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Délocalisations : en sortir par l’innovation !

Dans Economie / Politique / Industrie

Contrairement à l'Allemagne, la France n’a pas su garder son industrie automobile dans ses frontières. En sortirons nous vraiment en montant en gamme ? Ou plutôt en renouant avec l’innovation ? Et comment ?

Délocalisations : en sortir par l’innovation !

Selon le rapport que France Stratégie vient de remettre à l’Assemblée nationale, la France est devenue avec la Grande-Bretagne l’économie la plus désindustrialisée du G7. Selon l’organisme dépendant du Premier ministre, la part de l’industrie dans notre PIB est tombée à 13 % en 2018, presque moitié moins qu’en Allemagne (25 %) et même moins qu’en Italie (20 %) et qu’en Espagne (16%).

Côté automobile, nous pouvons bien frimer avec deux constructeurs, Renault-Nissan et bientôt Stellantis ( PSA + FCA), dans le top 5 mondial, notre pays n’est plus qu’à la dixième place du classement mondial des pays producteurs. En 2002, nous étions quatrième, derrière les Etats-Unis, le Japon et l’Allemagne et devant la Chine et la Corée du Sud.

Aujourd’hui, la France est derrière l’Espagne - où sont produites plus de Peugeot, Citroën et Renault que de Seat - et devance à peine la Thaïlande, le Canada, la Russie… et la Turquie où est produite la voiture la plus vendue en France, la Renault Clio.

Délocalisations : en sortir par l’innovation !

Car ce sont bien les délocalisations « dont les entreprises françaises sont devenues les championnes » que pointe le rapport. Toutes industries confondues, la part de l’emploi des industriels français localisé à l’étranger représente 62 % de celui présent en France, contre 38 % pour les Allemands et 26 % chez les Italiens.

 

L’odyssée vers le moins-disant

France Stratégie désigne, sans surprise, la cause de ce véritable exode : « une fiscalité particulièrement élevée sur les facteurs de production » et des coût salariaux plus importants que dans les pays de l’Est et du Sud de l’Europe. Des coûts supérieurs pas seulement dans les usines, mais aussi dans tout ce qui gravite autour, des sous-traitants aux services en passant par les transports et la fiscalité. Un enchérissement en cascade qui explique, bien mieux le différentiel de compétitivité que le seul écart de salaire entre l’ouvrier Peugeot de Sochaux, son collègue de Vigo en Espagne ou celui de Trnava en Slovaquie désormais concurrencé lui aussi par celui de Kenitra, au Maroc qui produit également la 208.

Comment mettre fin à cette décadence industrielle, à cette odyssée vers le toujours moins-disant ? L’allègement de 20 milliards d’euros des impôts de production dont profitera toute l’industrie française fera t-il revenir nos usines automobile ?

 

Le refrain de la montée en gamme

Plutôt que de produire moins cher, il faudrait - bingo ! - vendre plus cher.

C’est la recette, évoquée dans le rapport de France stratégie, de l’industrie allemande qui, pour maintenir à la fois les marges et les emplois, a réussi le pari du haut de gamme.

Délocalisations : en sortir par l’innovation !

Ce refrain de la montée en gamme, on nous le fredonne depuis 20 ans au moins. Les couplets de la chanson, on les connaît : Renault Vel Satis (photo ci-contre), Peugeot 607, Citroën C6 avec pour final l’Espace en perdition.

La « voiture française haut de gamme », est décidément un indépassable horizon et sans doute même un oxymore. En France, il n’y a plus guère que les promoteurs de DS et Alpine pour en soulever l’étendard, avec talent et panache, mais aussi dans la tradition et la répétition et hélas sans grande réussite.  

Il est temps de se poser la question : nos constructeurs ont-ils vocation à suivre et imiter Mercedes, BMW, Volkswagen ou Audi et à évoluer dans leur ombre ? Comment en sont-ils arrivés là, eux qui, il y a un demi-siècle, leur donnaient des leçons d’architecture, de confort et de tenue de route ?  Le génie français réside t’il dans la perfection d’un assemblage, le moussé d’un plastique, la puissance d’un moteur ou l’agressivité d’une calandre ?

