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Mobilités alternatives : focus sur les usages et les intentions des flottes

Dans Voitures de fonction / Flotte auto

Auto ou vélopartage, covoiturage, budget mobilité. Voici quelques-unes des pratiques sur lesquelles 300 entreprises françaises ont été sondées dans le cadre du Baromètre des Flottes et de la Mobilité 2021 réalisé par l’Arval Mobility Observatory et l’Institut Kantar. Objectif de cette enquête : connaître les usages et les intentions des gestionnaires de parcs vis-à-vis des modes de déplacement.

45 % des responsables de parcs interrogés pour le Baromètre AMO/Kantar 2021 indiquent disposer désormais d’un budget mobilité. Ils étaient 13 % en 2020.
45 % des responsables de parcs interrogés pour le Baromètre AMO/Kantar 2021 indiquent disposer désormais d’un budget mobilité. Ils étaient 13 % en 2020.

Selon le Baromètre 2021 de l’Arval Mobility Observatory (AMO) et de l’Institut Kantar, 50 % des responsables de flottes (contre 23 % l’an passé) prédiraient une augmentation de leur parc automobile dans les trois prochaines années.

Cette perspective encourageante pour l’avenir de la voiture de fonction ne serait vraisemblablement pas, pour la plupart des entreprises sondées en tout cas, incompatible avec la mise en place de solutions de mobilités alternatives (budget mobilité, covoiturage, auto et vélopartage, transports en commun, etc.).

Au contraire d’ailleurs, celles-ci connaîtraient même un engouement croissant depuis un an, favorisées entre autres et malgré elles par les conséquences de la crise sanitaire de la Covid-19. À tel point que 77 % du panel interrogé (15 % de plus qu’en 2020) affirme désormais proposer au moins une solution de ce type à ses collaborateurs : 95 % des structures de 1 000 employés et 50 % des TPE de moins de 10 salariés.

"Le contexte de la Covid-19 a imposé aux gestionnaires de repenser leur offre de mobilité avec des solutions sûres sur le plan sanitaire. En effet, à l’issue du premier déconfinement, il ne s’agissait plus seulement de fournir des véhicules de société à certains employés, mais d'offrir des solutions de mobilité à tous les employés", analyse François Piot, le Président de l’Arval Mobility Observatory.

Le baromètre AMO-Kantar dévoile sur ce graphique une vue d'ensemble des usages au sein des flottes en matière de solutions de mobilités alternatives - Crédit AMO-Kantar.
Le baromètre AMO-Kantar dévoile sur ce graphique une vue d'ensemble des usages au sein des flottes en matière de solutions de mobilités alternatives - Crédit AMO-Kantar.

 

Le budget mobilité, la location privée et l’autopartage sont en nette progression sur un an

Parmi les nouvelles solutions de mobilités que les gestionnaires de flottes disent déjà mettre en œuvre, celles qui enregistrent la plus forte progression sur un an sont celles qui répondent le mieux au contexte de crise sanitaire actuel. Le Baromètre dévoile ainsi que le budget mobilité, qui désigne l’enveloppe budgétaire prédéfinie par un employeur pour permettre à ses collaborateurs de choisir leur mode de transport, serait à présent opérationnel pour 45 % des gestionnaires. Cela équivaut à 32 points de mieux par rapport à 2020 où seulement 13 % d’entre eux confiaient avoir un poste de dépenses dédié.

Une autre tendance paraît gagner du terrain, celle de la location privée. Les auteurs de l’enquête la définissent comme le fait pour un employé de louer un véhicule en son nom propre ou de le louer par l’intermédiaire de son employeur en échange d’une partie de sa rémunération. 37 % des sondés adopteraient actuellement cette pratique, contre 10 % il y a un an.

Enfin, l’autopartage d’entreprise confirme année après année son développement. 42 % des 300 sociétés (40 % des PME de 10 à 99 salariés et 64 % des grands comptes) disent avoir adopté cette formule, contre 18 % des sondés lors du Baromètre 2020. L’occasion aussi d’évoquer l’essor du « vélotaf », sous forme de location de vélo ou de vélo partagé, qui fédère dorénavant 33 % des flottes (+ 24 points sur un an) et qui, en outre, ressort comme le mode de déplacement alternatif utilisé le plus uniformément, quelle que soit la typologie d’entreprise.

