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Journées de la Sécurité routière au travail : entretien avec Marie Gautier-Melleray, Déléguée interministérielle

Dans Pratique / Sécurité

Journées de la Sécurité routière au travail : entretien avec Marie Gautier-Melleray, Déléguée interministérielle

La 4e édition des Journées de la sécurité routière au travail (JSRT) se tient du 16 au 20 novembre. L’occasion de sensibiliser, en dépit des conséquences de la crise sanitaire, les entreprises et leurs collaborateurs aux risques routiers professionnels. Marie Gautier-Melleray, Déléguée interministérielle à la Sécurité routière (DISR), a répondu à nos questions.

Les Journées de la Sécurité routière au travail 2020 ont été reportées de plusieurs mois en raison de la crise sanitaire. Elles se déroulent finalement mi-novembre, en plein reconfinement. Avez-vous hésité à annuler cette 4e édition ?

Marie Gautier-Melleray, Déléguée interministérielle à la Sécurité routière (DISR) : On y a réfléchi car effectivement les circonstances sont très particulières cette année. Il nous a semblé néanmoins important de maintenir ces journées, parce que, nonobstant le confinement ou la crise sanitaire, il y a encore des gens sur les routes dans le cadre du travail et toujours des accidents liés au travail. Cela nous semblait également important de maintenir ces journées car, lorsque la crise sanitaire prendra fin, il y aura encore des problématiques de sécurité routière au travail et il est important aussi de s’y préparer.

Marie Gautier-Melleray est la Déléguée interministérielle à la Sécurité routière – Crédit photo Sécurité Routière
Marie Gautier-Melleray est la Déléguée interministérielle à la Sécurité routière – Crédit photo Sécurité Routière

Les accidents de la route sont la première cause de mortalité au travail. Quels sont les derniers chiffres et les principaux facteurs risques au volant ?

Marie Gautier-Melleray : Vous l’avez dit, les risques routiers, c’est la première cause d’accidents mortels au travail. 406 personnes sont décédées en 2019, ce qui signifie autant de drames humains. Il faut noter une très forte prévalence de la mortalité masculine puisque 95 % de ces victimes sont des hommes, ce qui évidemment est un déséquilibre extrêmement fort. On note aussi que ces accidents mortels ont lieu majoritairement sur autoroute. Les principaux facteurs de risques au volant sont d’abord la vitesse, lorsqu’on est pressé d’arriver à un rendez-vous et qu’on estime que ce rendez-vous est plus important que sa propre sécurité et celle des autres. Ce sont aussi les distracteurs, contre lesquels nous essayons aussi de lutter et nous comptons en cela beaucoup sur les entreprises pour convaincre leurs salariés que non, on ne répond pas au téléphone, même à son employeur, quand on est en train de conduire.

Et est-ce que l’alcool demeure un facteur important d’accident dans le cadre des risques routiers professionnels ?

Marie Gautier-Melleray : Oui, car dans ces risques routiers professionnels, il faut prendre en compte les trajets domicile-travail ou plutôt l’inverse d’ailleurs. Parfois, il peut y avoir le pot de départ d’un collègue et un accident derrière. Evidemment, nous incitons là-encore tous les employeurs à rappeler à leurs salariés que la convivialité c’est important mais qu’on ne boit pas avant de prendre le volant.

Les 4e Journées de la Sécurité routière au travail se déroulent du 16 au 20 novembre - Crédit photo Sécurité Routière
Les 4e Journées de la Sécurité routière au travail se déroulent du 16 au 20 novembre - Crédit photo Sécurité Routière

Quelle est la particularité du dispositif cette année ?

Marie Gautier-Melleray : Cette année, nous avons été obligés d’adapter fortement le dispositif aux circonstances sanitaires, ce qui fait que nous n’avons pas pu organiser d’événements en présentiel. Nous avons mis en ligne sur le site internet de la Sécurité Routière, à disposition des employeurs, une série d’instruments pour leur permettre de communiquer en distantiel avec leurs salariés, en particulier des vignettes digitales qu’ils vont pouvoir utiliser sur tous supports et qui rappellent un certain de nombre de conseils et de bonnes pratiques, sur un ton utilisant un peu l’humour et la connivence.

