En Suisse, les autorités cantonales ne pourront plus prononcer un seul retrait de permis pour des infractions routières commises à l'étranger : le Tribunal fédéral (TF) estime que la base légale est défaillante. L'affaire suivante l'illustre. Un automobiliste saint-gallois avait écopé d'une amende de 100 euros pour un excès de vitesse de 41 km/h sur une autoroute en Allemagne et d'une interdiction de rouler sur les routes allemandes pendant un mois. L'Office de la circulation du canton de Saint-Gall avait été mis au courant des faits et avait prononcé un retrait de permis de trois mois. Le TF a annulé cette décision, considérant que l'arsenal juridique invoqué par l'administration cantonale est insuffisant. Ce verdict bafoue ainsi une jurisprudence ayant permis durant 40 ans de punir d'un retrait de permis les conducteurs qui ont violé les règles de la circulation sur les routes étrangères.
Les juges fédéraux ont souligné que l'ordonnance réglant l'admission des personnes et des véhicules à la circulation prévoit le cas de figure mais elle ne comble pas à elle seule le vide juridique. Un retrait de permis constitue une mesure grave et elle doit être prévue dans une loi et non pas dans une simple ordonnance. Moritz Leuenberger, chef du département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication, veut que les services de son département comblent rapidement le vide juridique constaté par le Tribunal fédéral. Deux juges minoritaires, soutenant le maintien de l'ancienne jurisprudence, ont rappelé que la Suisse a signé des accords avec une dizaine d'autres pays, dont l'Italie, la Grèce, la Croatie et le Liechtenstein.
Source : ATS














Déposer un commentaire
Alerte de modération
Les données que vous renseignez dans ce formulaire sont traitées par GROUPE LA CENTRALE en qualité de responsable de traitement.
Les données obligatoires sont celles signalées par un astérisque dans ce formulaire.
Ces données sont utilisées à des fins de :
Vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, d’effacement de ces données, d’un droit de limitation du traitement, d’un droit d’opposition, du droit à la portabilité de vos données et du droit d’introduite une réclamation auprès d’une autorité de contrôle (en France, la CNIL).
Pour en savoir plus sur le traitement de vos données : Politique de confidentialité
Alerte de modération