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En Allemagne, toujours plus de voitures en ville

Dans Economie / Politique / Marché

Audric Doche

En Allemagne, toujours plus de voitures en ville

En Allemagne, malgré la promotion pour les transports publics et le durcissement de la fiscalité sur les carburants, la part de la voiture en ville ne cesse de progresser.

Conséquence du télétravail démocratisé et d'une plus grande liberté de déplacement ou bien volonté de s'autocentrer et de s'éloigner des autres ? Difficile à dire, mais la part de la voiture dans les grandes villes allemandes ne cesse d'augmenter, et ce, malgré les efforts des autorités de promouvoir les transports publics.

L'Autorité fédérale des Transports annonce que la densité de voitures dites "urbaines" (dans le sens où elles circulent et sont immatriculées dans des villes) est passée de 450 à 451 pour 1000 habitants en 2020.

Une hausse légère, mais qui se poursuit, et qui correspond à la moyenne nationale allemande de 580 voitures pour 1000 habitants, en progression continue depuis la crise de 2009. Concrètement, cela signifie que les urbains allemands ont à peine moins de voitures que les ruraux. Une situation un peu inédite, notamment si on la compare à la France. En 2015, il y avait 250 voitures pour 1000 habitants dans Paris intra-muros, alors que la moyenne nationale était de 484 pour 1000 habitants !

Concrètement, cela signifie que l'écart du taux de motorisation entre citadins et ruraux en France est beaucoup plus grand qu'en Allemagne. Les urbains ont nettement moins de voitures que les ruraux et plus généralement provinciaux dans un pays très centralisé, à l'inverse de l'Allemagne, à tendance plutôt décentralisée, où les personnes habitants dans les grandes villes ont à peine moins de voitures que les ruraux.

Toutes les villes allemandes ne suivent toutefois pas le même schéma. Berlin et bien d'autres grandes cités ont vu leur taux de motorisation grimper, tandis que Wolfsburg, Ingolstadt et Munich ont vu leur taux baisser. Tiens, tiens, ces villes sont les sièges de grands groupes automobiles. L'explication serait simple : la plupart des cadres et salariés des marques automobiles étant désormais en télétravail, le nombre de véhicules de fonction aurait grandement chuté.

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