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Officiel - Renault va supprimer 4 600 emplois en France

Dans Economie / Politique / Industrie

Le plan d'économies de Renault comprend une grosse réduction des effectifs, avec près de 15 000 emplois supprimés dans le monde, dont 4 600 en France.

Officiel - Renault va supprimer 4 600 emplois en France

 Le plan d'économies de Renault en bref

- Réduction des coûts fixes de plus de deux milliards d'euros sur trois ans.

- 4 600 postes supprimés en France, 10 000 autres dans le monde.

- La France va se spécialiser dans les électriques et les utilitaires.

- Une fermeture d'usine, Choisy-le-Roi. Mais Dieppe est menacée.

- Plus de synergies et développements communs avec Nissan et Mitsubishi.

 

Renault vient de présenter son plan d'économies, qui fait suite à de mauvais résultats financiers pour 2019, avec une première perte nette depuis 2009. Pour retrouver au plus vite la rentabilité, le groupe s'est fixé l'objectif de réduire ses coûts fixes de plus de deux milliards d'euros sur 3 ans. Sans surprise, pour y arriver, l'un des leviers sera une taille dans les effectifs.

Renault a officialisé son intention de supprimer 4 600 postes en France. La marque ne veut pas procéder à des licenciements secs. Elle compte s'appuyer "sur des mesures de reconversion, de mobilité interne et des départs volontaires". À cela s'ajoute la suppression de 10 000 autres postes dans le reste du monde. La baisse des effectifs se ferait sur les trois prochaines années. La marque dit s'engager à réaliser "un dialogue exemplaire avec les partenaires sociaux et les collectivités locales".

Du côté de l'appareil industriel, les objectifs d'économie sont de 650 millions d'euros. Le Losange va réduire ses capacités de production, qui vont passer de 4 millions à 3,3 millions de véhicules d'ici à 2024. Les projets d'augmentation de capacité prévue au Maroc et en Roumanie sont ainsi mis en veille. Une réorganisation va se faire en Russie.

Et chez nous ? Le constructeur indique que son activité française va s'organiser autour "de pôles d'activités stratégiques d'avenir". Ce sont les véhicules électriques, les utilitaires, l'économie circulaire et l'innovation à forte valeur ajoutée.

Une seule fermeture d'usine a été annoncée par Jean-Dominique Senard, président du Losange, celle de Choisy-le-Roi, où sont recyclés des éléments mécaniques. Son activité sera transférée à Flins. Mais Dieppe est menacée. Une "réflexion" est ouverte sur son avenir, car elle ne produit pas assez de véhicules selon le président. Pour la Fonderie de Bretagne à Caudan, Renault "lance une revue stratégique". Les activités des usines de Douai et Maubeuge seront réorganisées autour de l'électrique et de l'utilitaire.

Les économies passeront aussi par les nouvelles synergies au sein de l'Alliance, qui a mis en place une nouvelle stratégie "leader/follower", avec davantage de véhicules développés en commun. La marque va aussi faire des économies sur le marketing, utilisant davantage le digital. Renault a par ailleurs déjà cédé une partie de son réseau de distribution Renault Retail Group et a cédé sa participation dans sa co-entreprise chinoise avec Dongfeng.

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Par ADDA2020 Le 01 Juillet 2020 à 18h19

Commentaires (62)

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Le fait même de ne pas proposer de succession à l'Alpine A110 condamne de facto l'usine. En quoi pourrait-il reconvertir une si petit unité de production aussi spécialisé alors que la volonté est la réduction des coût et que la logique en cours n'est qu'une logique de comptable ?

Par

Ca commence... :bah:

Par

Bonne chance à Renault et bon courage aux employés Renault. C'est une mauvaise passe mais il faut garder espoir avec un projet rentable et des ambitions intactes. Renault est et restera un fleuron de l'industrie française. Le nouveau patron devra aura du pain sur la planche.

