Votre navigateur ne supporte pas le code JavaScript.
Logo Caradisiac    

Publi info

Xpeng L03 : du presque premium, à un tarif « low-cost » !

Dans Nouveautés / Nouveaux modèles

Manuel Cailliot

Le constructeur chinois XPeng élargit sa gamme par le bas en présentant aujourd’hui le L03, un SUV coupé au look sportif. Au menu, beaucoup de technologie et un équipement pléthorique, de l’espace et une qualité de finition étonnante. En gros, du presque premium, mais pour un prix défiant toute concurrence ! À partir de 34 990 €, on a droit à de la poudre aux yeux ou à un challenger de poids ? Sur le papier, c’est prometteur…

Xpeng L03 : du presque premium, à un tarif « low-cost » !

Fondée en 2014, la jeune marque chinoise XPeng, dirigée aujourd’hui par Xiaopeng Hé, ancien PDG d’Alibaba, affiche des chiffres de vente en progression insolente (+ 126 % en 2025 avec 430 000 voitures vendues dans le monde), et des ambitions ogresques sur tous les marchés, y compris l’Europe, et la France. Son credo : la technologie, l’IA et l’électrique essentiellement. Et pas que dans l’automobile d’ailleurs, puisque la marque est aussi connue pour son robot humanoïde « Iron », et ses « flying cars », sorte de drones géants capables de transporter des personnes.

On connaissait sur notre marché ses modèles de SUV G6 et G9, ainsi que la berline P7 +, connus autant pour leurs vitesses de charge impressionnantes que pour leurs tarifs bien placés. Et pour élargir la gamme vers le bas, voilà que débarque maintenant le L03, un SUV coupé au style dynamique, dont la gamme de prix débute à 34 990 €, soit 8 000 € de moins que le grand frère G6 ! Mais les prestations de ce nouveau concurrent des Tesla Model Y, Peugeot E-3008, Volkswagen ID.5, Skoda Elroq (voire Enyaq coupé), ou même Renault Scénic sont-elles du coup rabotées ? Ou bien s’agit-il d’un nouveau compétiteur de choix ?

Nous avons les premiers éléments de réponse après l’avoir découvert lors d’un spectaculaire événement organisé en Allemagne, à Munich, qui en a dit autant sur le véhicule que sur les moyens impressionnants de la marque investis en communication.

Mais c’est plus précisément dans un studio gigantesque en périphérie de Munich que nous avons pu découvrir la bête en détail. Et le L03, s’il ressemble de loin à toutes les nouveautés chinoises actuelles, n’est pas pour autant dessiné avec les pieds. Et pour cause, puisque son design a été chapeauté par JuanMa Lopez, un transfuge de chez Ferrari, ancien chef du design extérieur de la marque au cheval cabré, excusez du peu.

 

Un design très lisse et aérodynamique

Les lignes sont très lisses, et rien ne dépasse, au bénéfice du coefficient de pénétration dans l’air, qui est annoncé à un excellent 0,228.
Les lignes sont très lisses, et rien ne dépasse, au bénéfice du coefficient de pénétration dans l’air, qui est annoncé à un excellent 0,228.

Si les lignes sont très lisses, si rien ne dépasse et si les excentricités sont absentes, le sentiment d’ensemble est qu’on a affaire à un modèle à vocation sportive. Déjà, la ligne est équilibrée, ce qui n’est pas toujours le cas des SUV coupés concurrents. La face avant arbore une impressionnante signature lumineuse en deux demi X, qui réunis formeraient le logo XPeng. Le bas du bouclier laisse entrevoir des volets mobiles, au bénéfice de l’aérodynamisme.

Le profil de coupé est fluide. La longueur du L03 est de 4,65 m, soit 10 cm de moins que le G6, son grand frère. La largeur est de 1,92 m et la hauteur de 1,60 m.
Le profil de coupé est fluide. La longueur du L03 est de 4,65 m, soit 10 cm de moins que le G6, son grand frère. La largeur est de 1,92 m et la hauteur de 1,60 m.

Sur le profil, on remarque des jantes de 18 pouces en entrée de gamme (20 pouces pour les versions hautes) qui semblent bien petites dans leurs passages de roues, ces derniers étant surlignés d’un pli de caisse. Les rétroviseurs sont posés sur leur support et leur miroir sans encadrement fait penser à ce que l’on trouve chez Polestar par exemple. Les poignées de portes sont affleurantes, mais purement mécaniques, ce qui évite la polémique sur les poignées électriques, bannies en Chine désormais.

Et la ligne de toit plongeante est sans conteste celle d’un SUV coupé, descendant en pente douce vers un hayon sans becquet, qui se termine en petite queue de canard. Un bandeau lumineux traverse la poupe sur toute sa largeur, avec des inspirations puisées chez Porsche, voire chez… Ferrari et son SUV Purosangue.

Le 3/4 arrière est dynamique avec un bandeau de feux vu et revu certes. Les petites ouvertures sur les côtés sont fonctionnelles, et améliorent le Cx.
Le 3/4 arrière est dynamique avec un bandeau de feux vu et revu certes. Les petites ouvertures sur les côtés sont fonctionnelles, et améliorent le Cx.

