Votre navigateur ne supporte pas le code JavaScript.
Logo Caradisiac 20 ans    

Téléchargez nos applications

Disponible sur App StoreDisponible sur Google play
Publi info

Covid-19 : les mesures mises en place par les pros pour acheter une voiture (reportage vidéo)

Dans Guide fiabilité / Actu occasion

La crise sanitaire réveille bien des craintes : celle de tomber malade en touchant n'importe quoi ou en s'approchant de quelqu'un. Peut-on dans ces conditions se rendre dans une concession sans prendre de risque ? Caradisiac a enquêté et s'est rendu chez un vendeur. Le verdict est rassurant.

Covid-19 : les mesures mises en place par les pros pour acheter une voiture (reportage vidéo)

 

Depuis le 11 mai et le début du déconfinement progressif des Français, les craintes se font plus prégnantes. Sortir de chez soi oui, mais sortir en toute sécurité, c'est le leitmotiv actuel. Ne pas prendre de risque, respecter les gestes barrières, protéger les consommateurs est important. Tout comme il est important d'arriver à savoir qui le fait, et qui le fait bien.

Vous connaissez Ève Stocchi que vous lisez sur Caradisiac. Figurez-vous qu'elle a contacté Manuel Cailliot, notre spécialiste de l'occasion, pour lui demander comment choisir aujourd'hui une concession qui offre toutes les garanties sanitaires. Suivez l'enquête.

C'est une question légitime que vous vous posez certainement si, après avoir retardé l'achat de votre nouvelle voiture en raison du confinement, vous êtes prêt cette fois à franchir le pas en vous rendant dans un garage. Mais vous vous demandez si le vendeur portera un masque, si on vous en donnera, s'il y aura de l'alcool hydroalcoolique  etc. Pour vous guider dans l'achat d'une voiture d'occasion dans cette période si particulière, nous nous sommes penchés sur le sujet pour regarder comment ça se passe concrètement chez les professionnels de l'automobile.

Ont-ils mis en place des mesures spécifiques Covid-19 ? Si oui, lesquelles ? Et surtout, comment le savoir sans avoir à passer 10 000 coups de fil ? Vous allez le voir, il y a des solutions. Mais sachez d'emblée que vous pouvez être rassurés : oui, les professionnels de l'auto se sont adaptés, et vite, à la nouvelle situation, imposée par le Coronavirus, et par les autorités sanitaires de notre pays.

Cependant, il n'est pas toujours facile de savoir qui fait quoi. Lorsque l'on regarde des annonces sur le bon coin, autoscout24, Auto Plus ou L'argus, c'est très aléatoire. Certains pros mentionnent dans leurs annonces les règles mises en place, mais la plupart non.

Seul le site de La Centrale mentionne le dispositif "spécial Covid-19" mis en place par le professionnel.
Seul le site de La Centrale mentionne le dispositif "spécial Covid-19" mis en place par le professionnel.

Concernant ces informations, seul un site de petites annonces se détache : La Centrale. Depuis le 11 mai, le site, après avoir contacté ses clients professionnels, est en mesure d'afficher sur chaque annonce (ou presque) quelles sont les mesures mises en place pour respecter les recommandations sanitaires. On peut même filtrer les annonces selon ces critères (5 niveaux de "protection" : aménagement du point de vente, port du masque et fourniture de gel hydroalcoolique, désinfection des véhicules entre chaque client, essai sans contact à domicile, livraison sans contact à domicile), et ainsi privilégier, si la crainte est forte, ceux qui ont mis en place le plus de mesures. Attention toutefois, c'est du déclaratif, il n'y a pas de vérification effectuée par le site. Mais c'est un avantage par rapport aux autres en tout cas, en cette période.

J'ai donc repéré une annonce chez un professionnel de ma région. Il a bien voulu nous ouvrir ses portes. Une illustration de ce qui se pratique dans la plupart des établissements automobiles de l'hexagone.