Non, notre talent, le point fort que la terre entière nous reconnaît, c’est notre caractère révolutionnaire. Et ses corollaires, notre capacité à créer, inventer, repenser, changer de paradigme, voire renverser la table…

Et ça tombe bien, c’est précisément de cela que l’automobile a grand besoin dans les temps qui viennent.

Repenser la cabane en tôle

L’automobile depuis 130 ans, c’est un objet rectangulaire, dans lequel on voyage à deux ou trois de front, ce qui était fort convivial dans une calèche mais devient une aberration aérodynamique quand il faut dépasser les 60 km/h. Ce quadrilatère est forcément posé sur quatre roues aux quatre coins, ce qui implique de les propulser à des vitesses différentes pour tourner et impose des contraintes énormes au châssis et donc un différentiel et des suspensions complexes pour ne pas verser dans le décor.

Cette véritable cabane en tôle évite mal l’obstacle, ne se faufile pas entre deux arbres mais s’y écrase et il faut donc considérablement la consolider puis la munir de sophistiqués systèmes de protection pour que ses passagers survivent au moindre choc.

Aujourd'hui cette machine, aussi profondément ancrée dans notre culture que le boeuf au Moyen-âge, nous encombre avec ses 4 à 5 mètres de long et presque deux de large pour une à deux tonnes et consomme conséquemment une énergie folle. Comme elle a révolutionné la société, l’habitat, la géographie, la famille, les loisirs, le travail, plus personne ne remet sa forme en cause : une voiture, c’est une voiture, à quoi voulez-vous qu’elle ressemble ?

Délocalisations : en sortir par l’innovation !

 

Si nous ne changeons rien, la réponse risque d’être : à une autre voiture qui se nomme aussi wagon et restera le seul mode de transport possible. Qui peut croire qu’en 2050, la moitié des 10 000 000 000 de terriens pourra se payer le luxe de la locomotion individuelle motorisée suivant la bonne vieille recette, à peine liftée, de la bagnole de 1890, qu’elle soit à pétrole, à éthanol, à pile, à hydrogène, au sirop d’algues et même autonome ? La planète y résisterait-elle ? Faut-il sans cesse et toujours perfectionner ou tout changer ?

 

Enigme : comment déplacer quatre personnes ?

Que pourrait être la voiture 2.0, celle que s’honorerait d’inventer Stellantis ou l’Alliance, qui relancerait notre industrie, nous donnerait deux longueurs d’avance et renverrait les grosses allemandes au musée des chars à bœufs ?

Le cahier des charges est simple, la machine devra économiser les ressources, c’est à dire nécessiter pour se déplacer trois à quatre fois moins d’énergie qu’aujourd’hui et beaucoup moins de matière pour sa fabrication. Il faudrait aussi qu’elle dure plus longtemps que le délai qui, aujourd’hui, sépare le bonus à l’achat d’une auto de sa prime à la casse.

Et bien sûr, qu’elle coûte beaucoup moins cher que les 27 000 € du prix moyen de notre voiture neuve que seuls les retraités et les entreprises peuvent encore se payer.

Comment déplacer quatre personnes dans cette énigme ? En réconciliant, et même en associant le meilleur de l’auto et de la moto. L’habitacle fermé de la première et les deux (ou trois) roues de la seconde.

 

Comme un avion sans ailes

Dingue ? Pas tant que ça. Regardez cet engin

Délocalisations : en sortir par l’innovation !
Délocalisations : en sortir par l’innovation !

 

Cela fait trente ans que ce planeur sans aile inventé en Suisse par un ingénieur aéronautique circule en petit nombre en Amérique, en Europe et au Japon. Coque en Kevlar, deux sièges en tandem, roulettes stabilisatrices rétractables, poids à vide autour de la demi-tonne, le Monotracer original, avec 130 chevaux, accélérait aussi fort et roulait aussi vite qu’une Porsche 911 et consommait moins qu’une Fiat Panda en coûtant, petite série oblige, le prix d’un cabriolet BMW.

J’ai eu l’occasion de rouler dans cet engin, un des grands moments de ma vie de journaliste auto et une révélation, celle d’un avenir possible pour la locomotion individuelle.