De petites ouvertures, aussi bien au niveau du bouclier avant que des feux arrière améliorent l’écoulement des flux d’air. Oui, ils sont ici vraiment fonctionnels. Et le résultat est un coefficient de pénétration dans l’air remarquable pour un SUV, même coupé, de 0,228 précisément. Même si le Tesla Model Y est intouchable avec ses 0,22, la performance est à souligner.

 

Un habitacle épuré et bien fini

La planche de bord est très lisse également et épurée. Très Tesla finalement. Et la qualité de fabrication ne souffre pas la critique. Pour l’ergonomie, tout passe par l’écran, mais il est plutôt facile à utiliser, et très rapide et fluide.
La planche de bord est très lisse également et épurée. Très Tesla finalement. Et la qualité de fabrication ne souffre pas la critique. Pour l’ergonomie, tout passe par l’écran, mais il est plutôt facile à utiliser, et très rapide et fluide.

Lisse à l’extérieur, le L03 l’est tout autant à l’intérieur. La planche de bord est en effet totalement épurée, avec une absence totale de boutons et des lignes sans aucune fioriture, inspirées clairement de l’univers Tesla. Mais en plus de l’écran central de 15,6 pouces, à la définition précise et au fonctionnement fluide (et ergonomique), le chinois ajoute, pour l’Europe uniquement, un deuxième écran de 8,88 pouces devant le conducteur, pour les informations de conduite.

Les rangements sont nombreux, avec des porte-gobelets, deux supports pour téléphone (dont un seul permet la recharge par induction), un grand espace sous l’accoudoir, un autre sous la console centrale, de larges bacs de portière et une (petite) boîte à gants.

Notable, la forme ovale du volant peut étonner, mais ce dernier se révèle agréable à prendre en main, et il ne cache pas l’instrumentation.

Le volant est très ovale, mais ne cache heureusement pas l’instrumentation.
Le volant est très ovale, mais ne cache heureusement pas l’instrumentation.

Enfin, on peut choisir gratuitement entre deux ambiances, une claire et une plus foncée, tandis que la sellerie est dans tous les cas en similicuir, et que la qualité de fabrication de l’ensemble est surprenante. On n’est pas encore au niveau des modèles premium, mais pas loin. Les matériaux sont largement moussés, à l’avant comme à l’arrière, les assemblages sans reproche. Encore une fois, les modèles chinois étonnent positivement à ce niveau, surtout en regard du prix demandé, nous y reviendrons.

Dernier détail, ce L03 est fait pour les youtubeurs et autres fournisseurs de contenu. Pourquoi ? Parce qu’il intègre en série des supports pour caméras GoPro, directement sur la planche de bord. XPeng veut que sa nouveauté soit visible sur les réseaux sociaux, c’est le message clair qui est passé.

La banquette est moelleuse, et l’espace ne manque pas pour les jambes, ni pour la tête. Un tiroir de 7 litres prend place sous la banquette.
La banquette est moelleuse, et l’espace ne manque pas pour les jambes, ni pour la tête. Un tiroir de 7 litres prend place sous la banquette.

Aux places arrière, l’espace est généreux pour les jambes, grâce à un grand empattement de 2,85 m, et même pour la tête, malgré le profil de coupé. Sous la banquette, on trouve un astucieux tiroir de rangement, d’une contenance de 7 litres. Le toit panoramique vitré, en série, amène beaucoup de luminosité. Il ne dispose pas de velum mais est traité contre les UV.

Le coffre arrière offre 367 litres, c’est très moyen.
Le coffre arrière offre 367 litres, c’est très moyen.
Un frunk de 89 litres complète heureusement un peu le volume.
Un frunk de 89 litres complète heureusement un peu le volume.

Côté coffre, par contre, c’est la déception. En effet, en norme VDA, le volume n’est que de 367 litres (549 litres en litres d’eau). C’est petit par rapport au gabarit. Heureusement, un frunk de 89 litres (44 litres sur la version 4x4) permet de porter le volume total à 456 litres, mais ça reste moyen.

 

Un équipement plus que riche, même en entrée de gamme

Dans tous les cas, les passagers bénéficieront d’un espace ultra équipé. La dotation est en effet assez hallucinante. Tout est de série ou presque, y compris en entrée de gamme. Tenez-vous bien, car vous disposerez dans tous les cas du listing suivant :

Feux à LED avant et arrière, climatisation bi-zone, sièges avant électriques, chauffants, et ventilés, système de parking automatique (y compris autonome en étant en dehors de la voiture), hayon électrique, toit panoramique vitré, volant chauffant, écrans numériques de 8,9 et 15,6 pouces, affichage tête haute 26,8 pouces, commande vocale en langage naturel, détection de véhicule dans l’angle mort, alerte de collision arrière, marche arrière automatique (le chemin en marche avant est reproduit en marche arrière), pompe à chaleur, jantes de 18 pouces, tout cela est standard.

