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L’intelligence artificielle menace-t-elle les carrossiers ?

Dans Economie / Politique / Social

Julien Bertaux

Le développement de l’IA va transformer certains métiers, voire dans certains cas les menacer. Afin de connaître le degré de pertinence de cette technologie face à un carrossier confirmé, Mobilians a réalisé un test grandeur nature.

L’intelligence artificielle menace-t-elle les carrossiers ?
L'oeil et le toucher d'un carrossier ne peuvent être remplacés par l'intelligence artificielle. (Crédit photo : MaxPPP)

Gestion des stocks, de la relation clientèle, des plannings ou encore système de prise de rendez-vous, l’IA progresse à grand pas et fait peu à peu son entrée dans l’après-vente.

Cette intelligence intervient déjà dans certaines étapes de processus de production, telle que la préparation automatisée des teintes avec des balances dites « intelligentes ».

Le groupe Mobilians, regroupant différentes entreprises liées au commerce et à la réparation, s’est penché sur cette tendance et notamment sur le cœur de l’activité des carrossiers et des débosseleurs, soit l’évaluation des dommages sur un véhicule, étape déterminante pour définir le paramètre des réparations, et les enveloppes économiques permettant aux professionnels de travailler.

Pour en avoir le cœur net, Mobilians a réalisé un test « afin d’estimer l’efficacité de ces équipements IA, actuellement mis sur le marché en matière d’évaluation des dommages, en le comparant au travail de l’homme ». Le but est de vérifier si ces technologies sont capables d’évaluer les dégâts avec la même précision qu’un réparateur expérimenté.

Diagnostic suite à un crash-test

Mobilians a sorti les grands moyens en réalisant un crash-test à l’UTAC sous contrôle d’un commissaire de justice. La voiture percutée a ensuite été évaluée par plusieurs solutions d’IA et par un carrossier professionnel.

Le constat est assez clair puisque « les résultats compilés confirment la sous-évaluation des dommages, issue de l’examen par des outillages couplés à des algorithmes par rapport aux constats du réparateur. Cette différence s’explique notamment par les limites des algorithmes, mais également par l’absence de certains éléments essentiels à l’évaluation, comme l’œil humain, le toucher ou encore la capacité du réparateur à se déplacer autour du véhicule pour repérer des dommages moins visibles (pièces de structure, capteurs ADAS…) ».

Mobilians s’oppose ainsi à restreindre le rôle des réparateurs professionnels ou de leur imposer des outils spécifiques. Si intégration de l’IA il y a dans ce secteur, le groupement souhaite alors des « prérequis clairs ».

En plus de réduire le travail des carrossiers, l’utilisation de l’IA peut tendre les relations entre les professionnels du secteur et les compagnies d’assurances, notamment à propos du coût des réparations. De son côté, la FNA (Fédération Nationale de l’Automobile) va dans le même sens que Mobilians en plaidant pour un cadre législatif complet.

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