 

Un parcours client sécurisé, et balisé

Covid-19 : les mesures mises en place par les pros pour acheter une voiture (reportage vidéo)

À mon arrivée, je suis déjà attiré par le panneau à l'entrée du parking. Il faut s'y arrêter et attendre qu'un voiturier vienne s'occuper de vous. Le client doit baisser les vitres, arrêter la ventilation. S'il vient pour un rendez-vous en atelier, sa voiture sera conduite en zone de "décontamination", où un collaborateur se chargera de désinfecter les surfaces en contact avec les mains, et de poser des protections.

Ensuite, le parcours client est quelque peu "balisé". Fini la liberté de vaquer, flâner tel le badaud du dimanche. L'entrée est séparée en deux pour les personnes qui entrent et sortent ne se croisent pas. Chaque client doit passer à la borne "gel hydroalcoolique" pour une désinfection des mains. Je m'exécute donc, non sans mal car la buée a décidé de s'installer durablement sur mes lunettes (fichu masque !), je les mettrai donc sur mon crâne tant que je n'aurai pas besoin de voir clair.

 

À l'entrée, passage obligé par le flacon de gel hydroalcoolique.
À l'entrée, passage obligé par le flacon de gel hydroalcoolique.
Tous les personnels en contact avec du public s'adressent à lui à travers une vitre en plexiglas.
Tous les personnels en contact avec du public s'adressent à lui à travers une vitre en plexiglas.

 

Ici (spécificité BMW, cela n'a pas lieu chez les autres pros), lecture de la clé de contact sur le support spécifique, sans contact, donc, avec le personnel de la concession.

L'accueil se fait par une personne masquée, et une paroi en plexiglas nous sépare. "Hein ? Je ne vous entends pas bien !". Eh oui, ça a les inconvénients de ses avantages.

Puis, nous sommes dirigés vers un commercial, lui aussi protégé, et protecteur, via un masque. C'est le patron qui les fournit, à raison de deux par journée de travail. Il dispose de gel hydroalcoolique, et doit, pour l'anecdote, venir avec sa propre bouteille d'eau car les fontaines partagées ont été mises hors-service. Pas de contact là encore, la distanciation sociale est respectée et toujours une paroi en plexiglas entre nous lors de la discussion. Exit aussi le petit café offert habituellement aux clients. C'est certes moins convivial, mais plus sûr...

Dans le show-room, les véhicules sont désormais verrouillés, afin de mieux contrôler les surfaces à désinfecter. Si un client veut toucher et s'installer à bord, c'est bien sûr toujours possible. Mais immédiatement après, un employé vient désinfecter le véhicule. Rassurant pour le client suivant.

 

Objectif : contact minimum

L'acte d'achat se fait lui aussi sans contact : paiement par virement, demande de carte grise effectuée par le pro et envoyée par les services de la Préfecture par voie postale, réception de tous les documents par voie électronique.

L'essai éventuel se fait lui aussi dans des conditions de sécurité sanitaires optimales. La voiture est désinfectée entre chaque essai, le commercial s'installe à l'arrière à la diagonale du client pour en être le plus loin possible. Si ce n'est pas envisageable (véhicule deux places par exemple), un contrat de prêt est édité et l'essai est possible seul après avoir procédé à la vérification de la validité des pièces d'identité et du permis de conduire. Un essai qui peut même être réalisé à domicile, dans le cas de certains professionnels.

La livraison, sur place ou à domicile, se fait avec la même rigueur que la vente, et sans contact.

Dans l'atelier, chaque pont est séparé par une bâche plastique. Pas de contact entre mécanos.
Dans l'atelier, chaque pont est séparé par une bâche plastique. Pas de contact entre mécanos.
Une lotion désinfectante permet de nettoyer le poste de travail et les outils.
Une lotion désinfectante permet de nettoyer le poste de travail et les outils.

