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Le marché de l'occasion peut-il repartir "à fond" après le confinement ?

Dans Guide fiabilité / Actu occasion

Le marché de l'occasion, même si un peu moins que celui du neuf, a bu une sacrée tasse depuis le début de la pandémie de Covid-19, et le confinement qui a suivi. Peut-on espérer qu'il reparte "pied au plancher" avec le déconfinement amorcé ? Caradisiac liste les arguments pour et contre.

Le marché de l'occasion peut-il repartir "à fond" après le confinement ?

Un plongeon historique, c'est ce à quoi nous avons assisté concernant le marché de l'occasion au mois d'avril. Le confinement sur le mois complet aura eu raison des envies de changement des acheteurs (et des vendeurs). La chute a été de 77,1 % ! Oui, - 77,1 %. Et c'est presque une performance, lorsque l'on sait que le marché du neuf, lui, a plongé de - 88,8 %.

 

Mais voilà, depuis aujourd'hui lundi 11 mai, commence une phase de déconfinement progressif, qui autorise à nouveau les personnes à sortir de chez elles pour effectuer n'importe quelle activité, y compris, donc, celle de vendre ou d'acheter un véhicule d'occasion.

Va-t-on du coup assister à une explosion des ventes sur le marché de la seconde main ? On pourrait le penser, mais ce n'est pas si simple.

Caradisiac liste pour vous les arguments en faveur d'une reprise forte du marché, et ceux au contraire en sa défaveur. L'Histoire dira ensuite de quel côté la balance a penché.

 

Les arguments POUR Les arguments CONTRE

Ça urgeait déjà, c'est pire maintenant.

Eh oui ! Si un acheteur potentiel avait initié un projet d'achat (ou un vendeur le projet de vente) avant le confinement, parce que tout simplement il le fallait (voiture en bout de course, accident...), celui-ci va être encore plus urgent. Mis de côté pendant deux mois par impossibilité, il va repartir très très rapidement. De plus, le temps du confinement aura aussi été mis à profit pour étudier le marché, préparer le terrain, choisir des annonces. Cela ira d'autant plus vite à partir d'aujourd'hui.

Le télétravail.

Nous l'avons lu, relu, entendu, réentendu, le gouvernement souhaite pour le moment encourager "à fond" le télétravail. Toutes les entreprises qui le peuvent, tous les postes qui s'y prêtent doivent continuer à être en télétravail. Du coup, pas besoin, dans l'immédiat, de reprendre sa voiture et donc de la remplacer, le cas échéant. Cela peut reculer pendant un bon moment l'intention d'achat d'une occasion.

Les transactions engagées vont être finalisées.

Certains acheteurs/vendeurs avaient même déjà engagé une transaction avant le confinement (rdv pour voir la voiture déjà fait, essai déjà réalisé). Il ne reste plus qu'à la finaliser. Cela va venir grossir mécaniquement d'un seul coup les chiffres d'immatriculation, sans gros délai (fin du mois de mai et début du mois de juin). 

D'autres priorités.

Même pour ceux qui avaient le projet de changer d'auto, la crise sanitaire mondiale, ce confinement historique, aura peut-être fait réfléchir. Nombreux en effet sont ceux qui ont communiqué, via des enquêtes ou les réseaux sociaux, leur volonté d'un monde nouveau. Leur désir d'une nouvelle façon de consommer. Quelle place aura la voiture ? Certainement une place moindre. Autrement dit, changer de voiture aussi souvent qu'avant ne sera plus une priorité.

Réticences à prendre les transports en commun.

Les contacts rapprochés sont risqués. Et ceux qui prennent les transports en commun, que ce soit dans les grandes villes ou les communes moyennes le savent : les transports sont bondés aux heures de pointe. Avec la reprise des activités économiques, de plus en plus de travailleurs vont s'y retrouver, même si les mesures mises en place visent à réduire cette promiscuité.

Cela peut, en toute logique, booster l'utilisation de la voiture, qui est un espace privé, une sorte de prolongement du confinement que l'on a connu chez soi. L'espace de sa voiture, on le maîtrise, on peut le désinfecter, on y est souvent seul, ou bien avec des personnes du premier cercle familial. Un lieu "sûr" en somme, loin des risques encourus dans le bouillon de culture des transports. Ceux qui n'en avaient pas pourraient donc succomber à ses avantages "sanitaires". Ce que prouve notre sondage réalisé avec Harris Interactive.

La voiture remplacée par la marche, le vélo, une mobilité douce ?

