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Voitures de société : ces grands comptes qui misent sur des flottes 100 % électriques

Les quotas de véhicules à faibles émissions fixés par la loi LOM, les mesures fiscales et les bonus de l’État à l’achat ou à la location poussent à l’évidence au verdissement accéléré des parcs. En outre, c’est sur la base de leurs engagements sociétaux et environnementaux que de plus en plus de grands groupes font le pari de constituer des flottes 100 % électriques d’ici à 2030. Illustration.

Voitures de société : ces grands comptes qui misent sur des flottes 100 % électriques

Il y a quelques semaines, le groupe allemand Siemens, spécialisé dans le secteur de l’énergie, de la santé et du bâtiment, confirmait ses ambitions en matière de neutralité carbone. Il annonçait en effet que sa flotte de véhicules serait 100 % électrique d’ici à 2030.

Siemens, qui gère un parc total de 45 000 modèles, prévoit pour ce faire de rendre sa Car Policy (stratégie de constitution d’un parc automobile) beaucoup plus flexible dès les prochains mois, par le biais entre autres de contrats de leasing réduits à douze mois, par le biais également d’une application qui permettra de responsabiliser ses collaborateurs, notamment ses cadres dirigeants, en les incitant à choisir le véhicule qui correspond au plus juste à leurs besoins de déplacement.

Le géant industriel souligne par ailleurs que le nombre de bornes de recharge sur ses sites, y compris dans l’Hexagone où il emploie 6 000 salariés, va passer dans un an de 450 à plus de 700 pour accompagner au mieux cette transition.

Siemens vient de confirmer ses ambitions en matière de mobilité électrique d’ici à 2030.
Siemens vient de confirmer ses ambitions en matière de mobilité électrique d’ici à 2030.

L’émulation du collectif EV100 galvanise les leaders français

Une promesse vertueuse qui certes peut laisser sceptique à l’heure où en France, la part des voitures 100 % électriques en entreprises ne représente que 8 % du total des immatriculations.

Pourtant, d’autres multinationales y croient et martèlent leur volonté de tenir de tels engagements. Notamment depuis qu’elles ont rejoint le collectif EV100. Cette initiative mondiale est née en 2017 à New-York, lors d’un sommet sur le climat. Elle vise à fédérer les grands comptes de la planète sur l’enjeu du développement de la mobilité électrique.

Et cela fonctionne visiblement puisque rien qu’en France, la diffusion de modèles zéro émission au sein des parcs automobiles professionnels ne cesse de prendre de l’ampleur année après année. Selon une enquête récente du Climate Group, association à but non lucratif, les membres du collectif EV100 auraient intégré quelque 10 000 véhicules électriques à leurs flottes en 2020, soit le double par rapport à 2019, alors même que le contexte sanitaire, l’an dernier, ne s’y prêtait pas forcément.

Parmi les structures qui commanderaient le plus de stocks, on recense EDF Group, Schneider Electric, Cap Gemini, Ikea ou encore DHL. Au-delà de l’EV100, il faut citer le rôle d’éclaireur endossé par La Poste depuis une quinzaine d’années. La société, qui est détenue par l’État et la Caisse des Dépôts, disposerait à ce jour de la première flotte 100 % électrique à l’échelle nationale et même mondiale.

Citons parallèlement l’ambition portée par un autre leader hexagonal, en l’occurrence Atos, membre du CAC 40 et expert en matière de services numériques. Atos parie quant à lui sur un horizon 100 % électrique bien plus avancé encore que 2030. Dans un récent communiqué, il dit en effet envisager convertir l’intégralité de ses 5 500 véhicules d’ici à 2024, en partenariat avec les constructeurs Renault et Stellantis.

Le collectif EV100, dont font entre autres partie les entreprises tricolores EDF et Cap Gemini, fédère les grands comptes internationaux autour du développement de flottes 100 % zéro émission.
Le collectif EV100, dont font entre autres partie les entreprises tricolores EDF et Cap Gemini, fédère les grands comptes internationaux autour du développement de flottes 100 % zéro émission.

La pression sur les flottes et les constructeurs en passe de s’accentuer

Au moment où la Commission Européenne vient, à la mi-juillet, de bousculer l’ordre établi en proposant d’écourter de cinq ans, soit à 2035, l’autorisation de vendre des voitures neuves essence et diesels (y compris les variantes hybrides et hybrides rechargeables), la constitution par les entreprises, grandes mais aussi moins grandes, de flottes 100 % électriques pourrait s’imposer de façon générale plus vite que prévu.

À moins que le gouvernement français, entre autres, n’obtienne de Bruxelles un retour sur l’échéance initiale de 2040 qui, déjà, faisait grincer bien des dents… Sans quoi, il devra mettre sérieusement la main à la poche en un temps record : pour accompagner les flottes françaises (y compris les PME) dans leur mue énergétique d’une part, pour réaliser le maillage en bornes nécessaire d’autre part, et bien entendu pour soutenir l’ensemble de la filière automobile, déjà convalescente, qui depuis juin 2020 et la sortie du premier confinement, commençait tout juste à reprendre son souffle sous l’impulsion de l’hybride et de l’hybride rechargeable.

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