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Après l'Airbus de la batterie, l'Airbus de l'hydrogène ?

Après l'Airbus de la batterie, l'Airbus de l'hydrogène ?

Les gouvernements allemand et français ont annoncé récemment un début de collaboration dans le privé entre différents acteurs pour la création d'un "Airbus de la batterie" en Europe. Et si, aussi, nous avions un "Airbus de l'hydrogène" ?

Air Liquide est un des acteurs mondiaux majeurs de l'énergie et plus particulièrement de l'hydrogène, mais cette énergie est face au même problème que les batteries en Europe : le manque de cohésion et de soutien à long terme. Le PDG d'Air Liquide, Benoît Potier, a justement fait une déclaration intéressante lors de l'assemblée devant les actionnaires, le 7 mai.

"Les années 2020 seront déterminantes. C'est une des solutions contre le réchauffement climatique. Car c'est une énergie abondante et non polluante. C'est un marché potentiel de 2.500 milliards de dollars à l'échéance 2050". Benoît Potier parle évidemment de l'hydrogène, dont la production a connu quelques évolutions importantes ces dernières années avec l'hydrogène décarboné. Le principe ? Récupérer une partie du CO2 émis lors de la production de l'hydrogène. Nous sommes encore très loin d'un procédé industriel totalement neutre, mais Air Liquide semble confiant sur le futur de cette énergie.

Et justement, pourquoi pas créer l'Airbus de l'hydrogène ? Le PDG d'Air Liquide y croit : "ce que nous avons l'intention de faire, c'est de nous appuyer sur cette dynamique mondiale (en référence à la création du conseil de l'hydrogène, lancé par Air Liquide et Toyota) pour retourner voir le gouvernement français, éventuellement le gouvernement allemand, et faire une promotion de coopération franco-allemande sur ce domaine, de même qu'il y a en une dans la batterie. Il y a beaucoup d'acteurs franco-allemands qui sont intéressés".

Récemment, nous avons vu des géants comme Bosch, Continental ou Audi annoncer des plans pour l'hydrogène. 

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Commentaires (15)

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Par Profil supprimé

Avec Voleur Liquide aux premières loges on peut s'attendre a se faire dépouiller sec avec les prix de l'hydrogène :peur:

faut voir leurs prix sur les gaz industriels :pfff:

Par

En réponse à Profil supprimé

Avec Voleur Liquide aux premières loges on peut s'attendre a se faire dépouiller sec avec les prix de l'hydrogène :peur:

faut voir leurs prix sur les gaz industriels :pfff:

Pourvu que ça dure : ça reste un des fleurons de l'industrie pas encore bradé aux chinois ou/et USA :bien:

Par

"C'est une des solutions contre le réchauffement climatique" , ah bon ?

C'était donc vrai , nooonnnn .

"Enfin la pile à combustible nécessite actuellement pour sa fabrication des métaux rares, par exemple du platine, pour lequel un seul pays assure 70% de la production mondiale : l’Afrique du Sud. Cette production mondiale a totalisé 5.860.000 onces en 2001 (une once = 31,10 grammes), soit 180 tonnes environ. Aujourd’hui il faut environ 100 grammes de platine pour faire une pile à combustible de voiture, mais nous allons nous placer dans le cas de figure où seuls 30 grammes par pile seraient nécessaire, ce qui représente la possibilité ultime espérée avec ce métal. La production mondiale de platine (dont la moitié est déjà utilisée dans des pots catalytiques, dont il est vrai que la nécessité disparaît avec les piles) permettra alors de fabriquer de l’ordre de 5 millions de voitures par an.

Il faudrait donc 120 ans pour transformer le parc actuel (600 millions de voitures), et 600 ans pour y convertir un parc mondial passé à 3 milliards de véhicules, nombre qui sera atteint si le monde entier connait le même taux de motorisation que la France en l’an 2000.

Il est bien sûr possible (et même probable) qu’un autre catalyseur soit trouvé pour fabriquer une pile, mais le petit calcul ci-dessus montre simplement qu’entre un prototype de laboratoire et un objet disponible pour tout le monde, il peut y avoir des goulets d’étranglement qui ne sont pas si simples à franchir !"

