
Faute d’avoir modernisé sa flotte de véhicules à temps, le conseil municipal de la deuxième ville du Royaume-Uni a dû s’acquitter de près de 550 000 € de pénalités pour non-respect de sa « zone à faibles émissions ». Cela peut-il arriver en France ?

Faute d’avoir modernisé sa flotte de véhicules à temps, le conseil municipal de la deuxième ville du Royaume-Uni a dû s’acquitter de près de 550 000 € de pénalités pour non-respect de sa « zone à faibles émissions ». Cela peut-il arriver en France ?

Alors qu’il avait franchi des sommets historiques après le début des tensions au Moyen-Orient, le prix du diesel a perdu 7 centimes en une semaine. Même si le gazole augmente à nouveau, sa baisse s’explique par un cocktail surprenant : entre (légère) accalmie géopolitique, fiscalité plus avantageuse et, plus étonnant, l’extinction des chaudières à travers l’Europe.

L'inflation du cours du baril pousse les autos-écoles à répercuter le surcoût du carburant sur les élèves, rendant l’heure d’apprentissage à la conduite de plus en plus onéreuse avec à la clé une envolé du prix du permis de plus de 100 € en deux mois.

Sous la pression d’une envolée historique des prix des carburants, les gestionnaires de flottes découvrent un gouffre financier insoupçonné . Le moteur qui tourne à l’arrêt. Un gaspillage technique qui, face à un diesel à plus de 2 euros, devient un enjeu financier pour le secteur.

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Selon les données du télématicien Geotab, le kilométrage des parcs automobiles professionnels en Europe a chuté de 10 % durant la première semaine d’avril. Un repli inédit qui illustre la vulnérabilité du secteur face à l’envolée des prix à la pompe.

Autrefois économique, le gazole est devenu un produit de luxe. C’est notre attachement historique au mazout qui alimente aujourd’hui, en partie, sa rareté. Entre l’héritage des années 1980, et une dépendance aux raffineries du Moyen-Orient, d’où est importé 50 % de notre diesel, la France paie le prix fort.

Publié hier au journal officiel, le dispositif d’aide directe aux entreprises de transport routier et sanitaire entre en vigueur ce dimanche 19 avril. Si le gouvernement vante un ciblage sur les PME, les organisations professionnelles dénoncent des critères d’éligibilité "discriminants".

Si 84 % des décideurs affirment vouloir maintenir ou agrandir leur parc d’ici à 2026, cette confiance affichée masque une réalité plus complexe. Les véhicules vieillissent et les entreprises repoussent le moment de leur renouvellement pour échapper à l’envolée des coûts. Un paradoxe au moment où les sociétés sont censées accélérer le verdissement de leurs flottes.

Au terme d’une journée de débats, les députés ont voté ce mardi 14 avril la suppression des zones à faibles émissions. Un camouflet pour le gouvernement, pris en étau entre sa propre majorité et une alliance de circonstances allant de la droite à l’extrême droite.

D'après le bilan du Citepa publié aujourd'hui, la baisse des émissions de gaz à effet de serre a subi un coup de frein brutal en 2025. L'étonnante transition du secteur des transport apparaît au cœur de ce ralentissement.
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