 

Côté atelier, là aussi, ça change. Les mécanos travaillent soit masqués, soit avec une visière. Chaque pont élévateur est séparé des autres par une épaisse bâche en plastique. Une pratique vue ici, mais qui n'est cependant pas généralisée dans tous les ateliers. Ceci permet entre autres de permettre à deux mécanos de travailler proche, si par exemple l'un est au niveau de la roue avant droite, et l'autre à celle de la roue avant gauche du pont d'à côté. Du coup, pas besoin de condamner un pont sur deux, ce qui permet de maintenir une certaine productivité.

Chaque poste de travail est également équipé d'un réservoir de liquide désinfectant, qui permet de maintenir les outils utilisés dans un état d'asepsie impeccable, afin de pouvoir être partagés par les mécanos qui se succèdent. Et les voitures étant toutes passées par la case "désinfection" sont donc protégées au niveau du volant, du levier de vitesse et des sièges.

 

Autant pour protéger les collaborateurs que pour rassurer les clients

Après avoir abandonné ma casquette de client lambda pour celle de journaliste, je me permets quelques questions au directeur de la concession, Christophe Caillaud (oui, comme moi, mais ça ne s'écrit pas pareil...). Pour lui, la mise en place de ces mesures barrière, de ce parcours client balisé, de ces précautions sanitaires est "autant faite pour protéger les collaborateurs que pour rassurer les clients". Selon lui, cet effort, à la fois financier et en perte de productivité, avec par exemple des rendez-vous moins nombreux pour permettre l'application des mesures de désinfection, est bien réel, mais nécessaire à l'évidence.

Et il constate : "les clients sont de retour, assez nombreux, mais on espère que ce sera durable, et pas un effet de rattrapage pour ceux qui devaient faire les entretiens pendant le confinement, ou qui ont profité du confinement pour se renseigner de façon virtuelle sur le web, et qui viennent aujourd'hui en nombre".

Conclusion, oui, les pros se sont bien organisés. Certains plus que d'autres. Mais tous sont conscients que mettre en place des mesures barrières, et respecter un protocole sanitaire est une condition sine qua non au retour des clients, dans un climat de confiance par rapport au risque "Covid-19". 

 

Remerciements à la concession BMW Neubauer de Chambourcy (78), et à son directeur Christophe Caillaud, pour nous avoir ouvert ses portes afin de réaliser ce reportage.

Portfolio (14 photos)

SPONSORISE

Dernières vidéos

Toute l'actualité

Commentaires (3)

Déposer un commentaire

Pour déposer un commentaire, veuillez vous identifier ou créer un compte.

Identifiez-vous

Se connecter ou S'inscrire

Lire les commentaires

Par

Les coiffeurs font payer 1, 2 ou 3€ la contribution à cet effort sanitaire.

Je vois bien ces chiens de vendeurs rajouter une ligne "covid-19" en plus des frais administratifs, plaques, préparation, carburant.

Par

Perso, à part pour faire remettre mes pneus été sur la caisse, j'ai décidé de boycotter tout magasin quel qu'il soit qui impose les masques. Je sais que c'est à la mode d'en porter, mais les coiffeurs qui les imposent, ne sont pas prêts de me voir/revoir. Difficile de faire plus stupide que de prétendre couper des cheveux autour du masque !

Par

tout est donc lié à ce climat de confiance , ou plutot de défiance en l'occurence. Sauf que, il y a une question essentielle à laquelle on a peut etre répondu un peu vite et surtout sans la poser aux principal interessé : avez vous peur du covid ?