Le confinement aura également peut-être fait redécouvrir d'autres modes de mobilité. En effet, lorsqu'il faut une "vraie raison" pour avoir le droit de sortir, il en faut une meilleure encore pour prendre sa voiture ! De fait, nombreux sont ceux qui ont redécouvert les bienfaits de la marche à pied ou du vélo, voire de la trottinette ou du 2 roues. Moins on aura la voiture en tête, moins on aura envie d'en changer...

Un budget pas forcément au top.

Avec le confinement, beaucoup de personnes se sont retrouvées soit sans revenus (les indépendants, auto-entrepreneurs...), soit au chômage partiel, avec une perte de revenu non négligeable, malgré les mesures du soutien du gouvernement. Ceux qui prévoyaient d'acheter une voiture neuve vont peut-être devoir revoir leurs plans, et se tourner vers un marché qui permet de faire des économies. Je vous le donne en mille : le marché de l'occasion !

La peur des embouteillages, qui ferait acheter un deux-roues.

C'est un véritable paradoxe. Certaines personnes, avant la date du déconfinement, anticipaient des bouchons monstrueux sur les routes, à cause d'un des arguments évoqué dans la colonne de gauche : la peur de prendre les transports en commun, et donc l'utilisation massive de la voiture. Ceux-là pourraient, tout aussi inquiets de prendre les transports, mais ayant peur de la congestion des routes, opter pour un deux-roues plutôt qu'une auto. Et c'est donc autant que le marché de la seconde main n'aura pas.

Des prix en baisse.

Pour ceux qui avaient déjà l'intention d'acheter d'occasion, un phénomène va peut-être se produire : une baisse des prix. Nul n'est capable de l'anticiper. Mais une chose est sûre. Les vendeurs de voitures d'occasion professionnels vont devoir très vite faire revenir les clients. Ils ont des voitures sur leurs parcs, et les coûts de stockage sont élevés. Pour faire repartir l'activité, ils pourraient être tentés de consentir des ristournes, et d'afficher des prix un peu plus bas qu'avant le confinement. Leurs marges pourraient baisser, mais au moins, cela fait repartir la machine ! Et c'est tout bénéfice pour les acheteurs, qui pourront faire de bonnes affaires. 

Un budget en baisse.

Un même argument dans les deux colonnes ? Voilà qui est étrange... Pas tant que cela. Si dans la colonne de gauche cela vaut pour ceux qui voulaient acheter neuf, et qui se tournent vers une occasion par manque de budget, dans cette colonne cela vaut pour ceux qui voulaient acheter une occasion, juste pour "changer", mais avec un budget modeste. Celui-ci, impacté par la crise, peut pour eux carrément faire renoncer à remplacer sa voiture

 

La concurrence du neuf ?

De leur côté, les concessionnaires vont probablement tout faire pour aussi relancer le marché du neuf. Il y a fort à parier que les offres commerciales vont être très agressives dans les prochaines semaines. Cela peut déstabiliser le marché de l'occasion "récente" de moins d'un an. Qui en effet privilégierait une occasion récente, si une neuve se retrouve au même prix ? 

 BILAN

Il semblerait qu'il y ait en réalité plus d'arguments contre la reprise du marché de l'occasion que d'arguments en faveur. Cela dit, on ne peut mesurer le "poids" de chacun d'eux. Et seul les prochaines semaines/mois nous indiqueront dans quel état d'esprit sont les automobilistes français.

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Commentaires (9)

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Par

Personnellement, ça va faire bientôt 2 ans que j'ai renoncé à remplacer ma voiture (une Golf 6 de 2010). D'une part parce que j'en suis toujours très satisfait et d'autre part parce que les compactes actuelles ont toutes de nombreuses qualités et le choix est dur. :biggrin:

Etant campagnard, la voiture est pour moi bien plus pratique que les transports en commun et la situation actuelle ne m'incite guère à me passer de voiture. Ceci dit, moi qui ait envie d'un vélo depuis plusieurs mois pour les très courts trajets et pour le plaisir que procure une ballade en vélo, je pense qu'une alternance vélo/voiture pourrait être intéressante. :smile:

D'une manière générale, je pense que le marché de l'occasion, même s'il ne se relancera pas du jour au lendemain, sera nettement moins affecté que celui du neuf. D'une part à cause de la baisse du pouvoir d'achat pour une partie de la population, mais aussi pour pouvoir satisfaire d'autres priorités. Ces deux mois de confinement (ou semi-confinement selon les pays) ont replacé les priorités ailleurs (factures, nourriture, éventuellement quelques loisirs plus modestes) même dans les foyers les plus aisés. La faitière automobile suisse table sur une réorientation massive vers le marché de l'occasion ou dans le meilleur des cas vers du neuf plus accessible et une baisse drastique des ventes d'électriques et hybrides. Je pense qu'il en sera de même en France.

