Il achète une voiture d’occasion immatriculée au nom… d’Emmanuel Macron
C’est une véritable surprise pour un Clermontois qui s’est retrouvé poursuivi devant le tribunal correctionnel après avoir acheté une voiture volée immatriculée au nom du président de la République, Emmanuel Macron.

Ce mardi 28 juillet, un Clermontois de 27 ans comparaissait devant le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand pour recel de véhicule volé. Le jeune homme avait acheté une Renault Mégane RS le 8 février 2025, après avoir répondu à une annonce publiée sur les réseaux sociaux, à 3 heures du matin. Un achat aux circonstances inhabituelles qui lui vaudra finalement des poursuites après un contrôle de police, le 18 juin dernier.
Lors de ce contrôle, les forces de l’ordre ont constaté plusieurs irrégularités. Première surprise : le véhicule avait été déclaré volé. Deuxième constat : la voiture n’était pas assurée et la carte grise n’était pas au nom du Clermontois. Les policiers ont alors découvert que le véhicule était immatriculé au nom d’Emmanuel Macron, avec l’adresse du palais de l’Élysée.
Une voiture appartenant réellement au président de la République ?
La réponse est non. D’après le média La Montagne, le véhicule a été enregistré au nom d’Emmanuel Macron après sa vente, alors qu’il faisait l’objet de plusieurs verbalisations. Les policiers ont interrogé le Clermontois sur cette fausse immatriculation.
« Les policiers m’ont dit que c’était pour éviter les amendes, mais moi, je n’avais aucun intérêt à faire ça », a-t-il assuré.
Relaxé, mais condamné à 500 euros d’amende
À la suite de cette affaire, le Clermontois a été poursuivi devant le tribunal correctionnel. La représentante du ministère public s’est étonnée des conditions dans lesquelles le véhicule avait été acheté, évoquant « des éléments troublants et suspects, comme l’achat d’un véhicule à 3 heures du matin, un prix qui ne correspondait pas à sa valeur réelle et le fait qu’il ne lui restait que trois points sur son permis de conduire au moment de l’achat ».
Me Jean-Hubert Portejoie, avocat de la défense, a toutefois rappelé l’importance de la chronologie des faits : « Il achète le véhicule le 8 février 2025. La société à laquelle il l’a acheté, on le sait aujourd’hui, était une société d’escrocs. Il n’y avait rien de frauduleux dans cette acquisition. Parce que la voiture ne fonctionnait pas correctement, il a décidé de ne pas l’immatriculer à son nom. Mon client a reçu des amendes qui sont remontées au vendeur et qui, pour se venger, a immatriculé le véhicule au nom d’Emmanuel Macron. »
Le tribunal a finalement relaxé le Clermontois pour le recel de vol de véhicule, et la Mégane lui a été restituée. En revanche, il a été condamné à une amende de 500 euros pour avoir roulé sans assurance.



















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