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Route de nuit - Belmondo le destructeur...de voitures

Dans Loisirs / Cinéma

Dans ses films, le très regretté Bébel a anéanti des wagons de voitures, des Fiat mais pas que. Mais c’était pour des scènes épiques qui, à elles seules, incitent le passionné à visionner le film dans lesquels elles prennent place…

Route de nuit - Belmondo le destructeur...de voitures

Comme l’évoquait Pierre-Olivier Marie, Jean-Paul Belmondo a effectué nombre de cascades en voiture, sa préférée étant avec la Fiat Uno.

Il évoque aussi la Fiat 124 qui connaît une fin funeste dans Le Casse, après une course-poursuite contre une Opel Rekord (qu’elle aurait dû largement gagner, mais le cinéma a ses raisons…) qui doit être la plus longue de l’histoire du cinéma.

La marque italienne, très habile dans les années 70-80 en matière de placement produit a fourni bien d’autres victimes à notre Bébel national.

Route de nuit - Belmondo le destructeur...de voitures

Je pense en particulier à cette magnifique 131 2000 Supermirafiori rouge (photo ci-dessus), fournie à Joss Beaumont, agent secret vengeur joué par Belmondo, par ce qui ressemble au SDECE. Un choix automobile improbable pour un service de renseignements, tant la couleur est repérable…

Toujours est-il que la malheureuse Fiat est engagée dans une course-poursuite de folie contre une vieille Peugeot 504 conduite par Bernard-Pierre Donnadieu (grand acteur bien oublié et disparu trop tôt), qui a pour passager l’immense Robert Hossein, que Bébel vient de rejoindre.

Après avoir descendu les marches du Palais de Chaillot pour descendre dans les jardins du Trocadéro, les deux autos prennent cher, mais c’est la Fiat qui gagne, la Peugeot finissant sur le toit et en flammes.

Durant la course, on voit en caméra embarquée Belmondo, réellement aux commandes de la 131, qui se vautre dans un monstrueux sous-virage que ne renieraient pas bien des journalistes automobile (dont votre serviteur).

Comment ne pas évoquer également cette séquence hilarante dans Flic ou Voyou, où Belmondo, alias le commissaire Stan Borowitz, se glisse de façon impromptue au volant d’une Fiat Ritmo orange, servant d’auto-école.

Route de nuit - Belmondo le destructeur...de voitures

Détail, en passager trône Philippe Castelli, un de ces magnifiques seconds rôles qui faisaient le sel du cinéma français, jouant un inspecteur du permis du conduire. Borowitz échappe à la police en infligeant les pires outrages non seulement à la Ritmo mais aussi au code de la route, ponctués de commentaires drôlissimes de Castelli, qui conclut en : « Bon, ben vous êtes recalé ». Et Belmondo de répondre : « Oh ! Vous êtes dur ! », avant de repartir, laissant la Fiat dûment arrêtée à un stop, ainsi qu’il le fait remarquer, mais avec un énorme baril coincé sous le train arrière…

Entre la 124 du Casse, la Ritmo de Flic ou Voyou, la 131 du Professionnel, la Uno de Joyeuses Pâques, ce sont certainement plusieurs dizaines de Fiat qui ont été utilisées. On peut dire que Bébel a largement contribué à faire tourner les usines turinoises !

On ne peut pas évoquer les voitures détruites par Belmondo sans mentionner la Citroën ID apparaissant dans Le Cerveau, de Gérard Oury. A la poursuite de la Mercedes 280 surmontée d’une énorme malle enfermant le cerveau (le fabuleux David Niven), elle franchit un pont en train de se lever, sur le port du Havre.

Route de nuit - Belmondo le destructeur...de voitures

Excès d’optimisme de son pilote Arthur, personnage joué par Belmondo, puisqu’en atterrissant, l’ID se coupe en deux. Une cascade horriblement difficile à mettre au point : Rémy Julienne a dû recourir à des explosifs utilisés par la Nasa. Autant dire que c’était du « one shot ». Une seule tentative, pas plus !

Chose impossible dans la vraie vie, la Citroën fonctionne encore et Arthur peut récupérer son acolyte Anatole (l’inoubliable Bourvil), auparavant installé à l’arrière. Une mésaventure similaire arrivera à une Renault 11 dans le James Bond Dangereusement Vôtre, une cascade là encore méticuleusement conçue par le génial Rémy Julienne, emporté par le covid il y a peu.

Route de nuit - Belmondo le destructeur...de voitures

Terminons avec la Ford Mustang pilotée par Belmondo dans Le Marginal en 1983. Ce modèle 1967, mu par un V8 289, va traquer, harceler puis défoncer une Plymouth Volare, une américaine tellement décadente qu’elle en devient intéressante, conduite par des méchants vraiment très méchants.

Belmondo aurait voulu cette séquence (au cours de laquelle on aperçoit trois Fiat 131 très similaires à celle du Professionnel) en hommage à Steve McQueen, qui, à son volant, poursuit une Dodge Charger dans le cultissime Bullitt. Deux Mustang au moins ont servi au Marginal, dont une a survécu, appartenant à un collectionneur privé.

Les voitures n’occupent plus guère de place aussi prépondérante dans le cinéma français actuel, sauf peut-être dans les films d’Olivier Marchal, un fin connaisseur de l’automobile…

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