Recharger sa voiture chez des proches : le nouveau tabou Français qui électrise les dîners de famille
Plutôt tomber en panne que de demander une petite rallonge à ses amis pour recharger son véhicule électrique. Entre peur de déranger, calculs d’apothicaire, et négation sans vergogne, les Français ne semblent guère branchés à recharger chez autrui.

Là où il y a de la gêne y a pas de plaisir… et pas de courant non plus. Une enquête paneuropéenne signée Ford met en exergue l’émergence de nouveaux comportements liés à la recharge au domicile… Des autres.
Comme le souligne Louis-Carl Vignon, PDG de Ford France, ces données mettent en lumière les nouveaux défis relationnels posés par la transition électrique au-delà de la simple technologie.
Le palmarès de la gêne
En pleine visite chez des proches, quelle est la situation la plus délicate ? Pour les Français, le verdict est sans appel : demander à recharger sa voiture (32 %) est officiellement plus embarrassant que de ne pas savoir comment tirer la chasse d’eau des toilettes (31 %). Ce malaise frôle même celui de réclamer le ticket de caisse d’un cadeau de Noël raté (38 %). À l’inverse, nos voisins italiens affichent une décontraction totale : 47 % d’entre eux trouvent cette demande « pas gênante du tout ». Visiblement, la « zen attitude » n’a pas encore passé les Alpes !
Le « Charge-mergency » : l’art de l’esquive à la française
Quand l’ambiance familiale devient un peu trop… sous tension, les conducteurs de VE n’hésitent pas à dégaine une excuse en béton. Plus d’un tiers des Français (39 %) envisageraient de simuler une batterie faible pour quitter la longue litanie du repas familial dominical. Un coq bien timoré par rapport à la perfide Albion. Champions européens de la fuite électrique, 63 % des Britanniques se disent prêts à invoquer un besoin urgent de recharge pour obtenir un moment de répit loin de la belle-famille ou d’amis raseurs.
Les kilomètres de la pudeur ou de la honte ?
La discrétion française a un prix, et il se mesure au compteur. 44 % des conducteurs français préféreraient parcourir 5 km ou plus pour dénicher une borne publique plutôt que de solliciter une prise chez leurs hôtes. C’est le record d’Europe, devant l’Italie (37 %) ou l’Allemagne (35 %). En clair : plutôt tomber en rade et/ou arriver en retard que de solliciter pomper des watts à son beau-frère. Encore faut-il que ce dernier accepte de vous relier à sa prise
Le « non » qui pique et l’agacement caché
Si vous osez demander, préparez-vous au vent. 30 % des conducteurs français ont déjà essuyé un refus catégorique, le taux le plus élevé d’Europe. Et attention aux faux sourires : 23 % des hôtes français avouent qu’une demande de recharge les irrite profondément, contre seulement 7 % chez les Allemands. Même ceux qui possèdent déjà une borne à domicile ne sont pas tous prêteurs : 18 % d’entre eux voient d’un mauvais œil l’arrivée d’un « squatteur » d’électrons. Déjà qu’on l’invite à manger, on ne va pas en plus lui faire le plein de sa bagnole. Il fallait prévoir ! Question de convention sociale ou de mesquine radinerie ?
Le « merci » pragmatique et calculé
Au fait combien ça coûte de recharger sa bagnole au domicile des autres ? Environ, 3,75 € environ pour récupérer 100 km d’autonomie sur une Megane E-Tech (batterie de 60 kWh). Que les Français (33 %) s’empressent de vouloir rembourser auprès de leurs amis. Une approche très « comptable » qui tranche avec celle des Italiens. Pour remercier leurs hôtes électro-sympathiques les Transalpins préfèrent offrir une bonne bouteille de vin (34 %), là où Espagnols promettent un service en retour (39 %).
Pour Louis-Carl Vignon, PDG de Ford France : « L’adoption des véhicules électriques apporte aussi son lot de nouvelles questions sociales »…. Capables de briser des amitiés ?















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