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2020, un bon cru pour l’utilitaire 100 % électrique

Si les entreprises en quête d’utilitaires légers accordent encore une confiance écrasante aux motorisations thermiques, au diesel en particulier, l’année 2020 pourrait bien amorcer un vrai changement des habitudes grâce à une offre de modèles 100 % électriques beaucoup plus large. Coup de projecteur sur l’état actuel du segment et sur les nouveaux fourgons attendus dans les mois à venir.

Le segment du 100 % électrique représentait en 2019 moins de 2 % des utilitaires légers présents dans les parcs des entreprises. 2020 verra-t-il un vrai changement advenir ?
Le segment du 100 % électrique représentait en 2019 moins de 2 % des utilitaires légers présents dans les parcs des entreprises. 2020 verra-t-il un vrai changement advenir ?

Le nombre d’utilitaires électriques présents dans les entreprises reste ultra-confidentiel. Seulement 7 067 unités ont été immatriculées en 2019 au service de cette cible, ce qui ne représente qu’1,96 % du marché global des VUL (véhicules utilitaires légers) distribués aux flottes, constate l’Arval Mobility Observatory, ex- Observatoire du véhicule d’entreprise.

De son côté, le Comité des Constructeurs Français d’Automobiles (CCFA) a listé les modèles les plus commercialisés l’an dernier auprès des professionnels. Parmi les têtes de liste du palmarès se démarquaient la Renault Kangoo Z.E (48,5 % de parts de marché), puis le Nissan e-NV200 (11,74 %), le Goupil G4 (7,4 %), le Peugeot Partner (5,4 %) et le Citroën Berlingo (4,6 %). Or, ce sont ces mêmes ambassadeurs qui, quasiment dans le même ordre d’ailleurs, portent le secteur depuis quatre ans. Et pour cause, aucune autre offre crédible n’est, entre-temps, apparue sur le segment du VUL électrique.

L’heure du changement a sonné : PSA multiplie les lancements

Le millésime 2020, néanmoins, pourrait enfin dynamiser cette partition. L’année en cours devrait même sonner le plein essor de ce marché. Dans les trimestres qui viennent, l’offre de fourgonnettes et fourgons zéro émission dédiés au transport de marchandises se veut en effet intensive, comme jamais.

PSA va lancer sur le marché quatre modèles d'utilitaires 100 % électriques.
PSA va lancer sur le marché quatre modèles d'utilitaires 100 % électriques.

Le groupe PSA sera l’un des constructeurs en vue, avec quatre représentants officiels dans les starting-blocks, tous des fourgons compacts conservant pour la plupart les caractéristiques de leurs homologues thermiques sur le plan du volume et de la charge utile. Le Peugeot Expert, le Citroën Jumpy, l’Opel Vivaro et le Vauxhall Vivaro débarqueront ainsi prochainement dans les concessions, avec sous le capot des motorisations 100 % électriques (136 chevaux sous la pédale) et deux niveaux d’autonomie, 200 ou 300 km selon la batterie utilisée (50 ou 75 kWh). Ils seront assemblés dans l’usine PSA d’Hordain, dans le Nord. Le groupe souligne en outre que l’ensemble de sa gamme VUL sera paré pour la mobilité zéro émission dès 2021.

Il faut ajouter à cet inventaire l’arrivée imminente du Fiat Ducato EV, modèle qui, bien que préparé avant l’annonce de fusion entre Fiat-Chrysler et PSA, viendra enrichir à terme le catalogue du groupe tricolore.

Toyota avance son futur Proace, Renault propose sa Kangoo et son Master Z.E Hydrogen

Renault commercialise la Kangoo Z.E Hydrogen depuis la fin 2019. Dans les semaines à venir, la marque s’apprête à distribuer un Master alimenté par la même technologie.
Renault commercialise la Kangoo Z.E Hydrogen depuis la fin 2019. Dans les semaines à venir, la marque s’apprête à distribuer un Master alimenté par la même technologie.

Chez les autres constructeurs, on note que Toyota profitera dès cette année de la plateforme architecturale de PSA pour décliner à son tour son emblématique fourgon Proace en 100 % électrique.

Pour sa part Renault, qui est l’actuel leader du véhicule utilitaire électrique en Europe, vient d’introduire sur le marché la Kangoo Z.E Hydrogen, une variante inédite qui pousse l’autonomie de son best-seller au-delà des 350 km. Dans la foulée, la marque au losange s’apprête à commercialiser une version Z.E Hydrogen de son Master, un autre de ses fleurons. Dans les deux cas, Renault assure concilier à la fois l’autonomie et la rapidité du temps de charge, 5 à 10 minutes selon le motoriste.

Mercedes lance la production de son e-Sprinter, Ford peaufine une variante de Transit

Les autres constructeurs ne sont pas en reste sur le plan des motorisations alternatives. À l’image de Mercedes qui, dans son usine de Düsseldorf, a inauguré le 12 décembre dernier la mise en production du e-Sprinter. Il s’agit d’une variante 100 % électrique de son fourgon star, vendu à ce jour à 4,6 millions d’exemplaires dans le monde. Deux choix de batteries (35 et 55 kWh) sont proposés sur ce nouveau modèle. L’autonomie du e-Sprinter est estimée à 168 km. Par ailleurs, 80 % de l’énergie pourra être réactivée en 30 minutes, annonce la firme à l’étoile. 

