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Stellantis charge ses batteries, mais sait déjà que ce ne sera pas suffisant

Le groupe Stellantis annoncera jeudi 8 juillet sa stratégie électrique, mais son dirigeant Carlos Tavares, a déjà indiqué lors d'une visioconférence de presse que les usines à construire, si elles représentent une forte accélération dans l'électrification, ne sont d'ores et déjà pas suffisantes.

Stellantis charge ses batteries, mais sait déjà que ce ne sera pas suffisant

Depuis Douvrin, dans le Pas-de-Calais, Carlos Tavares, le directeur général de Stellantis, a levé le voile, sans entrer dans les détails, sur la stratégie du groupe en termes d'électrification. Et il se pourrait bien le gouvernement italien, mais aussi... Renault, fassent partie du jeu.

Pour booster sa participation à l'effort d'électrification global du marché, Stellantis a créé une coentreprise avec Total Energies (via sa filiale Saft). Son nom : ACC, pour Automotive Cells Company.

Cette entreprise prévoit d'ores et déjà de construire 2 gigafactory en Europe. La première à Douvrin, justement, et la seconde en Allemagne, à Kaiserslautern. Chacune d'entre elles devrait pouvoir fournir un total de 24 gigawattheures (gWh) de capacité de batterie par an, pour alimenter une demande qui va évidemment grandissante.

Or, nous apprend Carlos Tavares, en 2030, les besoins en batterie atteindront pour le groupe Stellantis 250 gWh ! DOnt 125 pour l'Europe seule.

Vous aurez fait le calcul, les 48 gWh prévus sont donc insuffisants et le directeur général de le reconnaître complètement. "Ce que nous avons décidé n'est pas suffisant", a-t-il admis lors de la conférence.

 

L'italie et... Renault pourraient entrer dans la coentreprise ACC

C'est pourquoi il envisage l'entrée de nouveaux acteurs dans la coentreprise ACC. Déjà, le gouvernement italien, qui a indiqué le 16 juin son désir de voir Stellantis fabriquer une gigafactory sur son sol. Tavares y est favorable, vu qu'une grosse partie de l'activité du groupe se trouve déjà en Italie, avec FCA (Fiat Chrysler Automobile). Mais même avec 3 usines européennes, cela ne suffirait pas, et il faudrait envisager d'augmenter les capacités y compris à Douvrin et Kaiserslautern.

Alors, Carlos Tavares va plus loin, et évoque son concurrent Renault, qui a déjà créé sa propre coentreprise avec le chinois Envision.

"Nous sommes favorables à l'arrivée de Renault dans ACC (...), mais il faut que les deux actionnaires d'ACC soient d'accord pour dire nous avons là une proposition qui est gagnant-gagnant". Selon lui, "nous n'avons pas encore trouvé un point d'équilibre qui nous satisfasse l'un et l'autre, donc on va continuer à discuter".

 

Dans tous les cas les annonces d'implantations de "méga usines" de production de batteries se multiplient ces derniers temps, pour répondre à l'urgence de fournir à court terme les chaînes de production en packs d'accumulateurs. Les exigences en réduction de CO2, en provenance de la commission européenne, sont en effet drastiques. Officiellement, il faudra une baisse de 37,5 % à l'horizon 2030 pour l'industrie automobile, mais il se murmure que les annonces prévues par l'Europe mi-juillet seront plus sévères encore, avec - 50 %. La marche serait encore plus forcée qu'aujourd'hui.

Carlos Tavares doit préciser le 8 juillet de façon plus précise la stratégie électrique de son groupe lors d'un "EV day". Il devrait alors réaffirmer les propos tenus lors de cette conférence de Douvrin, à savoir son attachement à une filière européenne de la batterie :

"Nous voulons qu'ACC soit la société la plus compétitive du monde dans la production de batteries", a-t-il déclaré tout en précisant "Nous souhaitons conserver le contrôle de la technologie, de la souveraineté et de la propriété intellectuelle, c'est pourquoi nous voulons garder une approche européenne."

 

Source : avec AFP

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