Il est vingt-deux heures ; chicanons ce soir autour de l’économie.

 

Cela fait un moment (environ huit mois) que je conservais cet article sous le coude. Il a été publié au mois de janvier dernier dans Le Monde diplomatique et était signé de Clément Ruffier, sociologue (grâce au lien ci-dessous, vous pouvez d’ailleurs le retrouver intégralement, en ligne, sur le site du mensuel).

 

Vous avez pu le constater, depuis les débuts de Minuit chicanes, la Chine revient régulièrement lorsqu’il s’agit de parler économie ou stratégie. Ce n’est donc sans raison que j’ai choisi de partager avec vous cet article lequel contre une opinion encore largement répandue selon laquelle les Chinois se contenteraient de copier les Occidentaux.

 

Cet article évoque la manière dont Dongfeng et ses employés ont adapté à leurs besoins mais aussi à leur organisation ainsi qu’à leur façon de voir les choses la production de moteurs dont la licence a été achetée à Renault Trucks fin 2004.

 

Voici deux citations pour vous donner envie d’aller lire cet article d’une page : « Mais, une fois les plans et les méthodes de fabrication du moteur Renault en sa possession, Dongfeng a commandé une chaîne neuve et opéré de nombreuses modifications tant sur le produit que sur le processus de fabrication. Le transfert technique est donc loin de se réduire à une simple copie. » Ou encore : « Alors que Renault Trucks avait cherché à anticiper les dysfonctionnements par la mise en place et le respect de procédures, Dongfeng a donc privilégié la flexibilité et la rapidité de réaction face aux circonstances de production – comme ailleurs en Chine, où les règles établies, en général plus floues et malléables qu’en France, sont conçues pour évoluer tout au long d’un processus d’essais et de corrections des erreurs. »