Ces voitures hybrides rechargeables hypertaxées à l’achat comme en stationnement !
Rouler à l’électricité au quotidien et au sans-plomb lors des longs trajets : la proposition de l’hybride rechargeable séduit et a même longtemps été encouragée par des bonus à l’achat. Sauf que depuis deux ans, un malus au poids vient semer le trouble : malgré un abattement de 200 kg, certains modèles à grosses batteries, pourtant amenés à rouler plus longtemps sans brûler d’essence, écopent de taxes pouvant dépasser les 15 000 €. Et c’est sans compter les stationnements surfacturés…

Petit rappel : en 2022, le malus à la masse en ordre de marche (poids avec les pleins et un conducteur de 75 kg) faisait son apparition, avec un seuil de déclenchement à 1 800 kg. Si les voitures hybrides rechargeables n’étaient alors pas concernées, le piège s’est refermé sur elles en 2025, et resserré cette année avec un seuil abaissé à 1 500 kg.
C’est là que ça fait mal : malgré un abattement de 200 kg (conditionné à une autonomie électrique supérieure à 50 km), les taxes peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros, les tarifs débutant à 10 € par kilo excédentaire et grimpant jusqu’à 30 € par kilo pour les tranches supérieures. Et de nombreux modèles sont concernés, d’autant que le progrès dans cette catégorie passe par l’autonomie électrique, donc la taille de la batterie, et par conséquent le poids…
Un marché divisé entre des modèles épargnés, pas trop taxés, ou assommés
Face à cette règle, mieux vaut savoir à qui l’on a affaire… En bas de l’échelle, une poignée de modèles compacts parviennent à sauver les meubles en restant sous la barre fatidique des 1 700 kg. Ainsi, une berline compacte comme la Volkswagen Golf eHybrid ou un petit SUV tel que le Kia Niro PHEV affichent des masses contenues qui les épargnent. Des SUV compacts de moins de 1900 kg comme le Hyundai Tucson ou le Volkswagen Tiguan ne s’en tirent pas trop mal avec des dîmes entre 1 500 et 1 800 €.
Certains sont davantage punis, à l’image du Peugeot 3008 Plug In dont les 1 953 kg valent une taxe de 2 810 €, mais ce n’est rien à côté de modèles familiaux et/ou premium : le Volvo XC60 Recharge T6 ? Ses 2 150 kg lui coûtent 6 775 €. Le chinois Omoda 9 suréquipé et capable de rouler 145 km en électrique ? 10 130 € pour ses 2,2 tonnes. Le dernier Mercedes GLC 300 e Hybrid ? 11 780 €
Enfin, les mastodontes allemands branchés comme les BMW X5 xDrive50e ou Mercedes GLE, qui tutoient voire dépassent les 2,5 tonnes, projettent le malus au poids à plus de 15 000 €, comme la sportive M5 hybride dotée d’un tonitruant V8 biturbo (17 480 €)
La liste des modèles n’est pas exhaustive, et un acheteur averti doit impérativement vérifier la masse en ordre de marche (case G de la future carte grise) avant de pousser la porte d’une concession, en faisant directement le calcul grâce au simulateur du gouvernement. Heureusement pour eux, les ménages ayant au moins 3 mineurs à charge peuvent éviter toute taxe grâce à l’abattement de 200 kg par enfant.
En ville : la double peine du stationnement
Le calvaire des propriétaires d’hybrides rechargeables « lourds » se poursuit en ville, plusieurs grandes municipalités ayant décidé de surtaxer le stationnement de ces gabarits imposants. Y compris pour les familles nombreuses ayant choisi un gros véhicule par nécessité.
À Paris, un tarif véhicule « lourd » s’applique dès que le véhicule dépasse 1 600 kg sur la carte grise pour les véhicules thermiques, et 2 tonnes pour les électriques et hybrides rechargeables. Un seuil dépassé par les modèles familiaux cités ci-dessus, et bien d’autres. Les tarifs horaires triplent purement et simplement, atteignant du 1er au 11e arrondissement 18 € par heure pour les deux premières, puis 72 € pour 3 heures, avec un maximum fixé à… 225 € pour 6 heures (le stationnement visiteur est limité à cette durée sur le même emplacement) ! Du 12e au 20e arrondissement, c’est moins rude, mais avec une fourchette comprise entre 12 et 150 € pour les mêmes haltes, la note reste salée.
Une politique qui se propage dans les autres grandes métropoles françaises. À Bordeaux, la tarification inflige une majoration de 30 % pour les véhicules hybrides « Plug In » de plus de 1 900 kg. Même seuil de déclenchement de la punition à Lyon, qui majore de 3 €/heure les tarifs pour les véhicules hybrides rechargeables considérés comme pachydermiques. Un seul mot d’ordre : se renseigner avant d’acheter !






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