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Hydrogène : 830 millions de tonnes de CO2 rejetées chaque année

Dans Ecologie / Electrique / Autres énergies

Hydrogène : 830 millions de tonnes de CO2 rejetées chaque année

Le doux rêve d'un hydrogène totalement pur, de la production à la consommation, est bien lointain. Actuellement, la production mondiale d'hydrogène rejette quelque 830 millions de tonnes de CO2 dans l'atmosphère. Soit l'équivalent des rejets de CO2 cumulés du Royaume-Uni et de l'Indonésie.

Aujourd'hui, la quasi totalité (96 %) de l'hydrogène produit dans le monde l'est par vaporeformage. Une technique polluante puisqu'elle repose sur l'utilisation de produits pétroliers extraits du sol, qui dégagent des gaz nocifs et du CO2 en grande quantité dans l'atmosphère lors de l'opération de reformage pour l'obtention de l'hydrogène. Problème : les rejets de CO2 sont énormes, et estimés à 830 millions de tonnes par an, soit l'équivalent des rejets de CO2 du Royaume-Uni et de l'Indonésie, cumulés.

Les techniques de production propre existent, comme l'électrolyse de l'eau, mais ils sont trop peu rentables. C'est ce simple fait économique qui explique pourquoi l'hydrogène est produit presque uniquement à partir de produits pétroliers.

Des ingénieurs canadiens auraient toutefois trouvé une solution intermédiaire : récupérer de l'hydrogène depuis les réserves de sables bitumineux, sans extraire le pétrole. Le principe : injecter de l'oxygène à très haute température dans les sols pour "craquer" les molécules en souterrain (et éviter ainsi l'extraction des produits pétrolier, ainsi que le CO2 qui va avec) : "cette technique existe déjà depuis un certain temps, c'est le principe de la gazéification souterraine : on envoie de l'oxygène sur du pétrole ou du charbon, ça produit un mélange de gaz, souvent de type syngaz à base de monoxyde de carbone, de CO2 et de l'hydrogène, et après on filtre l'hydrogène pour pouvoir le réutiliser ailleurs", précise un directeur de recherche du CNRS.

L'avantage de cette méthode est double : le coût, d'abord, avec un kilogramme d'hydrogène revenant à des tarifs allant de 15 à 50 centimes de dollars, contre 2 dollars le kilogramme pour l'hydrogène produit de façon classique. Cette technique est toutefois critiquée pour sa complexité et le trop grand "optimisme" sur les coûts de revient. Le second avantage ? Grâce à cette méthode de production, la société canadienne Proton pourrait utiliser des champs de sables bitumineux qui ne sont plus exploités, car "vidés". La production d'hydrogène serait estimée suffisante pour alimenter le Canada en électricité... pendant 330 ans.

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Commentaires (219)

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Mé non, l’hydrogène c’est l’avenir voyons, nos experts de Cara nous l’assure :lol:

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L’hydrogène aura éventuellement un intérêt sur des gros porteurs dans le milieu maritime ou aérien. Pour le transport routier, c’est une gabegie totale, il n’y a qu’un lobby surpuissant et des gogos en masse pour sponsoriser une telle idiotie.

Par

Je crois bien que la seule solution réaliste, c'est la voiture à pédales. Cela réduirait considérablement la pollution et les morts sur les routes (sauf peut être par AVC). Toutefois il ne faudrait pas trop manger de bœuf pour se donner de l'énergie, car on déplacerait encore le problème ....

Par

La seule solution pour moins polluer au final, c'est de tous nous suicider quoi.

Par

La propagande pour l’électrique continue son chemin par ici :oui:

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En réponse à bruno35115

Je crois bien que la seule solution réaliste, c'est la voiture à pédales. Cela réduirait considérablement la pollution et les morts sur les routes (sauf peut être par AVC). Toutefois il ne faudrait pas trop manger de bœuf pour se donner de l'énergie, car on déplacerait encore le problème ....

ça dépend si tu ne fais que le descente:biggrin: cf. article sur le camion électrique Suisse.:biggrin:

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Bah ca alors... Ce que je me tue a dire depuis des années.

Le VE a batteries reste la solution la plus efficiente et pertinente, et les batteries sont en constante amélioration et baisse de coûts.

Il y a 10 ans, on depassait a peine 150km d'autonomie... Maintenant je peux en faire 600, recharger plus vite et avoir une voiture plus performante.

Par

En réponse à bruno35115

Je crois bien que la seule solution réaliste, c'est la voiture à pédales. Cela réduirait considérablement la pollution et les morts sur les routes (sauf peut être par AVC). Toutefois il ne faudrait pas trop manger de bœuf pour se donner de l'énergie, car on déplacerait encore le problème ....

Aha c’est tout a fait ça

On va ressortir les chevaux et calèches, ah bah non on va encore crier maltraitance animale

On parle de progrès mais on va revenir un siècle en arrière avec ces demeurés

Par

En réponse à LePassionné

Aha c’est tout a fait ça

On va ressortir les chevaux et calèches, ah bah non on va encore crier maltraitance animale

On parle de progrès mais on va revenir un siècle en arrière avec ces demeurés

Donc continuons comme ça, et quand il n’y aura plus de pétrole, on reviendra à l’âge de pierre.

Ne réfléchis pas trop, je m’en voudrais d’annihiler les 2 neurones qu’il te reste.

Par

En réponse à pxidr

Bah ca alors... Ce que je me tue a dire depuis des années.

Le VE a batteries reste la solution la plus efficiente et pertinente, et les batteries sont en constante amélioration et baisse de coûts.

Il y a 10 ans, on depassait a peine 150km d'autonomie... Maintenant je peux en faire 600, recharger plus vite et avoir une voiture plus performante.

Et tu as surtout oublié :

À un coût dérisoire comparé à l’hydrogène et en polluant bien moins grâce à l’efficience 3 fois supérieure d’un BEV.

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