux commandes lors de l’accident. Les compagnies d’assurance auront bien sûr un rôle central dans les débats qui s’engagent.

Seront également nécessaires une révision de la Convention de Vienne qui régit la sécurité routière, une harmonisation internationale des infrastructures, ainsi qu’une modernisation des processus d’homologation. Sacrés chantiers, certes, mais il est ici question d’une gestion plus fluide des déplacements, avec des voitures qui pourront offrir des possibilités de travail ou de divertissement. Ce sera de plus un excellent moyen de promotion des nouvelles pratiques comme le covoiturage et l’autopartage. Si les promesses sont tenues, l’automobile autonome permettrait une simplification  du quotidien, à la plus grande satisfaction des 72% de Français qui estiment que les innovations dans le domaine de la mobilité auront des conséquences positives dans leur vie de tous le jours (étude Ipsos/BCG menée en avril 2017). Voilà qui tombe bien.

 

 

 

 

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