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Carburants : Macron veut adapter la hausse des taxes à l'évolution des prix du pétrole

Dans Economie / Politique / Politique

Florent Ferrière , mis à jour

Carburants : Macron veut adapter la hausse des taxes à l'évolution des prix du pétrole

Emmanuel Macron vient de prononcer un discours sur la transition écologique, particulièrement attendu en pleine crise des gilets jaunes. Mais il n'y a au final qu'une annonce à retenir pour les automobilistes… et celle-ci est encore floue.

Le discours d'Emmanuel Macron sur la transition écologique va-t-il calmer les esprits ? Pas sûr, car pour beaucoup, il manque d'annonces fracassantes. Au final, en ce qui concerne la vie des automobilistes, le chef de l'État n'a fait qu'un geste nouveau : la promesse d'une évolution de la taxation sur les carburants en fonction des cours du pétrole.

Il a déclaré : "En même temps que l'augmentation de la taxe, votée par le parlement, s'est ajoutée la hausse des prix mondiaux des carburants. Il nous faut construire une méthode pour nous mettre à l'abri de tels phénomènes et adapter la hausse des taxes à l'évolution des cours".

L'idée est d'éviter une surchauffe des tarifs dans les stations comme il y a eu début octobre. À l’époque, le baril de Brent avait atteint 85 $. Résultat, au 12 octobre, le litre de gazole coûtait en moyenne en France 1,53 €, le litre de sans-plomb 95 était à 1,57 €. Dans son discours, le chef de l'État a d'ailleurs rappelé que l'envolée des prix des carburants était causée à 75 % par la flambée des cours de l'or noir.

La situation actuelle lui donne raison. Le prix du baril baisse depuis plusieurs semaines. Résultat au 23 novembre, le litre de gazole était à 1,43 €, soit 10 centimes de moins, et le litre de SP95 à 1,45 €, soit 12 centimes de moins !

L'Élysée a indiqué à l'issue du discours que le dispositif sera discuté lors de l'examen en deuxième lecture du projet de loi de finances pour 2019. Ce serait une sorte de taxe carbone flottante, avec une taxe qui pourrait être revue tous les trimestres. Mais combien de centimes par litre et pour quel prix de pétrole, le mystère demeure.

Si la baisse des cours du pétrole se poursuit, avec un baril tombé ces jours autour de 62 $, la hausse prévue pour le 1er janvier devrait déjà être maintenue en l'état, avec + 2,9 centimes sur l'essence et + 6,5 centimes sur le gazole.

 

Le suivi en direct du discours

11H40 > Le Président termine son discours en détaillant ses souhaits pour mieux expliquer la méthode, invitant les relais d'opinions sur le territoire (élus, représentants syndicaux…) à faire davantage de pédagogie, pour notamment expliquer à quoi servent les taxes. Peu d'annonces donc pour calmer la gronde des automobilistes.

Le chef de l'État attend les résultats de la consultation de terrain de trois mois pour prendre des décisions plus concrètes.

11h35 > Emmanuel Macron rappelle sa fermeté sur la violence dans les rassemblements de gilets jaunes : "Je n'aurai aucune faiblesse à l'égard de ceux qui cherchent la violence. À l'égard de ceux-là, le message est clair: l'ordre publique est l'ordre publique".

11h30 > Le Président veut adapter toute nouvelle hausse de taxe sur l'envolée du prix du pétrole, rappelant l'importance des cours du pétrole sur l'envolée des tarifs à la pompe à la rentrée. "Il nous faut construire une méthode pour nous mettre à l'abri de tel phénomène et adapter la hausse des taxes à l'évolution des cours". Il n'a pas donné de détail sur la méthode, se donnant trois mois de réflexion.

11h25 > Le cap est "juste et nécessaire". Emmanuel Macron ne va pas le changer, mais va changer la méthode pour mieux l'expliquer. Le Président lance aussi le principe d'un débat national sur la transition écologique, invitant les Français, et notamment les gilets jaunes, à y prendre part pour qu'ils proposent des solutions.

11h20 > Le Président de la République veut "plus d'autonomie européenne dans la production des batteries" pour les véhicules électriques, rappelant que ce secteur est pour l'instant dépendant de la Chine et de la Corée, qui augmentent ces derniers temps le prix des batteries. Emmanuel Macron veut au moins une stratégie franco-allemande, mais souhaite une plus globale stratégie européenne.

11h15 > Emmanuel Macron évoque le développement de la production d'énergies renouvelables en France. La priorité, c'est de cesser la production d'énergies carbonées. Les centrales à charbon seront fermées d'ici 2022. L'objectif de réduire à 50 % la part du nucléaire dans la production d'électricité en France est reporté de 2025 à 2035.

11h10 > "La voiture a un avenir en France". Mais il faut selon lui produire des modèles moins gourmands et moins polluants.

11h05 > Le Président de la République veut que la France se désintoxique des énergies fossiles, c'est autant un enjeu écologique ("toutes les 10 minutes, un Français meurt prématurément à cause de la pollution") que géopolitique. Emmanuel Macron insiste sur le fait que l'envolée des prix à la pompe est due à 75 % par la flambée des cours du pétrole, et que la France est dépendante des pays producteurs d'or noir, parlant même de "soumission".

11h00 > Emmanuel Macron en profite pour tacler l'opposition politique, entre ceux qui ont changé d'avis sur la taxe carbone après l'avoir voté lors des précédents quinquennats et ceux qui ont participé à relayer de fausses informations ces derniers jours.

10h55 > Le ton est donné, l'évolution de la taxe carbone sera maintenue : "Ce qui est dit dans une campagne devant les Français engage. On ne peut pas être le lundi pour l’environnement et le mardi contre l’augmentation des taxes".

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