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La France roule moins…mais consomme plus (de sans plomb)!

En achetant davantage de véhicules essence, les Français restent de grands consommateurs de pétrole…alors même qu’ils roulent moins ! Explication.

La circulation routière globale aura baissé de 18% en France entre 2019 et 2020 (on ne dispose pas encore des chiffres 2021), mais la consommation de carburant de 15% seulement sur la période. En cause, l’appétit grandissant des Français pour les véhicules fonctionnant au sans plomb, notamment des SUV, plus gourmands que les diesels.
La circulation routière globale aura baissé de 18% en France entre 2019 et 2020 (on ne dispose pas encore des chiffres 2021), mais la consommation de carburant de 15% seulement sur la période. En cause, l’appétit grandissant des Français pour les véhicules fonctionnant au sans plomb, notamment des SUV, plus gourmands que les diesels.

Comme chaque année à pareille époque, l’Union Français des Industries pétrolières (UFIP) publie son bilan annuel sur la consommation française de produits pétroliers énergétiques.

On apprend donc qu’en 2021, les livraisons de carburants routiers ont certes augmenté de 13,2% par rapport à 2020, année confinée s’il en est, mais accusent encore une baisse de 3,8 % par rapport à 2019, période hors-Covid. Jusqu’ici rien de très étonnant.

Plus ennuyeux, on découvre que si les consommations de gazole, produit qui représente encore les trois quarts des volumes des carburants routiers, ont chuté de 6,2% entre 2019 et 2021, la demande de sans plomb a augmenté de 4,4% alors même que la généralisation du télétravail et les restrictions de circulation mises en place au long de l’année auraient dû là aussi entraîner une baisse de la demande.

L’explication est simple. Elle se trouve dans la dé-dieselisation progressive du parc automobile menée par les pouvoirs publics qui, sous la pression de l'Europe, invitent les automobilistes à privilégier les moteurs à essence dans leurs achats auto.

Problème, ces moteurs essence équipent une grande partie des SUV qui assurent 43% des ventes de voitures neuves dans l'Hexagone, mais présentent l’inconvénient d’un poids plus élevé et d’une carrosserie peu aérodynamique, ce qui renforce leur appétit en carburant.

Et c’est ainsi qu’à vouloir préserver nos poumons des particules fines des moteurs à gazole, les pouvoirs publics privilégient des modèles qui concourent davantage aux émissions de CO2, et donc au réchauffement climatique. La belle affaire !

Faudra-t-il compter sur l’électrification progressive, mais déjà bien tangible, du parc automobile pour inverser les tendances ? Il va falloir prendre son mal en patience, même si en 2021, sur un total de 1,66 millions de voitures neuves mises en circulation toutes énergies confondues, les modèles rechargeables ont représenté 18,3 % des ventes.

On dénombre aujourd’hui 470 000 modèles électriques et hybrides rechargeables en circulation en France, soit moins de 1,3% d’un parc composé de 38,3 millions de voitures particulières. Pas encore de quoi faire fléchir la demande en énergies fossiles, donc.

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