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Le télétravail boosté par la flambée des carburants

Dans Economie / Politique / Budget

Michel Holtz

Selon une étude internationale récente, l'augmentation du prix de l'essence pousserait les salariés à demander à leur entreprise d'étendre le télétravail. Une situation qui n'est pas toujours du goût de ces dernières.

L'essence plus chère ? Une très bonne raison pour rester à la maison.
L'essence plus chère ? Une très bonne raison pour rester à la maison.

Le Covid est derrière nous, ou presque, et les salariés, après deux ans de télétravail permanent ou partiel ont, en principe, retrouvé le chemin du bureau. Sauf que nombre d'entre eux ont pris goût au boulot en chaussons et aux réunions zooms en jogging. Du coup, le retour aux bouchons et aux transports en commun bondés est difficile. Les membres de l'ANDRH, l'association nationale des directeurs des ressources humaines l'avouent : ils ont un mal fou à faire revenir 30 % de leurs collaborateurs et s'échinent à les convaincre, malgré la levée des restrictions, que le travail en présentiel a du bon.

Faire revenir les salariés au bureau : le casse-tête des DRH

D'autant que la loi des séries est contre eux. La récente flambée des carburants constitue un argument supplémentaire pour ces salariés qui se sentent bien à la maison. Selon Citrix, une boîte américaine spécialisée dans les systèmes informatiques également implantée chez nous, 43% des interrogés en France voudraient télétravailler plus pour dépenser moins en frais d'essence. Selon Citrix, qui a interrogé 6 500 personnes dans le monde dans 10 pays, et 1 000 dans l'hexagone, ces salariés hexagonaux réticents au retour sont aussi, à 84 %, demandeurs d'indemnités et voudraient que leur employeur les dédommage lorsqu'ils prennent leur auto pour revenir au bureau. Une sorte de chantage qui ne dit pas son nom, selon lequel, le présentiel se paie.

Dans les pays anglo-saxons, ou le télétravail est plus répandu et de longue date, la hausse des carburants sévit également et la demande de travail chez soi est encore plus élevée qu'en France, puisque les salary men US sont 57 % à vouloir en bénéficier encore plus en raison de cette flambée.

Reste que la présence au foyer de tous ces télétravailleurs, qu'ils soient Français ou Américains entraînent d'autres frais, notamment ceux liés au chauffage du domicile. Et là encore, les adeptes du home working souhaiteraient que leurs employeurs les dédommagent de ce supplément d'énergie nécessaire, même si seulement 16 % d'entre eux renonceront à télétravailler s'ils ne sont pas indemnisés.

Pour Elon Musk, le télétravail c'est ok. Mais après 40 heures de présentiel par semaine seulement.
Pour Elon Musk, le télétravail c'est ok. Mais après 40 heures de présentiel par semaine seulement.

Le casse-tête des DRH n'est donc pas terminé. Sauf s'ils décident de changer de gouvernance et d'adopter la méthode Elon Musk. Le patron de Tesla a envoyé un mail en interne, demandant à tous ses salariés, eux aussi frappés par le syndrome du télétravail, de passer au moins quarante heures hebdomadaires au sein de l'entreprise. Manière de leur dire que le reste du temps ils peuvent télétravailler ? Manière surtout de leur expliquer, c'est en tout cas ce qu'il prétend dans son mail rendu public par les médias américains, que les cols blancs des bureaux doivent être solidaires avec les cols bleus des usines qui ne peuvent pas assembler les Tesla depuis leur canapé.

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