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Voiture électrique ou thermique ? En Allemagne, Angela Merkel au milieu des conflits d'intérêts

Voiture électrique ou thermique ? En Allemagne, Angela Merkel au milieu des conflits d'intérêts

En fin d'année se tiendra l'Auto-Gipfel, un grand sommet de l'automobile annuel en Allemagne où se réunissent dirigeants de groupes automobiles, politiques et syndicats pour discuter de l'avenir de l'auto. Cette année, les oppositions de points de vue font rage.

La chancelière Angela Merkel a commencé ces derniers jours à rencontrer les dirigeants de l'industrie automobile et ses différents représentants pour débattre d'un thème épineux : le moteur thermique. Quand faut-il le bannir, comment, et sur quelle durée de transition ? L'Europe jouera un grand rôle dans ces différentes réponses, notamment en matière de norme de dépollution Euro 7, toujours débattue à l'heure actuelle et dont les contours devraient être connus d'ici la fin d'année.

En attendant, syndicats, groupes automobiles et partis politiques s'affrontent en Allemagne. D'un côté les ONG et écologistes, qui demandent une vraie marche vers l'électrification : il faut "faire de l'électromobilité une réussite pour l'économie, les salariés et le climat", explique un politicien écologiste. Lequel est rejoint par le patron d'une ONG : "au lieu de parler de carburants synthétiques, qui sont trop chers et disponibles uniquement dans une mesure très limitée, le sommet de l'automobile devrait envoyer un signal clair pour l'électromobilité".

Sa remarque fait référence notamment à l'annonce de Porsche qui développe des carburants synthétiques pour continuer de vendre des moteurs à combustion après 2030, grâce à un bilan carbone censé être neutre ou proche du neutre.

Et de l'autre côté, il y a les associations d'automobilistes et les salariés, qui craignent deux choses : de grosses restructurations et des normes trop dures et trop rapides sur le moteur à combustion. L'Allemagne emploie un peu moins de 900 000 personnes dans l'automobile, mais avec la voiture électrique, ce chiffre pourrait être revu à la baisse. Moins de pièces et composants, des productions plus simples et nécessitant moins de monde, la voilure sera réduite à moins que les employés ne se reconvertissent tous. Ce qui paraît peu probable à court terme.

Les normes, quant à elles, sont une épine dans le pied pour le VDA, l'association allemande dirigée par Hildegard Müller, qui explique que "la commission européenne veut stipuler qu'à l'avenir, un véhicule doit rester pratiquement exempt d'émissions dans toutes les situations de conduite - que ce soit avec une remorque sur une colline ou dans un trafic urbain lent. C'est techniquement impossible et tout le monde le sait aussi". Sans le dire, la norme exclurait ainsi automatique tout véhicule à moteur thermique, y compris hybride rechargeable si les batteries ne sont pas assez grosses.

D'ici le mois de novembre et le grand sommet allemand de l'automobile, l'industrie auto va devoir faire d'intenses sessions de lobbying auprès de Bruxelles pour que la forme la plus dure d'Euro 7 ne passe pas. Mais le double jeu de certaines marques qui se lancent en catimini dans l'électrique tout en espérant un adoucissement de la norme afin de faire durer les moteurs à combustion pourrait bien se retourner contre elles.

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