Voici l’un des messages de prévention, transmis sur le ton de la connivence, qui accompagnent ces 4e Journées de la sécurité routière au travail – Crédit photo Sécurité Routière
Voici l’un des messages de prévention, transmis sur le ton de la connivence, qui accompagnent ces 4e Journées de la sécurité routière au travail – Crédit photo Sécurité Routière

L’impact de cette semaine de sensibilisation sera-t-il à votre avis aussi profitable que les autres années à l’heure où de nombreuses entreprises optent pour le télétravail, d’ailleurs souvent à la demande de l’Etat ?

Marie Gautier-Melleray : Je pense qu’il est difficile de mesurer l’impact de nos actions cette année dans ces circonstances à tout point de vue hors normes. Néanmoins je pense qu’il est important de rappeler ces messages de prévention précisément dans cette période, car beaucoup d’automobilistes continuent de rouler dans le cadre de leur activité professionnelle. Qui plus est, nous avons constaté, lors du premier confinement, que nombre de ces trajets se caractérisaient par des comportements particulièrement dangereux. Nous avons par exemple noté un nombre important de très grands excès de vitesse (au-delà de 40 à 50 km/h par rapport à la vitesse maximale autorisée). Nous avons constaté par ailleurs un plus grand usage du téléphone au volant, parce que la route est un peu plus dégagée qu’elle ne l’est d’habitude et que dès lors, un certain nombre de salariés se sont peut-être sentis autorisés à adopter ces comportements qui en réalité sont très dangereux. Je crois que c’est important de le rappeler.

Quel regard portez-vous sur l'Appel national des employeurs en faveur de la sécurité routière initié en 2016 ?

Marie Gautier-Melleray : C’est une très belle réussite que sont ces « 7 engagements pour une route plus sûre » (ndlr : voir visuel). Quelque 1500 employeurs ont signé à ce jour cet Appel national, ce qui signifie qu’à travers eux, nous touchons 3,2 millions de salariés. Cette initiative est pour nous aussi une manière de toucher des citoyens. On espère en effet que les bonnes habitudes que ces salariés vont prendre sur la route lorsqu’ils conduisent pour leur employeur vont perdurer lorsqu’ils conduisent dans le cadre d’événements liés à leur vie personnelle. Cet engagement des entreprises est de plus en plus fort. Elles échangent sur de bonnes pratiques, sur des animations, sur des ateliers, qui permettent vraiment d’améliorer les choses. On observe que le réflexe de sécurité routière est dorénavant de plus en plus intégré par les employeurs dans le cadre d’une démarche d’entreprise plus globale.

Les 7 engagements pris par les employeurs dans le cadre de l'Appel national en faveur de la sécurité routière au travail - Crédit photo Sécurité Routière
Les 7 engagements pris par les employeurs dans le cadre de l'Appel national en faveur de la sécurité routière au travail - Crédit photo Sécurité Routière

Dans quel état d’esprit êtes-vous face au défi de la sécurité routière au travail, face au défi de la sécurité routière en France de manière générale ?

Marie Gautier-Melleray : Je suis résolue, déterminée. La sécurité routière est une question qui nous anime depuis 1972. Nous avons collectivement remporté de très beaux succès. Nous sommes parvenus tous ensemble à faire baisser sensiblement le nombre de morts sur la route, mais les morts qui sont encore constatés sont toujours des morts en trop, et nous pouvons et nous devons faire mieux.

Infos pratiques : 4e Journées de la Sécurité routière au travail (JSRT), du lundi 16 au vendredi 20 novembre.

  • Pour accompagner les entreprises dans leur démarche durant cette semaine de sensibilisation, la Sécurité routière leur propose en ligne plusieurs programmes afin d’animer leurs événements à distance. Elle met également à leur disposition un kit de communication téléchargeable contenant différents messages de prévention.
  • Notez que Cynthia Fleury, philosophe et psychanalyste, ouvrira ces Journées par une webconférence sur le thème « Vivre, ensemble, dans l'espace public de la route ». Cette conférence sera disponible en téléchargement dès le 17 novembre. Pour plus d’infos : www.securite-routiere.gouv.fr.

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Commentaires (42)

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Bonsoir:

"Notez que Cynthia Fleury, philosophe et psychanalyste, ouvrira ces Journées par une webconférence sur le thème « Vivre, ensemble, dans l'espace public de la route »

Notre gouvernement vit dans un monde parallèle de bisounous.

