S’il reconnaît que la victoire n’est pas sa priorité en Finlande, Sébastien Loeb confie que la qualité de son adversité l’obligera à donner le meilleur de lui-même.


Sébastien, vous êtes ici en Finlande pour disputer une épreuve qui n’est pas votre rallye préféré…

Ce n’est pas forcément mon rallye préféré, c’est vrai. Mais ce sont quand même des sensations extraordinaires de conduire ici. Ca va très, très vite, il y a des bosses, on est en dérive à 200 km/h… Ce sont des sensations incroyables, même si on sent que c’est dangereux aussi. Si on réfléchit un peu, il n’y a pas la nécessité absolue de gagner. C’est plus important de marquer des bons points que de gagner. On verra car, de toutes façons, je vais aborder le rallye comme d’habitude, sans prendre de risques au début.


L’avance acquise au classement du championnat ne peut-elle pas vous permettre de rouler sans pression et d’attaquer ?

Je n’ai pas pris cette avance pour essayer de la perdre. Le but est d’essayer de marquer un maximum de points mais pas de prendre plus de risques. Je vais de toutes façons rouler à ma main. Quand on voit la liste des engagés et le niveau cette année, si c’est pour gérer et finir huitième, ça ne sert à rien. Il va falloir attaquer quand même.


Avez-vous souffert du balayage ce jeudi, lors du shakedown ?

Non mais on savait que c’est une spéciale dans laquelle ça ne balaie pas. Ca risque d’être plus difficile demain.


L’arrivée de Sébastien Ogier au sein du Citroën World Rally Team peut-elle influer sur votre course ?

Comme lors de chaque rallye, le but, au départ, est de faire de son mieux. Ogier, je pense qu’il a le même objectif, et il a la même voiture. Je ne sais pas ce que pense le patron, s’il veut en favoriser un ou l’autre. Aujourd’hui, ce n’est pas le but. Chacun essaiera de prendre le meilleur départ possible.


Vous n’être donc pas le n°1 de l’équipe ?

Je n’en ai aucune idée.


En regardant les résultats des derniers rallyes, les Citroën C4 WRC ont-elles l’avantage sur les Ford Focus WRC ?

C’est difficile à dire. Mais ils avaient la même voiture l’année dernière et ils nous avaient battus. Je ne vois pas pourquoi ils seraient largués cette année. Où alors, c’est qu’ils sont un problème… On n’a pas de vraies évolutions de notre côté. On n’a que des ajustements : on a continué les essais et peaufiné les réglages mais il n’y a pas d’évolutions. Donc il n’y a pas de raison qu’ils soient largués.


Lors des derniers rallyes sur terre, le manque de rythme de Mikko Hirvonen vous a-t-il surpris ?

Oui, quand même. On a été surpris qu’il ne soit pas davantage dans le coup. On ne sait pas trop pourquoi. Mais, je pense qu’ici, en Finlande, il sera de retour.


Pensez-vous que, si Ford ne parvient pas à rivaliser avec vous ce week-end, la saison sera difficile pour eux jusqu’à la fin ?

Ils ont toujours été bien ici, sur ce terrain. Je pense qu’ils vont être dans le coup : ils sont chez eux, ils sont motivés, ils ont fait beaucoup d’essais. S’ils ne sont pas dans le coup ici, effectivement, ça va être dur pour eux.



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Loeb : « Il va falloir attaquer »