"Si ça ne marche pas, on ne continuera pas". Telle est la promesse d'Emmanuel Macron à propos des 80 km/h. Un bilan sera fait en juillet 2020 : si la mesure n'a pas été efficace, elle sera abandonnée. Mais on sait déjà que l'État ne reviendra jamais en arrière !
L’automobile, on le sait, est un formidable outil de plaisir et de liberté. Du moins en théorie, car elle agrège aussi une quantité absolument démesurée de nuisances et autres sources d’agacements. Carburant dont les prix flambent, radars qui flashent à-tout-va, garagistes peu scrupuleux ou PV de stationnement délivrés par des agents positifs au cannabis, il y a souvent de quoi manger son volant! Et se poser tout simplement cette question : est-il possible d’être un conducteur heureux ?
A quelques jours du passage aux 80 km/h, la Sécurité routière donne des détails supplémentaires sur les changements qui s’annoncent. Et assure qu'aucun nouveau radar n'accompagnera la mise en œuvre de la mesure.
Autolib, le libre-service de voiture électrique parisien, est au bord de la faillite et la limitation à 80 km/h s'appliquera bien (ou mal…) dans quatre semaines. Point commun de ces deux nouvelles? De grandes décisions prises dans le meilleur des mondes.
Si même en interne, les experts juridiques de Beauvau jugent douteuse la légalité de la privatisation de la conduite des voitures-radar, et déconseillent de se lancer dans un tel processus, comment peut-on malgré tout en arriver à la mise en place effective de cette "externalisation" ? Ni le ministre de l'Intérieur, ni le délégué à la Sécurité routière ne répondent pour l'instant à la question.
Un an après l’élection d’Emmanuel Macron, Caradisiac se penche sur les mesures prises en matière de sécurité routière. Au-delà du débat sans fin sur les 80 km/h, quelles avancées réelles ?
Ce n'est arrivé qu'une seule fois par le passé, et encore la baisse avait été logiquement justifiée par le nombre d'appareils mis hors service cette année-là… Mais, en 2017, le système n'a officiellement connu aucune pareille avarie, en outre le nombre de radars déployés n'a pas cessé de progresser. Seulement voilà, selon les dernières statistiques publiées par la Sécurité routière, le nombre d'avis de contravention issus du contrôle automatisé n'a pas tout autant augmenté, il recule même de 4 %. Un phénomène assez exceptionnel pour être signalé.
Un groupe de sénateurs plaide pour que les départements déterminent eux-mêmes sur quelles routes s'appliquera la limitation à 80 km/h. Selon eux, ce sont l'acceptabilité et l'efficacité de la mesure qui sont en jeu.
La tension monte à mesure qu’approche l’instauration des 80 km/h sur le réseau secondaire. Pour tenter de juguler les protestations, la Sécurité routière présente une étude censée nous convaincre qu’une application différenciée de la mesure selon le type de réseau serait contre-productive. La publication de cette étude a aussi pour but de décrédibiliser un rapport « anti-80 km/h » qui sera dévoilé jeudi matin par des sénateurs.
Les pouvoirs publics tiennent bon sur la limitation de vitesse à 80 km/h. Pour nous convaincre, ils mettent maintenant en avant l’argument écologique de la mesure. Quitte, encore une fois, à jouer avec les chiffres.