Quant on va voit comment les entreprises mettent la pression sur les commerciaux et les livreurs. Le rendement toujours plus de rendement et après des accidents. C'est pas grave, les assurances (nos cotisations)et la sécu (nos impots)sont là pour payer. Et puis un livreur , c'est facile à changer.

Par

Bonsoir

Je cite : "Notez que Cynthia Fleury, philosophe et psychanalyste, ouvrira ces Journées par une webconférence sur le thème « Vivre, ensemble, dans l'espace public de la route ».

Ce gouvernement vit dans un monde parallèle de Bisounours.

Quant on voit comment les entreprises mettent la pression sur les commerciaux et les livreurs. Toujours plus de rendement et après des accidents. C'est pas grave les assurances (nos primes) et la sécu (nos cotisations) sont là pour payer. Un salarié, c'est facile à changer.

Par

Doublon désolé.

Par

Ah bon, ce comité Théodule comme disait le grand Charles, existe encore

Il nous a bassiné avec "TREIZE mètres, il manquait TREIZE mètres" tout ça pour économiser 200 vies humaines en année pleine selon les calculs foireux de ce comité

A comparer avec les CENT TREIZE MILLIONS de masques que nous avons attendu en Mars Avril qui ont conduit à 40.000 morts

LOL

Par

En réponse à Jprcrozillac

Bonsoir:

"Notez que Cynthia Fleury, philosophe et psychanalyste, ouvrira ces Journées par une webconférence sur le thème « Vivre, ensemble, dans l'espace public de la route »

Notre gouvernement vit dans un monde parallèle de bisounous.

Quant on va voit comment les entreprises mettent la pression sur les commerciaux et les livreurs. Le rendement toujours plus de rendement et après des accidents. C'est pas grave, les assurances (nos cotisations)et la sécu (nos impots)sont là pour payer. Et puis un livreur , c'est facile à changer.

Ne pas oublier le client à qui on dit, ou qui se proclame car il ose tout, qu'il est le roi et pour qui le tout tout de suite est impératif.

Par

Je lis : Limitons aux cas d'urgence les conversations téléphoniques au volant :tourne::tourne:

Alors que c'est formellement internet et puni de 135E et 3 points :orni:

Par

Encore une personne grassement payee avec toute sa petite cour qui ne servent à rien. Elle est belle la monarchie en 2020. Elle nous parle de securite routiere alors qu elle n’a surement jamais conduit une voiture.

Journee de la securite routiere en entreprise. Mais clairement en ce moment il y a des entreprises qui perdent du temps et de l’argent a organiser des petits colloques avec des petits fours sur ces conneries ?

Ils sont completement deconnectes a paris

Par

En réponse à Jprcrozillac

Bonsoir:

"Notez que Cynthia Fleury, philosophe et psychanalyste, ouvrira ces Journées par une webconférence sur le thème « Vivre, ensemble, dans l'espace public de la route »

Notre gouvernement vit dans un monde parallèle de bisounous.

Quant on va voit comment les entreprises mettent la pression sur les commerciaux et les livreurs. Le rendement toujours plus de rendement et après des accidents. C'est pas grave, les assurances (nos cotisations)et la sécu (nos impots)sont là pour payer. Et puis un livreur , c'est facile à changer.

d'autant que les clients ne sont pas forcément pressés de recevoir leurs colis.

c'est mon cas: je ne demande jamais la livraison express et je trouve regrettable qu'on soit dans le toujours plus vite pour je suppose une majorité de produits qui ne nécessitent aucune urgence.

à quand une proposition de ristourne pour ceux qui comme moi ne sont pas pressés et inciter les clients à être patients ? :bah:

Par

En réponse à plakou

Je lis : Limitons aux cas d'urgence les conversations téléphoniques au volant :tourne::tourne:

Alors que c'est formellement internet et puni de 135E et 3 points :orni:

pas illégal en mode mains libres.

après, même en mode mains libres, j'avoue ne pas trop aimer, même si je réponds à certains appels quand je suis en retard et toujours sur la route.

mais une chose est certaine : il y a alors une perte de vigilance, il est difficile de le nier.

Par

On a ici un bel exemple d emploi fictif, ça prends combien par moi ça ?

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