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Ile-de-France: le grand retour des bouchons

Avec la fin du télétravail obligatoire, les automobilistes franciliens ressortent leur voiture du garage le matin pour aller travailler. Ce qui n'est pas une bonne nouvelle pour la qualité de l'air.

Ile-de-France: le grand retour des bouchons

Sans doute l’avez-vous remarqué si vous avez circulé sur les routes d’Ile-de-France ce lundi matin : les bons vœux bouchons sont de retour, favorisés par la fin de l’obligation du télétravail. On dénombrait 368 km de ralentissement à 9 heures, valeur extrêmement haute comme vous pouvez le constater à la lecture du graphique ci-dessous, édité par la Direction des routes d’Île-de-France (Dirif).

Ile-de-France: le grand retour des bouchons

A vrai dire, cette évolution était perceptible depuis plusieurs jours. En fin de semaine dernière, la Dirif disait déjà enregistrer en ce début du mois de février « une augmentation progressive des bouchons sur les autoroutes et routes nationales franciliennes et le boulevard périphérique », et un cumul de bouchons qui « tend aujourd’hui à se situer au niveau de ses valeurs habituelles à l’heure de pointe du matin. »

La solution de la voiture individuelle pour se rendre sur son lieu de travail reste donc privilégiée par une grande partie des conducteurs franciliens, dont on conçoit parfaitement le peu d’enthousiasme à l’idée de s’engouffrer dans les transports en commun en cette période de pandémie.

Selon un sondage Ipsos pour Roole dont Caradisiac s’est récemment fait l’écho, 90% des Français considèrent que la vie sans voiture serait plus compliquée, et 63% des Franciliens estiment que la vie sans elle serait impossible, malgré une offre de transports en commun plutôt large.

De plus, on apprend que seuls 24 % des personnes interrogées déclarent avoir renoncé (toujours ou souvent) à un trajet en voiture parce que les transports en commun étaient plus appropriés.

Bref, nos chères autos ont encore de bons arguments à faire valoir. Et ce ne sont pas les nouveaux engins de déplacement urbains, au premier rang desquels la trottinette, qui risquent de lui faire beaucoup d’ombre.

Selon une enquête publiée le 6 février par le Journal du dimanche, on estime à 2000 le nombre de personnes blessées chaque année dans des accidents de trottinette pour la seule ville de Paris.

Le chiffre grimperait même à 6 000 en ajoutant Lyon et Marseille, et encore s’agit-il d’estimations basses. Aussi "écolo, jeune et cool" apparaisse ce moyen de transport, il est aussi et surtout extrêmement dangereux.

On comprend ainsi que les bouchons ont encore de beaux jours devant eux, sauf à repenser nos modes de vie et façons de travailler. Car au-delà du désagrément quotidien pour les conducteurs englués dans le trafic, se pose la question de la pollution atmosphérique.

Les experts en climatologie, et notamment Jean-Marc Jancovici interviewé ce lundi matin sur RTL, estiment en effet qu’il faudrait baisser de 5% les émissions globales de C02 si l’on veut limiter le réchauffement planétaire à 2° : « 5%, c’est la baisse des émissions qu’on a eu au cours de l’année 2020 », explique le scientifique.

Or, durant cette folle année 2020 qui avait marqué l’essor du télétravail, et qu'accompagnaient une circulation fluide (et pour cause) et des carburants à prix cassés, la terre s'était (un peu) moins réchauffée sans pour autant cesser de tourner.

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