Par

En réponse à Pierre du 90

Bonne chance à Renault et bon courage aux employés Renault. C'est une mauvaise passe mais il faut garder espoir avec un projet rentable et des ambitions intactes. Renault est et restera un fleuron de l'industrie française. Le nouveau patron devra aura du pain sur la planche.

je supprime " devra ".

Par

Donc l'Alliance a, ces 10 dernières années, généré quasiment 20 milliards d'€ de bénéfices ...

Une crise de 3 mois sans vendre de véhicules, 200 millions d'€ de pertes ...

et 15 000 licenciements,

fermetures d'usines

demande d'aide de 5 milliars

appel au secours

...

dans 15 jours on va nous demander, chaque soir, d'applaudir Luca de Meo

D'ailleurs ce gentil Luca de Meo qui a accepté de sauver Renault va être payé de 1.6 à 6 millions d'€ + 75 000 actions Renault

il a remplacé Thierry Bolloré payé 0.9 à 3.7 millions d'€, actions comprises !

la dernière année, Carlos Ghosn c'était 1 à à 4.7 millions, actions comprises

Parce qu'il faut savoir que la part variable comprend des actions, donc ce n'est pas la valeur de l'entreprise qui compte, mais la cotation boursière du titre !

Par

Bof... Renault n'est déjà plus une marque française, pour moi...

Clio, Twingo, Captur, Mégane, Kadjar.... tout ça, c'est déjà produit dans des pays à main d’œuvre low-cost ! A eux seuls, ça doit être plus de 90% des ventes du Losange...

On apprend également que l'Alpine ne fut qu'un projet éphémère... pour une fois qu'un modèle donnait envie dans la gamme, dommage.

Ne restera plus donc que les Zoé et utilitaires produites en France, tant les ventes de Talisman et Espace sont anecdotiques !

Par

En réponse à manu.lille

Donc l'Alliance a, ces 10 dernières années, généré quasiment 20 milliards d'€ de bénéfices ...

Une crise de 3 mois sans vendre de véhicules, 200 millions d'€ de pertes ...

et 15 000 licenciements,

fermetures d'usines

demande d'aide de 5 milliars

appel au secours

...

dans 15 jours on va nous demander, chaque soir, d'applaudir Luca de Meo

D'ailleurs ce gentil Luca de Meo qui a accepté de sauver Renault va être payé de 1.6 à 6 millions d'€ + 75 000 actions Renault

il a remplacé Thierry Bolloré payé 0.9 à 3.7 millions d'€, actions comprises !

la dernière année, Carlos Ghosn c'était 1 à à 4.7 millions, actions comprises

Parce qu'il faut savoir que la part variable comprend des actions, donc ce n'est pas la valeur de l'entreprise qui compte, mais la cotation boursière du titre !

Crise de 3 mois ?

C'est en avril 2018, il y a 2 ans, que le cours de bourse de Renault a entamé sa chute magistrale.

L'Alliance allait déjà très mal à la fin du règne de Carlos Ghosn. Le Covid-19 n'a fait qu'accentuer la situation. Il n'y avait que Dacia qui était en forme dans le groupe en 2019.

Par

En réponse à Debian

Le fait même de ne pas proposer de succession à l'Alpine A110 condamne de facto l'usine. En quoi pourrait-il reconvertir une si petit unité de production aussi spécialisé alors que la volonté est la réduction des coût et que la logique en cours n'est qu'une logique de comptable ?

On se souviendra que l'usine avant le lancement de l'Alpine, et qui n'avait pas grand chose à faire avec uniquement la production de quelques Clio RS peu demandée avait complété la demande en assemblant des Bolloré.

On se souvient aussi que le personnel avait refusé de bosser au mois d'août l'année de lancement de l'Alpine, repoussant encore un peu plus son lancement, déjà moult fois différé...

un peu ballot quand on peut tout de même aller à la plage le week-end ce mois là sans avoir à payer plein pot le prix d'une location....

