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Death Race, l’ultime nanar automobile

Dans Loisirs / Cinéma

Michel Holtz

La franchise, qui compte 6 films depuis 1974 a osé, quatre ans avant Mad Max, le film post apocalyptique automobile et a réuni quelques grandes stars hollywoodiennes. Mais à ces petites qualités s’ajoutent tous les défauts qui font les grands navets.

À gauche, Mitraillette, alias Sylvester Stallone et à droite, Frankenstein, alias David Carradine : le duo "gagnant de Death race.
À gauche, Mitraillette, alias Sylvester Stallone et à droite, Frankenstein, alias David Carradine : le duo "gagnant de Death race.

Au cinéma, il y a plusieurs sortes de nanars. Ceux qui osent tout, ceux qui copient d’autres films, et ceux qui se copient eux-mêmes. Death Race appartient aux trois genres à la fois. Voilà une franchise qui persiste depuis 47 ans sans épuiser son très maigre sujet : la course de voitures post apocalyptique. Si le premier a eu droit aux honneurs du grand écran, les opus suivants sont directement sortis en DVD, les producteurs ayant pris soin d’épargner les exploitants et les cinéphiles.

Une réjouissante galerie de portraits, au second degré

Le premier film, dont le titre original a été traduit par la course à la mort de l’an 2000 est réalisé par Paul Bartel. Il évoque un monde forcément dirigé par un dictateur après un krach mondial. Pour distraire ses sujets, notre tyran organise une course de New York à Los Angeles avec une règle simple : arriver le premier et renverser le plus de piétons possible. On a vu des scénarios plus complexes, mais la galerie de personnages que nous impose le réalisateur vaut le détour pour les éviter ou, au contraire, s’en régaler, si l’on apprécie le second degré.

Sous le masque du pilote de la mort, l'ultra balafré David Carradine.
Sous le masque du pilote de la mort, l'ultra balafré David Carradine.

Une galerie qui ressemble à une sorte de Satanas et Diabolo pour adultes ou les autos se confondent avec leurs pilotes. Le bolide "taureau du Midwest" est ainsi conduit par Calamity Jane, la "fusée nazie" par Matilda et le "char romain" par Néron. Mais ces seconds couteaux devront compter sur Mitraillette (incarné par un Sylvester Stallone débutant) et l’ultra balafré David Carradine qui incarne le pilote multivainqueur des courses précédentes au cours desquelles toutes ses navigatrices sont mortes.

 

Une course où il convient d'arriver le premier et de renverser le plus de piétons possible.
Une course où il convient d'arriver le premier et de renverser le plus de piétons possible.

Évidemment, un tel synopsis ne donne pas forcément envie de se précipiter sur une plateforme de VOD pour payer rubis sur l’ongle le visionnage de ce chef-d’œuvre. Mais d’une part, le film est disponible gratuitement sur Youtube (dans une qualité déplorable), mais en plus, Death Race a une autre qualité : c'est un précurseur puisque, 4 ans avant Mad Max, il a su flairer le filon du film d’anticipation bagnolesque.

Comme le film australien de George Miller avec Mel Gibson, Death Race a une nombreuse hérédité, même si elle est artistiquement moins réussi que Mad Max, au point ou les numéros suivants de la franchise, qui en compte aujourd’hui 6 au total, ne sont pas tous sortis en salle et ont atterrit directement dans les bacs de DVD. Le dernier avatar de la série, Death Race beyond anarchy trône actuellement sur Netflix et il s’avère nettement plus violent que tous les autres, mais guère plus talentueux.

L'inévitable Jason Statham ne pouvait pas échapper aux radars des producteurs de la série.
L'inévitable Jason Statham ne pouvait pas échapper aux radars des producteurs de la série.

Il est évidemment de bon ton de se moquer d’une telle série de nanars. Pourtant, Death Race, et ses autos tunées à la tronçonneuse, aura permis de donner du travail à quelques acteurs connus (Jason Statham) et à d’autres qui le sont aussi, mais qui ont, quant à eux, du talent (Malcolm Mc Dowell, Sylvester Stallone et Danny Glover). De plus, des films aussi ouvertement ratés sont de véritables leçons de cinéma. En les regardant de près, on en distingue tous les défauts qu’un bon réalisateur saura éviter. Rien que pour ses défauts, la franchise est donc un cas d’école, qu’il vaut mieux, néanmoins, réserver aux écoles de cinéma.

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