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2. La Xpeng P7 + est une grande berline autoritairement confortable

 

Charge ultrarapide et faible consommation : la Xpeng P7 + est-elle la voyageuse absolue ?

Pas besoin d’appuyer sur un bouton pour réveiller la voiture, on baisse le levier de vitesses à droite du cerceau, et on roule. En silence, comme il se doit pour une électrique, mais aussi dans un confort évident, la suspension effaçant adroitement les aspérités. Rapidement, les aides à la conduite se manifestent, comme le prévoient les normes européennes. Seulement, la Xpeng fait du zèle, ce qui s’avère vite insupportable sur route. Bips et messages écrits de rappel à l’ordre constants, actions aussi autoritaires que répétées dans le volant, caméra de surveillance détectant des somnolences dès qu’on regarde l’écran central… Pensant que je roupillais tout en tournant le volant, le système est allé jusqu’à déclencher les warnings, qu’on ne peut arrêter qu’après avoir stoppé la voiture. Jamais vu ça ! Le pire est que même si on déconnecte les Adas, elles restent en veille et se réactivent sporadiquement dès qu’une action leur déplaît. Comme une personne qui vous épie et vous enguirlande à la première occasion.

Autre source d’agacement, comme le craignais : les commandes logiques au volant. Elles peuvent servir à gérer plusieurs éléments, la clim par exemple (régulée à sa manière…), mais pas le régulateur de vitesse. Celui-ci s’actionne en abaissant le levier de vitesse, comme sur une Tesla, ce qui est contre-intuitif. Tout ceci gâche la conduite. Est-ce une grosse perte ? Si on aime la conduite dynamique, non, car la Xpeng n’est absolument pas réglée pour ça.

Charge ultrarapide et faible consommation : la Xpeng P7 + est-elle la voyageuse absolue ?

Son truc, c’est le confort et la sécurité. En clair, elle rend son poids très sensible en virage, où elle se révèle pataude, alors que son volant donne l’impression de touiller dans un sac de coton. Non qu’il soit imprécis, au contraire il serait plutôt direct, mais il ne renvoie quasiment pas d’informations, même si on l’a réglé au plus dur via l’écran central. D’une consistance insuffisante, comme la pédale de frein d’ailleurs, il n’incite pas à la conduite active. L’amortissement manque également de tenue : carrément chaloupé en mode confort, il devient juste suffisant en Sport, même s’il jugule correctement le roulis. Dommage, car la Xpeng tient remarquablement bien la route, grâce à des trains guidés avec rigueur et un fort grip mécanique. D’ailleurs, l’empattement très long renforce cette excellente stabilité générale. Quant aux performances, elles sont amplement suffisantes mais pas violentes, ce qui est cohérent avec la définition de la voiture.

En réalité, si on pouvait totalement se passer des aides à la conduite, on trouverait dans la P7+ une monture de voyage paisible mais très agréable, vu son confort évident, certes parfois entaché de percussions sur certaines saignées transversales. Le silence de fonctionnement séduit, à quelques remontées sonores en provenance de roues sur certains enrobés près. Dommage dans ces conditions que la sonorité du système audio soit aussi mauvaise…

Recharge de référence

Une seule prise sur la Xpeng, qui en aurait mérité deux vu sa longueur (5,07 m). En revanche, la recharge ultra-rapide fonctionne efficacement, un gros plus sur une voiture de ce prix.
Une seule prise sur la Xpeng, qui en aurait mérité deux vu sa longueur (5,07 m). En revanche, la recharge ultra-rapide fonctionne efficacement, un gros plus sur une voiture de ce prix.

Sur un parcours mêlant routes de montagne, autoroute, traversées d’agglomération et voies nationales planes, la Xpeng a exigé bien peu d’énergie : 16,2 kWh/100 km en moyenne, ce qui est inférieur à ce qu’annonce le constructeur, fait suffisamment rare pour être signalé. En gros, on peut parcourir 430 km environ entre deux branchements. Nous avons également pu effectuer une recharge, sur une borne Fastned délivrant 400 kW. Elle a récupéré 38,47 kW en 10 min, soit une moyenne de 236,60 kW : excellent ! En pic, elle a frisé les 360 kW, ce qui est très intéressant sur long trajet. En revanche, l’afficheur central, très fouillis, complexifie la surveillance de la charge (on voir surtout les kilomètres d’autonomie enfler), et on ne peut avoir en roulant la consommation réelle, ou alors, je n’ai pas trouvé comment.

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