Hommage à Brigitte Bardot, de Simca à Jaguar
Le jeudi, c’est le jour où les routes (de nuit) de l’automobile et de la culture se croisent ou convergent.

Cette rubrique prend une tournure tragique, les hommages aux personnalités disparues se succédant de façon pathétique. C’est aujourd’hui la carrière de Brigitte Bardot que nous observons par le petit bout de notre lorgnette.
Il est bien dérisoire d’évoquer à travers le prisme réducteur de l’automobile une comédienne qui a illuminé de sa présence des chefs-d’œuvre comme Et Dieu créa la femme (Roger Vadim, 1956), La Vérité (Henri-Georges Clouzot, 1960) ou Le Mépris (Jean-Luc Godard, 1963).

Il est tout aussi incongru de monter les images futiles d’une femme qui a eu le courage de prendre le parti des animaux en acceptant d’être vilipendée par tous les intégrismes parce qu’elle mettait l’accent sur des pratiques barbares.
L’évocation de ces disparitions, architecte, musien ou actrice, a au moins le mérite de mettre en lumière une réalité de l’histoire contemporaine : l’automobile est omniprésente dans notre vie, nos rêves, nos tourments, notre culture.
C’est le modeste but de notre Route de nuit du jeudi : montrer que l’automobile s’insinue constamment dans la vie culturelle. Que ce soit en tenant les premiers rôles, en faisant de la figuration ou en n’étant qu’un accessoire.
En apprenant la mort de Brigitte Bardot, le 28 décembre dernier, à l’âge de 91 ans, ce sont des images d’un autre temps qui se sont imposées, celle de sa silhouette parfaite de l’actrice engagée par Renault pour promouvoir la Floride.

Ou encore des clichés rappellent la dolce vita de Saint-Tropez au volant d’une Mini-Moke, symbole de liberté, ou lors d’une balade en cabriolet Simca devant la terrasse de Sénéquier.
Moins anodin le rôle tenu par l’Alfa Romeo 2600 Spider dans la conclusion tragique du Mépris.
La tragédie n’est jamais loin de la frivolité.
















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