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Assurance : des primes peu remboursées mais stables… avant un boom en 2023 ?

Dans Pratique / Budget

Assurance : des primes peu remboursées mais stables… avant un boom en 2023 ?

Si plusieurs assureurs ont gelé leurs tarifs cette année - et la Maïf est la seule pour l'instant à avoir indiqué qu'elle réitérait en 2022 -, rares sont ceux à avoir remboursé les trop-perçus encaissés à la faveur des confinements qui ont entraîné une baisse de la sinistralité. Et les assurés devraient se préparer à la hausse des tarifs à partir de 2023, selon un spécialiste du secteur !

« Si les hausses tarifaires devraient être modérées », avec des progressions de l’ordre de 0,5 à 1 % en moyenne en 2022 sur le marché de l’assurance automobile, « une accélération est à prévoir à l’échéance 2023 », prévient le cabinet de conseil Facts & Figures, comme s’en est déjà fait l’écho Caradisiac.

Dans son baromètre annuel des Assurances Dommages, publié la semaine dernière, le cabinet pointe en effet, comme les années précédentes, « la dérive du coût de la réparation automobile », avec « l’explosion » du prix des pièces détachées. Et c'est cette évolution, selon lui, qui finira par peser sur les prix de l'assurance auto.

« Il y a une inflation des prix hallucinante qui, pour l'instant, ne se retrouve pas complètement sur les prestations tarifaires », dixit Cyrille Chartier-Kastler, le fondateur de Facts & Figures.

Parmi les exemples concrets brandis à l’appui, celui du remplacement d’un rétroviseur : le prix de l’équipement, du plus simple au plus sophistiqué des marques Premium, varie ainsi de 126 à… 780 euros !

L’accroissement de véhicules lourds (SUV, véhicules électriques) et bourrés d’électronique dans le parc contribue à la flambée de cette facture, en hausse moyenne annuelle de 3,6 %. En 2020, elle a même grimpé de 4,4 %, après 6 % en 2019.

En outre, le coût de la main-d’œuvre progresse aussi « à une vitesse supérieure à l’inflation ».

Les confinements favorables à l'assurance Dommages

Si les prix ne flambent pas encore, c'est que le Covid n'a pas eu que des impacts négatifs ! Les trois confinements – les deux de 2020 et le troisième en 2021 – ont même été particulièrement favorables aux assureurs, tout simplement en raison de la baisse de la sinistralité constatée durant ces périodes.

Moins d’accidents, moins de vols, moins d’assistance… Le montant total des coûts a baissé de 6 points en 2020 pour les assureurs, selon les calculs de Facts & Figures. Même si la crise sanitaire leur a globalement été défavorable, insiste le cabinet, ils n'ont pas tous été impactés de la même manière.

Tout dépend du mixte de leur activité et donc de la nature de leur portefeuille : particuliers versus entreprises. Dans ce contexte, certains s’en tirent finalement plutôt bien.

C’est le cas de ceux qui couvrent essentiellement les dommages aux particuliers, que ce soit en matière automobile ou en habitation, comme les mutuelles et les bancassureurs, où cette part représente respectivement 85 et 94 % de leur activité.

Quelques gestes dès 2020

D’ailleurs, en avril 2020, la Maïf, rappelez-vous, avait décidé « de faire bénéficier l’ensemble de [ses] sociétaires détenteurs d’un contrat d’assurance automobile, des économies réalisées » qu’elle estimait « à environ cent millions d’euros », soit 30 euros à rembourser par véhicule assuré.

La Matmut, de son côté, avait été la première à annoncer « sans attendre l’impact réel de la sinistralité, qui se calcule à l’année », le gel de ses tarifs autos pour 2021. D’autres mutuelles comme la Maïf, GMF et la MACSF lui ont emboîté le pas…

Il faut rappeler que l’UFC-Que Choisir s’en était mêlée aussi et avait appelé « les pouvoirs publics à imposer aux assureurs automobiles de rétrocéder les économies liées au confinement [du printemps 2020] ».

L’association évaluait alors à plus de 2 milliards d’euros les gains générés pour les assureurs, ce qui correspondait pour elle à « une économie moyenne de 48 euros par véhicule ». Soit dit en passant, ça correspond à 60 % de mieux que ce qu’a proposé la Maïf !

« S’il est vrai que nous avons constaté une baisse d’accidents ces dernières semaines, qui peut raisonnablement anticiper la situation dans les prochains mois ? », rétorquait de son côté Florence Lustman, la présidente de la Fédération française de l'Assurance (FFA), dans une lettre ouverte en réponse aux attaques.

Et d'ajouter : « S’il se trouve que les primes perçues ont été supérieures aux sinistres payés, cela se répercutera sur les tarifs de l’année 2021 »… Et alors, que s'est-il passé ?

Des tarifs gelés, mais peu de ristournes globales

Car il y en a du monde à proposer des offres en matière d’assurance auto. Selon les chiffres de la FFA, ils sont une petite centaine – compagnies, mutuelles, bancassureurs – à se partager un chiffre d’affaires de près de 23 milliards d’euros sur le créneau. Autant dire que ce qu’a fait la Maïf représente une goutte d’eau !

Pour autant, celle-ci est restée la seule à avoir fait ce geste généralisé à tous ses assurés autos. Et pour 2022, c’est la seule aussi à avoir d’ores et déjà annoncé la poursuite du gel de ses tarifs.

« Certes, nous avons gagné de l’argent sur l’auto (…). Mais au global, cette crise a tout de même coûté de l’argent ! », s’est justifié Jacques de Peretti, l'ex-PDG d’Axa France, lors de la présentation du plan stratégique du groupe en décembre 2020. Ce que confirme ainsi, en grande partie, l’analyse de la semaine dernière de Facts & Figures.

Pour faire court, l’année 2020 a été une mauvaise année pour les assureurs généralistes comptant dans leur portefeuille non pas que des particuliers (entendez, comme la Maïf ou la Matmut) mais aussi des entreprises, plus ou moins couvertes pour ce qui est de leurs pertes d'exploitation. Cette situation leur a donc induit une charge supplémentaire, calculée à 2 milliards d'euros par la FFA.

De fait, la modération tarifaire s’est malgré tout imposée. Mais pour Cyrille Chartier-Kastler de Facts & Figures, ce n'est jamais que reculer pour mieux sauter, du fait de cette « inflation des prix de la rechange automobile ».

Autant être prévenu, pour lui cette modération ne saurait durer, et les hausses tarifaires devraient être décidées dès 2023. Voilà les assurés rassurés !

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