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Dacia veut concurrencer Citroën

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Luca de Meo, nouveau patron de Renault, a de grandes ambitions pour Dacia. Il compte placer la firme roumaine face à Citroën. De quoi vexer les chevrons ?

Dacia veut concurrencer Citroën

Plus que quelques semaines avant de connaître en détail le plan de bataille de Luca de Meo pour le groupe Renault. Le nouveau directeur général a toutefois déjà dévoilé les grandes lignes, avec notamment le repositionnement du centre de gravité du Losange sur le segment C, cœur du marché européen. L'italien a aussi de grandes ambitions pour la firme low-cost Dacia.

Fin juillet, lors de l'une de ses premières prises de parole en tant que DG de Renault, il n'a pas caché son enthousiasme sur Dacia, parlant d'un "miracle" à propos de la rentabilité de ce constructeur pourtant réputé pour ses prix cassés. Luca de Meo déclarait déjà : "il est temps pour Dacia de s'épanouir en tant que marque à part entière". Une pensée précisée en octobre, lors de la présentation de la Spring, petite citadine électrique : "l'ambition est de faire de Dacia une marque à 360° alors qu’elle est gérée comme une sous-marque. On lui enlève le plafond de verre en restant fidèle au concept Dacia".

En clair, Dacia va grandir, partir à la conquête de nouveaux terrains. Cela passe par un travail sur la gamme. Celle-ci est toutefois déjà en pleine évolution, avec le renouvellement du duo Sandero/Logan en cette fin d'année, puis donc l'arrivée de la Spring en 2021. Fin 2021, Dacia lancera aussi un nouveau véhicule 7 places taillé pour les familles, qui prendra la relève du Logdy.

Une gamme réorganisée

À quels autres modèles pense Luca de Meo pour compléter cette offre ? Rien n'a filtré. Il ne faut pas s'attendre à une flopée de projets. Pour rester le plus rentable possible, qui passe par le volume, le constructeur doit se concentrer sur les segments les plus porteurs. Dacia a d'ailleurs déjà passé à la trappe le break Logan MCV.

Luca de Meo va s'inspirer de ce qu'a fait Carlos Tavares chez PSA. Et il ne s'en cache pas, il a déjà cité à plusieurs reprises et sans complexe ce modèle à suivre. L'une des premières décisions de Carlos Tavares après son arrivée à la tête de PSA a été de tailler dans les gammes et d'arrêter les projets peu rentables.

Et la comparaison avec PSA est poussée plus loin par de Meo. Le DG du Losange n'a pas hésité à dire clairement que Renault doit se replacer face à Peugeot, qui a lui même su monter en gamme ces dernières années, devenant ainsi un "généraliste premium". Et Dacia va de son côté concurrencer Citroën ! Voilà qui peut surprendre de premier abord, car Dacia est low-cost, ce que la firme aux chevrons n'est pas.

De Meo va-t-il faire monter en gamme Dacia pour en faire un généraliste classique à la place de Renault ? Pas à ce point, l'homme est un fin stratège sur le plan marketing, il sait donc que Dacia ne doit pas perdre de vue son positionnement "access" avec des prix imbattables.

Il va toutefois faire monter d'un cran Dacia. Ou plutôt confirmer le travail commencé. Car Dacia est déjà entré dans une nouvelle ère avec la troisième génération de Sandero. Celle-ci met fin au principe de la voiture low-cost conçue sur une base antique, ce qui devenait difficile avec les dernières normes. La Sandero 3 a carrément le droit à la plate-forme moderne de la dernière Clio, en version toutefois simplifiée. Son design extérieur est plus soigné et sa présentation intérieure fait un bond en avant. L'équipement est aussi modernisé.

Ne dites plus low-cost

L'évolution du positionnement se sent déjà dans le discours de présentation de la Sandero. Oubliez toute notion basique et low-cost. Il est question de l'automobile "contemporaine" et "essentielle", "centrée sur les vrais besoins du client" avec un "juste prix". Voilà qui fait penser à Fiat notamment, avec sa Tipo.

Surtout, ces éléments de langage, cela ne vous rappelle rien ? C'est à peu près ceux du lancement de la C4 Cactus ! Avec ce modèle, Citroën avait tenté un positionnement plus essentiel, moins superflu. Le véhicule n'a toutefois pas été une grande réussite (à cause d'ailleurs d'un placement mal compris par la clientèle, qui s'attendait à des prix plus agressifs) et il n'y a pas eu de gamme Cactus.

