La Bugatti Destrier est magnifique, mais le plus intéressant est à l’intérieur
Bugatti dévoile le troisième volet de son programme ultra-élitiste « Solitaire ». Ceux qui ont la chance de posséder les deux premiers modèles ne peuvent passer à côté de cette Destrier. Pourtant, il s’agit d’un exemplaire unique.

Après la Brouillard et la F.K.P Hommage, voici le troisième modèle du programme « Solitaire ». Une nouvelle fois, le constructeur propose sur la base technique de la Bolide un véhicule à ligne unique et singulière, même si les proportions restent proches.
Voici comment le directeur du design, Frank Heyl, décrit sa nouvelle création : « La Destrier n’est pas une voiture que l’on appréhende par la raison, mais que l’on ressent avec le cœur. La Bolide nous a offert les proportions les plus extrêmes jamais créées ; en les affranchissant de la quête effrénée d’appui aérodynamique propre à la Bolide, nous leur avons permis de s’exprimer comme une pure sculpture. Tout comme le châssis de la Type 57 a donné naissance aussi bien à une victorieuse des 24 Heures du Mans qu’à l’Atlantic, une seule et même plateforme a engendré deux chefs-d’œuvre radicalement différents. Je suis convaincu que la Destrier brillera sur les pelouses des concours d’élégance dans cinquante ans. »

Si elle apparaît un peu plus pure que la Brouillard, la recherche aérodynamique reste prépondérante sur ses formes. On note toutefois que la calandre semble plus basse, un effet sûrement dû au capot plus bas et plat. En parlant de hauteur, la marque précise que cette dernière est inférieure à un mètre, soit la valeur la plus faible de la gamme. À l’opposé, les jantes de 18 pouces sur la Bolide atteignent ici 20 pouces à l’avant et 21 pouces à l’arrière.
On note également une partie arrière spécifique avec notamment quatre généreuses sorties d’échappement regroupées au centre et de fines optiques longitudinales et verticales.
Un intérieur étonnant et reposant

C’est davantage dans l’habitacle que cette Destrier se démarque. L’ensemble est plus dépouillé et se pare principalement de trois matières : cuir, nubuck et textile technique, dans une teinte « Ambre Voyageur ». La fine console centrale regroupe certaines commandes physiques, type années 80, comme les feux de détresse, la ventilation, la climatisation ou encore l’ESP. Le volant, de type yoke, est aussi équipé de différents boutons, mais l’affichage numérique n’est pas oublié pour autant comme en témoigne le combiné d’instrumentation incurvé.

Sous le capot, cette Destrier fait toujours appel au bloc W16 8.0 de 1 600 ch, mais les pièces métalliques présentent une finition martelée, un clin d’œil aux armures façonnées à la main des chevaliers médiévaux.
Bugatti présentera son nouveau bolide au concours d’élégance de Pebble Beach le 16 août prochain. Le prix reste inconnu et la marque ne précise pas le nombre d’exemplaires. Enfin, pas tout à fait puisque le bouchon du réservoir d’huile arbore une signature « Destrier 1/1 ». L’indice semble suffisamment clair.
Photos (9)












Déposer un commentaire
Alerte de modération
Les données que vous renseignez dans ce formulaire sont traitées par GROUPE LA CENTRALE en qualité de responsable de traitement.
Les données obligatoires sont celles signalées par un astérisque dans ce formulaire.
Ces données sont utilisées à des fins de :
Vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, d’effacement de ces données, d’un droit de limitation du traitement, d’un droit d’opposition, du droit à la portabilité de vos données et du droit d’introduite une réclamation auprès d’une autorité de contrôle (en France, la CNIL).
Pour en savoir plus sur le traitement de vos données : Politique de confidentialité
Alerte de modération