Le Mercedes e-Sprinter est l’un des nombreux fourgons 100 % électriques programmés en 2020.
Le Mercedes e-Sprinter est l’un des nombreux fourgons 100 % électriques programmés en 2020.

Pendant ce temps, l’Iveco Daily Electrique, qui fut l’un des pionniers sur le segment, continue son aventure débutée en 2015.

Quant à Ford, après avoir connu le succès avec une variante hybride rechargeable, il attendra 2021 pour lancer sur le marché son Transit zéro émission.

Une profusion de nouveautés guidée par les enjeux écologiques

La perspective de la norme WLTP et des normes CAFE ont contribué à inciter la plupart des constructeurs d’utilitaires légers à déclencher une offensive 100 % électrique.
La perspective de la norme WLTP et des normes CAFE ont contribué à inciter la plupart des constructeurs d’utilitaires légers à déclencher une offensive 100 % électrique.

Cet élan d’innovation a priori soudain est en réalité la conséquence de plusieurs années de réflexion. Il est dicté principalement par les enjeux environnementaux, par une mobilité urbaine en pleine mutation, et par les réglementations politiques qui visent à faire chuter progressivement les émissions de CO2 des véhicules d’ici à 2030. Exemple du nouveau cycle d’homologation WLTP, qui entrera en vigueur en France le 1er mars prochain, sur lequel se basera à présent l’Etat pour imposer aux acheteurs, et notamment aux flottes, un malus écologique plus ou moins lourd. Exemple aussi des normes européennes CAFE (Corporate Average Fuel Economy), qui seront applicables dès 2021 et qui pourraient quant à elles coûter cher en amendes aux constructeurs de VUL ne respectant pas un taux moyen de CO2 (par marque) de 147 g/km. Une même réglementation touchera la production des voitures particulières neuves, avec un seuil de tolérance encore plus bas, limité à 95 g/km.

* En anglais, WLTP signifie Worldwide harmonized Light vehicles Test Procedures. Les experts automobiles précisent que le taux de CO2 va mécaniquement augmenter de 20 à 25 % par rapport aux données retenues par le cycle NEDC, qui jusqu’ici servait de référence pour mesurer les émissions de CO².

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Commentaires (21)

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Les Kangoo et trafic sont fabriqués en France , c'est déjà ça...pourvu que ça dure. Si les entreprises restent encore "accrochées" au gazole c'est surtout que le prix d'un VU électrique même avec la location de batteries ça reste un investissement surtout pour les petits artisans.Si Paris ne veut plus de véhicules thermiques intra-muros il faudra bien que les V.U électriques soinet présents dans les parcs des entreprises et pour un artisan qui ne travaille que dans Paris.

Par

"les V.U électriques soient présents dans les parcs":oops:

Par

Des utilitaires avec des autonomies à vide très limités.... Avec des artisans qui roulent très souvent chargés ou en surcharge.. Je doute fortement qu'ils puissent faire 50kms sans devoir charger de nouveau :buzz: :buzz:

Par

Combien y t-il d'artisans électriciens en France ? Ceux qui ne conduisent pas d'utilitaire électrique et ne savent pas installer une prise de recharge doivent changer de métier...

Par

Affreux le nouveau master LOL

Par

C'est une bonne chose, ça éclusera petit à petit les poubelles utilitaires rincées dont les moteurs sont mal entretenus.

Par

C'est une illusion d'imaginer que l'électricité ait une chance de percer dans ce marché.

De façon marginale pour accéder aux centres interdits (zones de faible émission), il y a une niche mais quantité d'artisans jetteront l'éponge et abandonneront les clients potentiels. Ce sera l'affaire d'escrocs comme Vinci ou autres qui feront des factures encore plus délirantes. J'ai entendu l'exemple d'un devis a 20000 euros (Paris, petites rues difficiles) pour des travaux de peinture réalisés par le nouveau propriétaire pour moins de 1000 euros de fournitures.

Chers amis, continuez a vanter la vie en centre vile, les uns sur les autres. Je reste a mon choix de logement éloigné avec verdure, oiseaux et chevreuils. D'ailleurs je fais toutes les semaines un aller retour de 300 km pour équiper ma nouvelle acquisition en utilitaire diesel, la version élec ne fait pas les 150 km sans recharger, mais recharger où et pendant combien de temps?

.

Par

J'ai une société de transport en camionnettes.

Avec cette autonomie ridicule qu'ils proposent et à ce prix je ne suis pas prêt de passer à l'électrique.

Il faudrait au grand minimum 600km de vrai autonomie et même chargé.

Mes véhicules font +-80.000km/an

Par

En réponse à Hybridation

Combien y t-il d'artisans électriciens en France ? Ceux qui ne conduisent pas d'utilitaire électrique et ne savent pas installer une prise de recharge doivent changer de métier...

Ce n'est pas l'obstacle. Quel artisan peut faire face au coût d'achat? Le choix sera l'abandon des chantiers en centre vil.

Par

En réponse à xavier1968

J'ai une société de transport en camionnettes.

Avec cette autonomie ridicule qu'ils proposent et à ce prix je ne suis pas prêt de passer à l'électrique.

Il faudrait au grand minimum 600km de vrai autonomie et même chargé.

Mes véhicules font +-80.000km/an

C'est pas une surprise mais il faut pouvoir rester a l'écart des centres qui seront interdits au diesels.

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