Votre navigateur ne supporte pas le code JavaScript.
Logo Caradisiac    

Téléchargez nos applications

Disponible sur App StoreDisponible sur Google play
Publi info

Le carburant est-il trop cher à cause des gouvernements ?

Dans Pratique / Budget

Cédric Pinatel

Le carburant est-il trop cher à cause des gouvernements ?

D'après le secrétaire général de l'OPEP, la flambée des prix du carburant doit davantage à l'inaction des gouvernements qu'à la guerre en Ukraine.

Le contexte géopolitique mondial actuel n'aide pas à contenir les prix du pétrole. Depuis le commencement de la crise ukrainienne, les nombreuses sanctions économiques à l'encontre de la Russie compliquent les circuits d'approvisionnement en carburant et en gaz pour l'Europe et de nombreux autres pays dans le monde. Mais cette crise ukrainienne suffit-elle à expliquer toutes les difficultés rencontrées actuellement ? Pas d'après Haitham Al Ghais, le secrétaire général de l'OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole).

 Pour ce communicant de l'organisation intergouvernementale, ce sont surtout les décisions prises par la plupart des pays depuis le début de la crise du covid-19 qui expliquent les difficultés et la flambée des prix du pétrole comme du carburant dans le monde. « Demandez des comptes à vos gouvernements plutôt qu'à l'OPEP, car ce sont eux qui n'ont pas voulu investir dans le gaz et le pétrole », lance-t-il. Suite au fort ralentissement économique du début 2020, les capacités de raffinage et d'extractions ont été délibérément négligées par la plupart des gouvernements. Et quand l'activité économique mondiale a enfin repris, ces capacités n'étaient plus dimensionnées pour répondre à la demande. D'où l'envolée des prix du carburant, selon Haitham Al Ghais, malgré les recommandations nombreuses de l'OPEP.

 Comment faire ?

 Reste que dans un contexte où l'occident tout entier veut réduire la part de sa consommation d'énergies fossiles, prendre la décision d'augmenter à nouveau les capacités de raffinage et les investissements dans cette filière est politiquement délicat. Les investissements dans le pétrole et le gaz ont bien augmenté de 10% en 2022 par rapport à 2021, mais ils restent inférieurs à ceux de l'avant covid-19. Et il est aussi difficile d'imaginer que les pétroliers et autres raffineurs ne profitent pas de la situation pour augmenter au maximum leurs marges, sous couvert de crise internationale...

SPONSORISE

Toute l'actualité

Commentaires ()

Déposer un commentaire