Bref, faut aussi se sentir motivé à minima quand on bosse dans un département d'élite au sein d'un groupe.

Et pourquoi ne pas implanter la fameuse usine de batterie là bas, l'Airbus de la batterie, comme le serine Le Maire...( sacré bon exemple dans la situation actuelle du transport aérien ). Vous avez, la fameuse usine nationale qu'avait promise Carlos pour attirer le sponsoring d'état pour tenter de fourguer les ZoZo et autres inoubliables Fluence ZE.

Promesse jamais tenue.

Le site de Flins est bien trop vaste pour ça.

Mais Dieppe, ce serait bien plus crédible...

Par

En réponse à manu.lille

Donc l'Alliance a, ces 10 dernières années, généré quasiment 20 milliards d'€ de bénéfices ...

Une crise de 3 mois sans vendre de véhicules, 200 millions d'€ de pertes ...

et 15 000 licenciements,

fermetures d'usines

demande d'aide de 5 milliars

appel au secours

...

dans 15 jours on va nous demander, chaque soir, d'applaudir Luca de Meo

D'ailleurs ce gentil Luca de Meo qui a accepté de sauver Renault va être payé de 1.6 à 6 millions d'€ + 75 000 actions Renault

il a remplacé Thierry Bolloré payé 0.9 à 3.7 millions d'€, actions comprises !

la dernière année, Carlos Ghosn c'était 1 à à 4.7 millions, actions comprises

Parce qu'il faut savoir que la part variable comprend des actions, donc ce n'est pas la valeur de l'entreprise qui compte, mais la cotation boursière du titre !

La capitalisation boursière d'une entreprise cotée c'est fondamental, c'est primordial, c'est le point le plus important.

Si une entreprise n'est pas cotée car trop petite ou ne veut pas être l'objet d'aléas boursiers, elle se coupe l'accès à des fonds 'gratuits' quand elle a besoin de trésorerie : les augmentations de capital. Les banques prêtent uniquement à des entreprises saines et bien gérées mais parfois (souvent ?) Les crédits obtenus ne suffisent pas et surtout ne viennent pas quand l'entreprise en a justement le plus besoin. Voilà pourquoi il existe la bourse.

Mais de toute façon je suis d'accord sur le salaire de De Meo qui est totalement à contre courant de ce que Renault prônait, une baisse des salaires des dirigeants en temps de crise.

Après j'ai entendu que De Meo a baissé son salaire pour devenir PDG de Renault Group par rapport à ce qu'il gagnait comme Directeur général chez Seat.

Pour autant Renault aurait dû chercher une personne moins chère quitte à ce que le profil soit moins séduisant sur le papier.

Enfin oui je m'explique pas non plus comment deux mois d'arrêts d'entreprise peuvent mettre sur la paille autant d'entreprises qui ne sont pas cycliques comme le sont les fleuristes, certains agriculteurs et les stations de sports d'hiver qui ont connu l'arret durant leur meilleure période de l'année.

Beaucoup d'entreprises font les belles mais dès qu'il y a un accident imprévu elles s'écroulent.

Airbus qui est leader mondial dans son domaine avec Boeing et qui vend depuis des années des milliers d'appareils volants par an, a connu deux mois d'arrêts dans ses propres usines et bureaux (pas dans des locaux loués par des bailleurs avides et sans complaisance) et voilà qu'elle supprime des milliers d'emplois et demande des prêts hallucinants pour survivre.

C'était bien la preuve que Airbus allait pas bien et qu'elle sauvait les apparences comme j'ai toujours dis.

Bien sûr on me répondait 'tu n'y connais rien, Airbus est très rentable, Airbus ceci cela , la vérité Airbus était sur le bord du précipice et une suspension d'activité lui a coupé les ailes.

Par

Alors Nicole, tes prédictions à 2 balles ne l'avait pas vu venir celle-là hein ? :buzz:

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