Le chancelier allemand entrouvre la porte et XPeng s’engouffre
Face à la crise historique qui secoue Volkswagen, Friedrich Merz n'exclut plus la présence des constructeurs chinois dans les usines allemandes. Une aubaine pour XPeng, prêt à investir les usines allemandes menacées. Derrière ce sauvetage industriel ise cache un coup de billard : une stratégie imparable pour contourner les taxes et lier les mains de Bruxelles.

La déclaration de Friedrich Merz n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd. Deux jours après avoir ouvert la porte aux constructeurs chinois, expliquant que « c’est une solution de dernier recours, et non une réponse aux problèmes structurels », les paroles du chancelier allemand ont été entendus par He Xiaopeng.
Volkswagen dans le viseur
Le patron de Xpeng a saisi la balle au bond, en avouant, lors de sa visite à Munich le 16 juillet, que si « de nombreux pays pouvaient potentiellement accueillir un grand nombre d’usines en Europe, la plupart sont en Allemagne ». Il est évidemment candidat, et espère disposer, dans un proche avenir, de « plusieurs usines en Europe ».
Évidemment, tous les regards se tournent vers Volkswagen. Car non seulement le groupe va supprimer 100 000 emplois, mais en plus, il pourrait fermer quatre usines. Et puis son président Oliver Blume ne déclarait-il pas, il y a trois mois à peine, « la possibilité de produire, dans des usines européennes du groupe, des véhicules pour les partenaires chinois du constructeur allemand. ».
Qui dit partenaire, dit actionnaire et VW, est présent au capital de XPeng à hauteur de 4,99 %. Une participation liée à des activités commune puisque le chinois produit des autos allemandes pour le marché chinois. Imaginer que des autos chinoises puissent être produites à Zwickau, Hanovre, Neckarlsum et Emden, les sites du groupe menacés, n’est donc plus un fantasme.
Un coup ultra-gagnant
La porte est donc au moins entrouverte pour l’arrivée de XPeng en Allemagne. Et si l’on doute de l’une des raisons de cet intérêt pour la marque, et la plupart de ses concurrents chinois de produire en Europe, il en est une autre, mois directe. Bien sûr, en produisant dans l’UE, les constructeurs de l’Empire échappent aux taxes douanières, mais c’est une aussi une manière de faire pression sur Bruxelles.
Car en garantissant des milliers d’emplois à l’Allemagne, première puissance de l’Union, cette dernière aura beaucoup plus de mal à imposer une quelconque riposte envers l’industrie chinoise. Une manière habile de lier les mains de la Commission européenne.









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