Par exemple ça aide à relativiser c'est signé JM Jancovici . merci à lui , y'en a qui bosse .

Par

En réponse à Profil supprimé

Avec Voleur Liquide aux premières loges on peut s'attendre a se faire dépouiller sec avec les prix de l'hydrogène :peur:

faut voir leurs prix sur les gaz industriels :pfff:

Les pétroliers actuels se tourneront vers ce ''nouveau carburant'' quand les propositions chez les constructeurs seront bien développées.

Et quand c'est ouvert à la concurrence, il y a deux possibilités : se mettre d'accord ''entre potes'' sur les prix à pratiquer, ou défoncer le leader historique pour se faire une place.

:jap:

Par

ils devront faire vite, car la capacité des batteries continuera de progresser, tout comme la diminution de leur poids et de leur tarif.

et d'ores et déjà, c'est avant tout pour les longs trajets que l'hydrogène a encore une carte à jouer. car pour les courtes distances, une voiture électrique à batterie restera le choix le plus judicieux pour ceux et celles pouvant la recharger à domicile.

Par

il est temps de créer l'Europe d'une industrie puissante !

Par

En réponse à zefberry

"C'est une des solutions contre le réchauffement climatique" , ah bon ?

C'était donc vrai , nooonnnn .

"Enfin la pile à combustible nécessite actuellement pour sa fabrication des métaux rares, par exemple du platine, pour lequel un seul pays assure 70% de la production mondiale : l’Afrique du Sud. Cette production mondiale a totalisé 5.860.000 onces en 2001 (une once = 31,10 grammes), soit 180 tonnes environ. Aujourd’hui il faut environ 100 grammes de platine pour faire une pile à combustible de voiture, mais nous allons nous placer dans le cas de figure où seuls 30 grammes par pile seraient nécessaire, ce qui représente la possibilité ultime espérée avec ce métal. La production mondiale de platine (dont la moitié est déjà utilisée dans des pots catalytiques, dont il est vrai que la nécessité disparaît avec les piles) permettra alors de fabriquer de l’ordre de 5 millions de voitures par an.

Il faudrait donc 120 ans pour transformer le parc actuel (600 millions de voitures), et 600 ans pour y convertir un parc mondial passé à 3 milliards de véhicules, nombre qui sera atteint si le monde entier connait le même taux de motorisation que la France en l’an 2000.

Il est bien sûr possible (et même probable) qu’un autre catalyseur soit trouvé pour fabriquer une pile, mais le petit calcul ci-dessus montre simplement qu’entre un prototype de laboratoire et un objet disponible pour tout le monde, il peut y avoir des goulets d’étranglement qui ne sont pas si simples à franchir !"

Par exemple ça aide à relativiser c'est signé JM Jancovici . merci à lui , y'en a qui bosse .

Et surtout le plus important, une pile à combustible n’a qu’une durée de vie de 5000 heures. De quoi donner 150 000 à 200 000 kms de durée de vie.

Les lithiums chez Tesla c’est 500 à 800 000 kms. Technologie hors de prix et morte née.

Par

« L’airbus » de la connerie aussi.

Que cette expression toute droite sortie d’un cerveau de fonctionnaire défraîchie qui n’a jamais travaillé de sa vie vienne pourrir toute crédibilité industrielle soit envoyée au fond de la cuvette. Pitié.

Par

Je vais remettre l'article sur l'hydrogène que j'avais trouvé très intéressant :

"Les propriétés physiques de l’H2 en font un gaz encombrant.

À la pression atmosphérique, trois mètres cubes (m3) d’H2 (3000 litres) contiennent l’équivalent en énergie d’un litre d’essence (9 kWh). On comprime donc généralement l’H2 à 200 fois la pression atmosphérique (200 bars5), ou à 700 bars, ou on le liquéfie, ce qui consomme de plus en plus d’énergie à chaque étape.

Il ne faut alors plus que 7 litres d’H2 à 700 bars ou 4 litres d’H2 liquide (à – 253°C dans un contenant isolant et volumineux) pour disposer de l’équivalent énergétique d’un litre d’essence.

Dans les véhicules ?