Même en entrée de gamme, les sièges sont électriques, chauffants et ventilés. En haut de gamme, ils deviennent massants.
Même en entrée de gamme, les sièges sont électriques, chauffants et ventilés. En haut de gamme, ils deviennent massants.

Et les versions haut de gamme dites « s ultra » ajoutent des puces surpuissantes Turing AI permettant de la conduite autonome de niveau 3, lorsque cela sera autorisé chez nous, mais aussi les sièges massants, le pare-brise chauffant, une sono 20 haut-parleurs, la suppression active de bruit ou l’affichage de simulation de l’environnement, et les jantes de 20 pouces.

Avec tout ça, on est clairement dans la sphère premium, même si XPeng ne le revendique pas. Et il est clair que la concurrence est larguée. Sauf la concurrence… Chinoise. Mais elle n’est pas encore vraiment présente sur le segment des SUV coupés de ce gabarit.

 

Deux batteries, une recharge rapide et une version 4x4

Côté moteurs et batterie, le L03 offre plusieurs choix. En entrée de gamme dite « autonomie standard », on doit se contenter de la petite batterie de 57 kWh nets, Le moteur développe 245 ch, abat le 0 à 100 en 7,5 secondes et l’ensemble promet 445 km d’autonomie. La version grande autonomie passe à une batterie de 69 kWh nets et peut parcourir 520 km sur une charge, tout en tombant à 6,6 secondes pour le 0 à 100. Sa déclinaison ultra, à cause de jantes de 20 pouces au lieu de 18, affiche 480 km d’autonomie et perd donc 40 km. Enfin, la version performance bi-moteur à transmission intégrale développe 388 ch, passe de 0 à 100 en 4,5 secondes et annonce 440 km d’autonomie, ce qui peut paraître du coup un peu juste.

L’efficience globale est donc un peu inférieure à ce que peuvent offrir les meilleurs modèles européens ou américains. Certains ayant des rapports taille de batterie/autonomie un peu meilleurs, on pense bien sûr au Tesla Model Y. Mais sur le papier, le L03 ne démérite pas non plus. Et encore une fois, il faut rapporter le tout au prix demandé.

Enfin techniquement, le L03 est basé sur une architecture 400 volts, et non 800 volts comme les modèles plus haut de gamme de XPeng. C’est dommage mais cependant, les puissances de recharge restent élevées, et comprises entre 193 et 236 kW selon la taille de la batterie, ce qui permet dans tous les cas de passer de 10 à 80 % en 20 minutes. C’est évidemment moins bien que les 12 minutes du grand frère G6 mais ça reste très gérable sur les longs trajets.

Des prix au ras du plancher

Xpeng L03 : du presque premium, à un tarif « low-cost » !

Terminons avec les prix. Et comme le reste des caractéristiques, ils impressionnent. C’est bien simple, avec une gamme qui débute à 34 990 € pour l’entrée de gamme à petite batterie, et qui culmine à 46 990 € pour la version Performance Ultra 4x4, la concurrence européenne ne peut que trembler. Les tarifs sont ceux de SUV urbains électriques, moins puissants, moins autonomes, avec des puissances de recharge bien inférieures, et un équipement qui fait indigent à côté de celui de ce L03. Et pour avoir aussi bien, il faut mettre au moins 3 000 € de plus pour un Tesla Model Y Standard qui sera bien moins équipé. Un Peugeot E-3008 commence à 45 090 €, bien moins équipé également. Un Volkswagen ID.5 comparable vous coûtera 12 000 € à 15 000 € de plus.

Même un Skoda Elroq, plus petit et moins équipé, sera 7 000 € plus cher, et c’est un des européens les plus compétitifs… Bref, vous l’aurez compris, la concurrence de ce L03 est chinoise comme lui. Et encore, chez BYD, le SUV coupé Sealion 7 est à partir de 47 000 €, chez MG, pas vraiment de concurrent à mettre en face, tout comme chez Geely, qui ne propose pas de SUV coupé, mais un E5, à partir de 37 990 €, moins équipé aussi.

 

LE BILAN

On aimerait pouvoir dire du mal de tous ces modèles chinois qui déferlent en ce moment sur notre marché. Mais objectivement, c’est compliqué. XPeng propose ici une nouveauté qui, sur le papier, a tout pour plaire. Look loin d’être repoussant, même s’il ne sera pas « coup de cœur » pour tout le monde, contenu technologique et en équipement impressionnants, qualité de finition sans reproche, espace à bord généreux, aspects pratiques pas oubliés, plein de cases sont cochées. Et en plus, le plus est digne de la catégorie inférieure, pour des prestations qui se rapprochent du premium.

Reste à savoir si ces bonnes dispositions se poursuivront sur la route. Les essais auront lieu fin septembre/début octobre. Mais les commandes sont déjà ouvertes.

Photos (20)

Mots clés :

Commentaires ()

Déposer un commentaire

SPONSORISE

Actualité Xpeng

Essais Xpeng