La vision d’une utopie aussi : le créateur de cette merveille la voyait comme un démonstrateur ouvrant la route à une version grand public qu’il avait déjà définie : 50 chevaux, deux adultes et un enfant pour moins de 2 litres aux cent. Il espérait s’allier à un grand constructeur pour diffuser son invention.

Las, Fiat n’a même pas voulu lui vendre son moteur Fire…

Son entreprise, désormais tchèque,  produit désormais une version électrique qui, avec peu de batteries, offre les mêmes performances et 400 km d’autonomie.

Délocalisations : en sortir par l’innovation !

A partir de là, on peut tout imaginer : train avant à deux roues articulées comme un Piaggio MP3, quatre roues comme le scooter Quadro (en photo), trois places en tandem, quatre en élargissant l’habitacle au deuxième rang, cellule télescopique, moteurs roue… Plus tout l’attirail électronique d’évitement des collisions que l’on trouve sur nos voitures. Seule certitude, deux fois moins lourd qu’une auto, fendant l’air plutôt que le déplaçant, ce genre de véhicule aurait une empreinte écologique dont n’ose pas rêver le plus écolo des ingénieurs. Et résoudrait l’impasse énergétique dans laquelle nous nous enferrons.

Alors quoi ? Alors au boulot…

 

 

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Commentaires (78)

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Par

« une fiscalité particulièrement élevée sur les facteurs de production » et des coût salariaux plus importants que dans les pays de l’Est et du Sud de l’Europe."

Toujours la même scie quoi ( et l'on vous fais grâce de l'éternel couplet sur les 35 heures ).

Ca n'explique pas ( autre extrait de l'article ) : " la part de l’industrie dans notre PIB est tombée à 13 % en 2018, presque moitié moins qu’en Allemagne (25 %) ".

Ce serait intéressant de rappeler la part du coût de main d'œuvre dans l'industrie auto : On s'accorde pour l'estimer à moins de 10%.

Bref, ce n'est pas ça qui ira plomber beaucoup le coût de production d'une bagnole, surtout si l'on y ajoute les coûts d'acheminement quand le produit final arrive de l'autre bout du monde...

Par

Il faut se poser des questions, même sur les plateaux de tv. Pourquoi Toyota produit la yarıs en France tandis que les nationaux se permettent de produire dans les pays à bas coût ? Même la fiesta est fabriqué en Allemagne. Les clients doivent exiger que les produits français doivent être fabriqués en France. La 208 ou la clio n'est pas vendue au prix de la main d'œuvre du Maroc. Montée en gamme en produisant à l'étranger ! Il faut innover comme le dis bien le texte et aussi de produire, d'ouvrir des usines automobiles en France.

D'un côté, je comprends l'investiseur, les normes environnementales avec la pression des ecolos font peur

Par

Vaste débat. Effectivement vendre du haut de gamme permet d'absorber les coûts de main d'oeuvre élevés de l'Europe de l'ouest et donc conserver des emplois sur son territoire. Mais les Allemands occupent le marché donc il proposer autre chose. Ça aurait pu être l'électrique mais Renault stagne et Peugeot n'y croit pas...

Par

En réponse à roc et gravillon

« une fiscalité particulièrement élevée sur les facteurs de production » et des coût salariaux plus importants que dans les pays de l’Est et du Sud de l’Europe."

Toujours la même scie quoi ( et l'on vous fais grâce de l'éternel couplet sur les 35 heures ).

Ca n'explique pas ( autre extrait de l'article ) : " la part de l’industrie dans notre PIB est tombée à 13 % en 2018, presque moitié moins qu’en Allemagne (25 %) ".

Ce serait intéressant de rappeler la part du coût de main d'œuvre dans l'industrie auto : On s'accorde pour l'estimer à moins de 10%.

Bref, ce n'est pas ça qui ira plomber beaucoup le coût de production d'une bagnole, surtout si l'on y ajoute les coûts d'acheminement quand le produit final arrive de l'autre bout du monde...