L’hydrogène liquide est difficile à conserver dans des voitures particulières (fuites). Par rapport à l’essence, pour parcourir 600 km, aujourd’hui le meilleur compromis est le réservoir d’hydrogène sous pression à 700 bars qui est près de dix fois plus gros que le réservoir d’essence (400 litres au lieu de 42 litres) et six fois plus lourd (240 kg au lieu de 40 kg).

On peut cependant encore l’insérer dans une voiture moyenne, même s’il y a forcément moins de place disponible et de charge utile restante.

Il en coûterait aujourd’hui au minimum 17 € TTC pour faire 100 km avec de l’H2 issu d’une électrolyse industrielle6, alors que 7 l d’essence à 1,5€ TTC coûtent 10,5€ … et que 7l d’essence à 2€ coûtent 14€.

Il faudrait atteindre au minimum 2,5 € le litre (7 x 2,5 = 17,5 €) pour commencer à être financièrement concurrentiel, compte tenu des inconvénients (poids, volume, autonomie, recharges,…).

En stockage d’électricité ?

À partir de l’électricité initiale, il y a une perte de 50 % d’énergie pour obtenir de l’H2 sous pression à 700 bars et jusqu’à 60% pour obtenir de l’H2 liquide. Puis, au minimum, une nouvelle perte de 50% intervient pour transformer l’H2 en électricité dans une PAC. Le rendement global en y incluant les pertes diverses (transport, stockage,…) est donc de moins de 25% (il y a plus de 75% de pertes).

Pour 100 kWh d’électricité à stocker, le « système hydrogène » n’en restitue que 25 kWh.

Le coût de l’électricité « sortante » (celle qui a été stockée sous forme d’H2) est donc au minimum quatre fois plus élevé que le prix de l’électricité « entrante » (qui sert à produire l’H2), sans compter l’amortissement du prix de la PAC et le coût de la main d’œuvre.

La possibilité d’injecter l’H2 dans le réseau de gaz naturel soulève quelques problèmes techniques :

par comparaison avec le gaz naturel, l’énergie dépensée pour son transport est trois fois plus importante,

les fuites (dues à la petite taille de la molécule d’hydrogène) entraînent des pertes importantes dans le réseau. Après quelques centaines de km, que récupère-t-on à l’autre bout du « tuyau » (le gazoduc) ?"

....

Au quel je rajoute:

http://ecolo.org/documents/documents_in_french/articleHydrogeneSalaun.htm

"Pour produire une tonne d’hydrogène par électrolyse, il faut 82,4 MWh.

Pour remplacer les 20 millions de tonnes d’essence consommées par an en France, il faudrait disposer de 565 TWh alors qu’actuellement la consommation française annuelle d’électricité est d’environ 450 TWh. Pour fournir une telle électricité il faudrait 80 unités de 1 000 MWe (nucléaires évidemment). En plus de la construction de ces 80 centrales, il faudrait aussi réaliser les électrolyseurs pour lesquels des problèmes techniques sont encore à résoudre, notamment celui des électrodes …Pour produire l’hydrogène en remplacement des 20 Mt de gazole consommés par an, en France, il faudrait aussi l’énergie de 80 centrales de 1000 MW.

Au total, pour remplacer les carburants, essence et gazole, il faudrait une puissance électrique installée de 1 600 GW (le parc nucléaire actuel est de 600 GW environ)."

Pour la production d’hydrogène par la méthode du " gaz à l’eau ", à partir du charbon dont les réserves sont importantes est intéressante. Pour remplacer les 40Mt d’essence et gazole consommés par an en France, il faudrait fabriquer 13,7 millions de tonnes d’hydogène. Les émissions de CO2 serait de 201 millions de tonnes soit 60% de plus que le CO2 émis par la combustion des 40 millions de tonnes d’essence et de gazole. Ainsi, ceci conduirait à une augmentation de l’effet de serre. On aboutit à l’inverse du but recherché."

Si tout va bien, car la chaine complète de production et de distribution laisserait, d'après certains calculs, echapper environ 30% de l'hydrogène a cause de la molécule d'hydrogène

Par

Avant de se mettre à l'hydroène, faudrait déja réussir le challenge de l'élec !! Toujours tendance à se disperser chez nous !

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