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Voitures-radar privatisées : malgré le début poussif, l'État persévère

Voitures-radar privatisées : malgré le début poussif, l'État persévère

Pour l'État, le test en Normandie est concluant. Il annonce que la conduite des voitures avec un radar embarqué sera privatisée dans trois autres régions début 2020.

L'efficacité de l'externalisation de la conduite des voitures-radar a été sérieusement remise en doute cette semaine avec les déclarations du préfet de la Manche. Celui-ci a révélé un nombre d'infractions relevées par ces véhicules dans son département assez faible.

Mais pour le gouvernement, il n'est pas question de parler d'échec. Au contraire, pour lui, la privatisation lancée en avril 2018 en Normandie est une réussite. Si le dispositif a connu un début plus que poussif, c'est parce que "l’expérimentation a permis la résolution des difficultés techniques inhérentes à toute innovation technologique". Il a fallu notamment du temps pour vérifier le bon fonctionnement du système de lecture automatique des panneaux de limitation de vitesse et la cartographie du réseau.

Au cours du premier trimestre 2019, les véhicules utilisés en Normandie ont effectué plus de 800 tournées qui ont représenté environ 200.000 km de routes contrôlées. 12.000 "messages d'infractions" ont été générés. Et preuve que la montée en puissance se poursuit, 100.000 km de contrôle ont été faits sur le seul mois d'avril, avec à la clé près de 7.000 messages d'infractions. L'État vise un parc normand pleinement opérationnel d'ici l'été, avec 26 voitures.

Et l'État prépare la suite. Il vient d'annoncer que l’appel d’offres permettant à des prestataires privés de gérer la conduite des voitures-radar dans trois nouvelles régions sera publié dans les prochains jours. Il concernera la Bretagne, les Pays de la Loire et le Centre Val de Loire. Cela représente 60 véhicules au total, qui devront circuler 6 heures par jour, 7 jours sur 7, de jour comme de nuit. La mise en circulation est espérée pour janvier 2020.

L'État rappelle que les sociétés qui vont remporter les appels d'offres seront rémunérées au nombre de kilomètres effectués, et non de flashs. Le conducteur de la voiture avec un radar embarqué n'est pas au courant des infractions constatées. Les trajets sont décidés par les services de État.

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