 

Quid des intentions des responsables de parcs pour les trois ans à venir ?

Le Baromètre annuel AMO/Kantar questionne traditionnellement sur les usages mais aussi sur les intentions pour les années à venir. Une démarche d’autant plus pertinente dans la période de doute que traverse le monde économique.

« Au-delà de la crise, les gestionnaires se projettent dans l’après Covid-19 », soulignent les auteurs de l’enquête qui tablent d’une part sur un fort développement des solutions de transport individuelles. À l’image de la location privée (64 % des intentions) ou de la location courte ou moyenne durée. Cette formule de déplacement passerait, selon les sondages, de 42 à 71 % d’utilisation.

Le Baromètre laisse présager d’autre part une croissance soutenue pour les offres de mobilité partagées. Sur cette thématique, c’est le covoiturage, adopté pour l’heure dans 42 % des cas (en hausse de 12 points sur un an), qui arriverait en tête des intentions. 71 % des sondés prévoient en effet de favoriser cette pratique d’ici la fin 2023.

Parallèlement, l’autopartage pourrait continuer son ascension et concerner jusqu’à 67 % des entreprises, tout comme le vélo partagé qui, quant à lui, devrait atteindre 60 % adhésion, avec un intérêt qui, contrairement à aujourd’hui, serait plus vif de la part des petites PME (70 % des structures de moins de 10 à 99 employés) et des grands comptes (74 %).

Le covoiturage, entre autres, pourrait connaître un engouement important, avec un taux d’usage de 71 % d’ici trois ans.
Le covoiturage, entre autres, pourrait connaître un engouement important, avec un taux d’usage de 71 % d’ici trois ans.

Une adhésion variable selon la taille de l’entreprise. Un effet « Forfait mobilités » à venir ?

Si les 300 entreprises interrogées disent utiliser des solutions de mobilités alternatives (y compris des applications pour faciliter leurs réservations), il faut préciser que « les entreprises de moins de 10 salariés restent en décrochage », rapporte le Baromètre AMO/Kantar, « avec un rythme de déploiement nettement moins rapide que les autres segments. » À l’inverse, il faut noter que « les structures de plus de 100 salariés se sentent davantage concernées par les dispositions découlant de la loi LOM, telles que le verdissement des flottes, le forfait mobilités durables ou le plan vélo. »

Le forfait mobilités durables (FMD)*, dispositif incitatif le plus récent sur la question de la transition écologique liée au transport, peut-il contribuer à accélérer l’intérêt et l’usage de la mobilité durable en entreprise ? Peut-il en outre permettre d’homogénéiser l’écart de pratiques entre les différentes tailles de structures ? Par ailleurs, l’Etat devra-t-il communiquer davantage sur cet outil et mettre en place des aides supplémentaires pour aider certaines flottes à supporter le coût budgétaire d’une telle démarche ?

Toujours est-il qu’à ce jour, un an après son instauration dans l’élan du premier déconfinement, le FMD n’a visiblement pas exercé une influence flagrante sur les arbitrages des gestionnaires. Seulement 20 % des organisations du secteur privé, associatif et public (dont 50 % sont implantées en cœur de métropole et 64 % comptent entre 250 à 5 000 employés) disent en effet avoir déployé un forfait mobilités durables, selon une étude publiée début avril par le Ministère de la Transition Écologique. Dans le même temps toutefois, 11 % annoncent qu’elles envisagent de le déployer à leur tour dans les prochains mois.

Le forfait mobilités durables n’a pour l’instant que peu d’influence sur la mise en place de nouvelles solutions de transport sur les trajets domicile-travail.
Le forfait mobilités durables n’a pour l’instant que peu d’influence sur la mise en place de nouvelles solutions de transport sur les trajets domicile-travail.

* Le forfait mobilités durables consiste dans la prise en charge facultative par l’employeur des frais de transports personnels (vélo, covoiturage, autopartage, transports en commun, trottinette électrique, etc.) entre le domicile et le lieu de travail, jusqu’à 500 euros par an pour un employé du secteur privé et jusqu’à 200 euros pour un agent du secteur public. Ces sommes sont exonérées d’impôts sur le revenu et de cotisations sociales.

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