Prenez tous soin de vous. :bien:

Par

A la pertinence de vos arguments, je voudrais en ajouter 1 qui touche encore davantage le neuf, mais aussi les occasions surtout récentes : le type de motorisation.

Grosse incertitude concernant ce choix qui s’ajoute à toutes les autres qui ne favorisera pas un achat.

Bref, la bouteille à encre....mais pas d’enthousiasme à l’horizon .

Par

Avec de nombreuses personnes au chômage partiel , voir chômage tout cours et une baisse du pouvoir d'achat d'une manière générale alors que l'âge moyen d'un client d'un véhicule neuf en France c'est 55 ans alors qu'il y a 20 ans c'était 45 .... je vous laisse à vos boules de cristal ...

Par

Sur les marchés de pays européens qui nous ont précédé sur le déconfinement, on relève un rebond du VO.

De là à garantir une reprise pérenne... Rien n'est moins sûr. :bah:

Par

Bonne analyse. Ici à Londres ils vont banir les 'vieux diesels' d'avant 2015 et essence d'avant 2006 l'année prochaine. J'attends le dernier moment étant désormais au chômage et je dois prendre en compte le Brexit, l'incertitude est la plus totale. Alors la voiture c'est le cadet des soucis et si je dois en changer, je prendrais une vieille essence.

Par

En réponse à Makakus

Personnellement, ça va faire bientôt 2 ans que j'ai renoncé à remplacer ma voiture (une Golf 6 de 2010). D'une part parce que j'en suis toujours très satisfait et d'autre part parce que les compactes actuelles ont toutes de nombreuses qualités et le choix est dur. :biggrin:

Etant campagnard, la voiture est pour moi bien plus pratique que les transports en commun et la situation actuelle ne m'incite guère à me passer de voiture. Ceci dit, moi qui ait envie d'un vélo depuis plusieurs mois pour les très courts trajets et pour le plaisir que procure une ballade en vélo, je pense qu'une alternance vélo/voiture pourrait être intéressante. :smile:

D'une manière générale, je pense que le marché de l'occasion, même s'il ne se relancera pas du jour au lendemain, sera nettement moins affecté que celui du neuf. D'une part à cause de la baisse du pouvoir d'achat pour une partie de la population, mais aussi pour pouvoir satisfaire d'autres priorités. Ces deux mois de confinement (ou semi-confinement selon les pays) ont replacé les priorités ailleurs (factures, nourriture, éventuellement quelques loisirs plus modestes) même dans les foyers les plus aisés. La faitière automobile suisse table sur une réorientation massive vers le marché de l'occasion ou dans le meilleur des cas vers du neuf plus accessible et une baisse drastique des ventes d'électriques et hybrides. Je pense qu'il en sera de même en France.

Prenez tous soin de vous. :bien:

je pense que tu as raison l'électrique neuf trés cher va morfler...

de plus on sait que c'est des voitures de ville..

et plus personne en ville achéte de voiture...

on va vite voir pour l'electrique...

y avait pas de remise sur la caisse électrique...

pas 25% comme sur une thermique..

je pense qu'ils feront jamais de remise style dacia..

mais baisseront le prix des nouveaux modéles..

l'an prochain un skoda suv au prix de la zozo..32000

et une dacia à 12 000..

la 2 solution pour vendre une citadine electrique..

soit la remise 25%..

soit sortir une clio electrique à 25 000 balles..

en neuf çà va baisser les prix..

et en occaze aussi..

le prix moyen d'achat d'une caisse en france est passé de 16 000 à 26 000 en 10 ans..

çà va redescendre à 20 000..en neuf..

vous verrez..

Par

Malgré au moins 3 acheteurs très sérieux, aucun ne peut venir acheter ma voiture.

Comment relancer la machine si les particuliers ne peuvent compter que sur le voisin pour revendre leur voiture?

Pendant ce temps, c'est toute une partie de la chaine économique qui est figée, puisque tant que je ne vends pas ma voiture, je ne peux aller en acheter une autre. Totalement contre productif.

Serait-ce trop compliqué, trop risqué d'autoriser quelqu'un à se déplacer le temps de prendre possession et de rentrer avec une nouvelle voiture?

Plus risqué que les transports en commun actuellement?

Par

Mais... qui va oser monter dans la voiture d'un inconnu?

Qui de la décontamination du véhicule? :bah:

Par

Un autre facteur risque de pas mal limiter également le marché de l'occasion : l'interdiction de se déplacer à plus de 100km en dehors de son département, pour ce motif.

Je comptais mettre à profit les 2 prochaines semaines pour changer de voiture, mais 100km quand on a une idée précise de ce que l'on veut (et une offre pas infinie), c'est bien trop limitant dans mon cas.

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