Je retourne la question dans l'autre sens

Si la MO était peu impactante dans le coût final, aucun constructeur n'aurait construit d'usine en dehors de son pays d'origine (à l'exception pour les exportations sur un autre continent ou réglementées comme en Chine), puisque construire une nouvelle usine, former des gens dans un autre pays coûte excessivement cher.

Ex Audi ne produirait pas ses voitures hors Allemagne ... et pourtant même pour le marché allemand ils produisent depuis des usines en Espagne, Slovaquie, Hongrie et on ne sait pas d'où vienne les groupes moto propulseurs, peut être d'usines de Skoda...

Bref tout ça pour dire que ce n'est pas bien pire que les constructeurs français généralistes quand on compare...

Par

Dans un autre domaine de l'auto, les pneus.

Continental produit nettement moins de pneus en Allemagne par rapport à leurs usines dans les pays de l'est, quand Michelin produit nettement plus en France. Mais ce dernier se plaint aussi de la concurrence de + en + difficile et a prévu de fermer une usine en France et en Allemagne...

Donc ils sont nuls aussi chez Continental et chez Michelin?

Par

En réponse à Zelos

Il faut se poser des questions, même sur les plateaux de tv. Pourquoi Toyota produit la yarıs en France tandis que les nationaux se permettent de produire dans les pays à bas coût ? Même la fiesta est fabriqué en Allemagne. Les clients doivent exiger que les produits français doivent être fabriqués en France. La 208 ou la clio n'est pas vendue au prix de la main d'œuvre du Maroc. Montée en gamme en produisant à l'étranger ! Il faut innover comme le dis bien le texte et aussi de produire, d'ouvrir des usines automobiles en France.

D'un côté, je comprends l'investiseur, les normes environnementales avec la pression des ecolos font peur

C'est juste!:bien:

J'avais rappelé ici le "gain "d'après les constructeurs à délocaliser leurs nouvelles versions de CLIO et 208, c'était de l'ordre de 700€ à 1600€ si je me rappelle bien.J'ai toujours reconnu le courage de continuer de fabriquer les ZOE , Yaris et quelques autres) en FRANCE.

"la France n’a pas su garder son industrie automobile dans ses frontières. En sortirons nous vraiment en montant en gamme ? Ou plutôt en renouant avec l’innovation ? Et comment ?"

Comment en sommes-nous arrivés là? La réponse peut-être trouvée chez les constructeurs, certes, mais aussi chez les ministres (de l'Economie, du budget....)

Monter la gamme, c'est probablement trop tard...Innover, certainement mais comme les services R&D concernant les nouvelles motorisations ont délocalisé aussi en partie vers les lieux de production des batteries et autres véhicules hybrides....La dépendance aux fournitures électroniques, batteries etc....est telle que c'est devenu compliqué.Les sous-traitants se sont rapprochés des lieux de fabrication ....les faire revenir?

Cet article a le mérite de faire poser des questions dont la première:

Doit-on sortir du budget exsangue des milliards pour donner à manger aux sans-emploi et "sans avenir" alors qu'on aurait pu contrôler les fermetures de site de constructeurs qui ont fait des bénéfices records à certains moments et qui maintenant demandent des prêts pour les aider à la relance de leurs sites extérieurs?

Je ne pardonnerai jamais aux constructeurs français d'avoir délocalisé la fabrication de leurs modèles de grande diffusion!:buzz:

Par

En réponse à fixman

Dans un autre domaine de l'auto, les pneus.

Continental produit nettement moins de pneus en Allemagne par rapport à leurs usines dans les pays de l'est, quand Michelin produit nettement plus en France. Mais ce dernier se plaint aussi de la concurrence de + en + difficile et a prévu de fermer une usine en France et en Allemagne...

Donc ils sont nuls aussi chez Continental et chez Michelin?

Mais Continental à fermé le site français de Clairoix alors qu'il était bénéficiaire (mais pas assez!!) Et les pneus Continental qui arrivaient par camions de l'extérieur étaient-ils vendus moins cher qu'auparavant? Les a t-on taxés?Bien sûr que non, l'U.E aurait mis une amende pour.....Alors ne nous étonnons pas que GOODY....Bridges.... et les autres fassent pareil après...Et les premières montes sur les véhicules ont considérablement baissé puisque les constructeurs fabriquent ailleurs et après.....Le triste constat actuel!:buzz::buzz:

Par

En réponse à fixman

Dans un autre domaine de l'auto, les pneus.

