
Jusque-là à couteaux tirés avec les taxis, les acteurs des véhicules de transport avec chauffeur proposent une aide financière pour faire la paix. Mais attention, la proposition n’est pas gratuite.

Jusque-là à couteaux tirés avec les taxis, les acteurs des véhicules de transport avec chauffeur proposent une aide financière pour faire la paix. Mais attention, la proposition n’est pas gratuite.

La solidarité nationale envers la profession des taxis a donné naissant à une application qui devrait permettre d’équilibre la partie avec la nouvelle concurrence des véhicules de transport avec chauffeur. De quoi acheter aussi pour un temps la paix sociale.

L’histoire est passée au second plan de l’actualité mais elle risque de retrouver très vite la lumière des projecteurs. Surtout si les personnes concernées se décidaient à se mobiliser, ce qui ne manquerait pas de se faire remarquer en cette période de vacances. Imaginez des aéroports sans des taxis bloquant les autoroutes. Pourquoi ? Parce que l’indemnisation les chauffeurs qui veulent vendre leur licence annoncée par nos dirigeants n’a toujours pas été conceptualisée.

Diriger une multinationale ne protège pas des tracas de monsieur tout le monde. Le fondateur d'Uber Travis Kalanick a révélé être le propriétaire d'une BMW M3 E36 Cabriolet victime de son alternateur. Même fonctionnelle, sa voiture de sport allemande ne lui sera pas d'une grande utilité. Le manager n'a plus de permis de conduire valide.

Le constructeur automobile Toyota et le géant du VTC Uber s'associent via un mémorandum d'entente. La manœuvre vise à faciliter l'acquisition d'un véhicule neuf en leasing pour les chauffeurs privés. Uber s'engage en retour via ce programme à écouler un nombre important de Toyota et de Lexus.

Le think tank Terra Nova propose ce matin une solution à l’impasse du conflit opposant taxis traditionnels et VTC. Le principe : faire racheter les licences des taxis par une structure privée agissant sous le contrôle de l’État, et couvrir le montant de la dépense grâce aux cotisations de l’ensemble des acteurs de la profession, dont le nombre doublerait par rapport à aujourd’hui.

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Alain Dalberra, un des journalistes-cameramen de Caradisiac, s'est levé ce matin aux aurores pour rejoindre un groupe de taxis qui protestaient contre la concurrence des VTC. Choses vues.

Lorsque l’on parle de véhicule de transport avec chauffeur, connu sous le trigramme VTC, on pense tout de suite à Uber. Une enseigne qui s’est appropriée l’image de précurseur en bousculant à ce point les codes de la profession du transport de la personne qu’elle se retrouve plus souvent qu’à son tour dans les prétoires des tribunaux. Mais Uber n’est en fait qu’un nom parmi d’autres qui pèsent économiquement aussi lourd. Prenez le cas de Lyft. Ce concurrent direct du premier cité vient de séduire la General Motors qui va lui donner 500 millions de dollars.

Sayah Baaroun, Mohamed Djijelli, Farid Aïeche, voici les noms qui se sont mis en tête d’empêcher le monde d’Uber de tourner en rond. Le trio, à des degrés divers, est entré en guerre contre un système qui a d’abord bousculé un monde des taxis aux valeurs et au fonctionnement établis, avant de s’empêtrer dans les contradictions de ses multiples applications cannibales. Alors qu’un syndicat des exploitants du transport des personnes doit voir le jour sous l’impulsion du dernier précité, c’est l'Unsa SCP-VTC qui a décidé de croiser le fer avec Uber devant les Prud’hommes.

Prise dans la tourmente de son succès, la société Uber ne cesse pourtant pas d’explorer de nouvelles pistes. Un prototype de voiture autonome a, en effet, été aperçu au mois de mai en Pennsylvanie. Pour le développement de ce projet, l’entreprise de VTC vient même de s‘adjoindre les services de deux hackers.
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