Mais Citroën prépare actuellement une nouvelle offre de véhicules abordables, d'abord pour l'Inde puis d'autres pays émergents, avec une citadine pour commencer, lancée en 2021. Et cette voiture devrait servir de base de travail pour la prochaine C3 lancée en Europe ! Preuve que Citroën a clairement le rôle d'accès à l'univers PSA, bien que l'actuelle direction semble ne pas aimer ce constat. En interne, Carlos Tavares ne cache pas son envie de faire descendre en gamme Citroën, pour le détacher d'Opel et Peugeot et mieux couvrir le marché. La prochaine C3 sera ainsi plus simple que la 208… et viendra donc se placer d'elle-même face à la Sandero.

Au final, on a d'un côté un Dacia qui monte d'un cran tandis que Citroën descendrait d'un cran. Ils se trouveraient donc alignés !

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Commentaires (60)

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vue ce que dacia proposera avec ces derniers modèles de sandero, acheter une citroen full plastique dure n aura plus de sens, et en plus ce sera plus fiable, et moins chère

Par

En même temps, que reste-t-il à la C3, avec sa vieille plateforme datant de la première du nom (2003), face à la Sandero et sa plateforme ultramoderne dérivée de celle de la Clio 5 ? Son moteur de 110 ch, le diesel, un confort peut-être un poil supérieur, ses positions fortes sur le marché des flottes en France, ainsi qu'auprès des retraités et... c'est tout ?

Par

vu la descente aux enfers de Citroen, pas étonnant qu'elle se trouve désormais face a une Dacia qui monte.

par contre Peugeot "généraliste premium" ça ne vaux que pour le client français ultra-captif. Passé les frontières, ça fait ricaner tout le monde...

Par

Si Dacia monte d'un cran il risque de perdre son meilleur argument le tarif, à prix quasi comparable Citroën ne devrait pas perdre ses clients.

Par

Ce qui est ridicule avec ces groupes français (Renault / PSA), c'est qu'au final ils passent plus de temps à s'écharper entre eux pour être en tête sur le marché France qu'à se préoccuper de la concurrence internationale qui est en train de les bouffer complètement, même sur le marché France à terme.

Par

Depuis 1976 et son rachat, PSA n'a jamais su comment exploiter la marque aux chevrons.

Citroën a toujours été considéré comme un parent pauvre.

Un véritable gâchis, tant la marque avait du potentiel avec suspensions magiques et ses modèles iconiques (Traction, DS, 2CV, Méhari...).

Chaque PDG a tenté une relance qui n'a duré que de façon éphémère, jusqu'au quasi naufrage que nous connaissons aujourd'hui.

Tout le contraire de Volkswagen qui a réussi avec Skoda, relique soviétique en 1990, et c'est une marque aujourd'hui largement devant Citroën en Europe.

Par

Vous ne donnez pas ce qu'a dit De Meo clairement

Par

En réponse à bdfan

Ce qui est ridicule avec ces groupes français (Renault / PSA), c'est qu'au final ils passent plus de temps à s'écharper entre eux pour être en tête sur le marché France qu'à se préoccuper de la concurrence internationale qui est en train de les bouffer complètement, même sur le marché France à terme.

Les marques françaises se vendront toujours bien en France. Les rivales sont plus chers , mal finies, moins fiables etc..

Par

En réponse à Ced b8

Les marques françaises se vendront toujours bien en France. Les rivales sont plus chers , mal finies, moins fiables etc..

hahahahahahahahah!!!!

Par

En réponse à bdfan

Ce qui est ridicule avec ces groupes français (Renault / PSA), c'est qu'au final ils passent plus de temps à s'écharper entre eux pour être en tête sur le marché France qu'à se préoccuper de la concurrence internationale qui est en train de les bouffer complètement, même sur le marché France à terme.

Je ne crois pas que ce soit les groupes mais plutôt les fanboys de ces groupes qui s'écharpent.

Il n'y a qu'à voir sur ce site les trolls de merdes qui viennent se tirer gloriole de la place de N°1 ou 3 d'une voiture alors que sur le marché UE...qui commence a réellement représenter quelques chose... on ne voit absolument pas la même chose.

C'est simple. il y a un groupe qui est à 50% hors UE et dont les ventes France ne représentent finalement "que" 24% de ses ventes. Et un autre qui est à 85% dépendant de l'UE et a plus de 30% de la France.

ils ne jouent pas dans la même cours.

Au-delà de ça chacun a ses périodes de faute économiques et il est souhaitable que les deux les aient ensembles.

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