Continental produit nettement moins de pneus en Allemagne par rapport à leurs usines dans les pays de l'est, quand Michelin produit nettement plus en France. Mais ce dernier se plaint aussi de la concurrence de + en + difficile et a prévu de fermer une usine en France et en Allemagne...

Donc ils sont nuls aussi chez Continental et chez Michelin?

Pour info Continental prévoit de fermer son usine de Aachen et des plans de réduction de coûts dans d'autres usines en Allemagne.

morceaux choisi :

"the company announced plant closures, changes and layoffs in other locations across the country including Roding, Karben, Mühlhausen and Babenhausen"

"Continental has estimated that 30,000 of its more than 232,000 employees will be affected, with 13,000 being in Germany"

Bridgestone ferme l'usine de Bethune

bref on peut penser à l'exemple de Toyota qui réussi avec son usine à Valencienne, mais si un exemple marche (en partie grâce à des subvention de la région) et que tout à côté se casse la gueule, faut se poser les bonnes questions.

Quand on n'arrive pas à faire du haut de gamme, ça ne marche pas et l'exemple de la branche pneu de Continental en est la preuve.

Pour moi il n'y a pas d'écart fondamental entre l'Allemagne et la France, les 2 souffrent de la MO chère, sauf que l'Allemagne se sert de son modèle "qualitatif" et haut de gamme pour utiliser à bon escient cette MO, même si parfois c'est symbolique (la Golf fabriquée en Allemagne même si elle n'est pas rentable, mais ça serait très mal vu une Golf non allemande).

Par

En réponse à ZZTOP60

Mais Continental à fermé le site français de Clairoix alors qu'il était bénéficiaire (mais pas assez!!) Et les pneus Continental qui arrivaient par camions de l'extérieur étaient-ils vendus moins cher qu'auparavant? Les a t-on taxés?Bien sûr que non, l'U.E aurait mis une amende pour.....Alors ne nous étonnons pas que GOODY....Bridges.... et les autres fassent pareil après...Et les premières montes sur les véhicules ont considérablement baissé puisque les constructeurs fabriquent ailleurs et après.....Le triste constat actuel!:buzz::buzz:

Etre "juste" bénéficiaire n'est pas assez, quand tu te bats face à d'autres concurrents tu te dois d'investir et pour ça il te faut bcp de marge. Sinon c'est comme utiliser tes employés pour ne rien faire...

Par

En réponse à fixman

Je retourne la question dans l'autre sens

Si la MO était peu impactante dans le coût final, aucun constructeur n'aurait construit d'usine en dehors de son pays d'origine (à l'exception pour les exportations sur un autre continent ou réglementées comme en Chine), puisque construire une nouvelle usine, former des gens dans un autre pays coûte excessivement cher.

Ex Audi ne produirait pas ses voitures hors Allemagne ... et pourtant même pour le marché allemand ils produisent depuis des usines en Espagne, Slovaquie, Hongrie et on ne sait pas d'où vienne les groupes moto propulseurs, peut être d'usines de Skoda...

Bref tout ça pour dire que ce n'est pas bien pire que les constructeurs français généralistes quand on compare...

Il existe deux leviers pour faire baisser les coûts de production sur un site:

-Diminuer la masse salariale.

-Augmenter les volumes.

Il est évident que 2000 personnes payées en moyenne 10 millions d'euros mensuel charges patronales comprises, face à 2000 personnes payées 3 millions mensuels...(On ne doit pas être loin de cela entre la France et la Roumanie.)

L'addition est vite en faveur de la deuxième option.:miam:

C'est d'ailleurs pour cette raison que Dacia est très rentable malgré les prix au plus juste. (Volume élevé + faible coût salariale.)

Les coûts de transports sont très en dessous. (Même pour les produits venant de Chine.)

ROCCO et la comptabilité ca fait 2...:biggrin:

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