Car entre ceux :

- qui ont compris que des millions de personnes ont attrapé le virus en france (estimation vont de 4 à 6 millions , quand même !!) et que seulement certaines personnes bien particulières en sont tombé gravement malade et encore plus rarement mortes (28 000morts pour 4 000 000 de personnes infectées , ca fait 99,3% de personne vivantes.... 99,3% de personnes malades sont vivantes au moins. Et c'est 99,5% si on part sur 6 millions d'infectés....),

- Et ceux qui ont rapidement saisi que le discours ultra alarmiste et anxiogène du chef de l'etat début mars et de ses subalternes par la suite , en particulier le pauvre olivier varan, n'ont eu pour objectif que de masquer (c'est le cas de le dire) les erreurs, retards contre temps et incompétences de ces responsables sur les décisions essentielles qu'ils auraient du prendre en mars et qui sont :

1) tester le maximum de personnes âgées et à risque dès le mois de mars (comme les allemands) ,

2) isoler les personnes âgées et à risque au plus tot sans bloquer tout le monde (comme les allemands)

3) traiter les personnes avec des médicaments au plus tôt de la maladie , donc avant le stade réanimation.

Tout cela dès mars comme nos voisins allemands donc (qui ont autour de 8000 morts alors que nous en avons plus qu'en Espagne.... et plus de 3x plus de morts en France qu'en Allemagne)

Il y a surement matière à réfléchir.

Et si une bonne partie des français n'avait en fait pas fondamentalement peur du covid ? si , en dehors de toute communication anxiogène par préméditation des dirigeants politiques qui se sont montrés incompétents et complètement perdus , les français avaient dit on peut surement vivre sans tout arrêter et sans le plexi, le gel hydro, ou le masque ... ?

J'ai été malade et mes symptômes quoique ceux d'une grippe , n'ont rien eu de spectaculaires ou de mortel. Idem pour les 5 personnes de mon entourage d'ailleurs. A part l'absence TOTALE de gout (salé sucré etc) et surtout d'odorat qui est franchement inédite (même le plus agressif des parfums bas de gamme ne sentait rien !) , les autres symptômes étaient plus que banals.

Tout simplement parce que je n'ai pas 70 ou 80 ans. Et que 95% des personnes mortes du covid sont des retraités. On a donc arrêté la vie et l'économie , ce qui va nous coûter des dizaines minimum des dizaines de milliards d'euros par incompétence et pour masquer celles-ci....

Alors , les mesures barrières , si elles ont du sens dans des transports en commun , n'ont de toute façon qu'une utilité symbolique ailleurs. symbolique. Car la deuxième vague n'existe pas. ET le risque est largement plus faible que le laissait penser nos dirigeants affolés. Sauf pour les retraités agés. Mais constater que la principal (et de très très loin, seulement 5% des morts n'ont pas ce facteur !!) facteur de risque est le fait d'avoir plus de 70 ans, c'est aussi idiot que de dire qu'on a plus de chance de mourir bientôt à 80 ans qu'à 40 ans....

Cela dit, dans l'affaire ,la filière automobile ne sera peut être pas perdante, vu les milliards de dette publique qui vont tomber dans leurs caisses . Cette filiere francaise sera gagnante en milliards d'euros, surtout si les responsables des constructeurs décident d'enfin comprendre que vendre une voiture électrique , c'est vendre un mobile , comme il le font depuis le siècle dernier + , et c'est nouveau et indispensable, un réseau de recharge rapide fiable et efficace. On achète ces deux composants quand on achète une voiture électrique. On achète pas juste une voiture. c'est simple.

A ce jour, un seul constructeur à compris et mis en oeuvre cette réalité de l'automobile électrique d'aujourd'hui et de demain. C'est Tesla biensur. Mais les tavares et autres n'ont toujours pas retourné leurs vestes pour enfin faire ce qu'il faut. Je n'aimerais pas être un heureux acheteur de e-208 et me retrouver en panne de courant devant une borne à 80 centimes le kwh qui n'est pas disponible, en panne, qui ne veut pas démarrer , qui refuse ma carte truc machin etc etc... toutes choses qui n'existent déjà plus avec Tesla.

Déposer un commentaire

Pour déposer un commentaire, veuillez vous identifier ou créer un compte.

Identifiez-vous

Se connecter ou S'inscrire