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Les véhicules hybrides rechargeables, une "arnaque" selon une étude suisse

Les véhicules hybrides rechargeables, une "arnaque" selon une étude suisse

Le canton suisse du Valais vient récemment de supprimer les subventions aux véhicules hybrides rechargeables en raison d'un rapport qui a démontré leur faibe efficacité en matière d'émissions et de consommation de carburant sur les routes montagneuses. De quoi relancer le débat sur ces véhicules déjà fortement critiqués.

Dans le passage en force à l'électrification et avant l'arrivée du tout électrique dans les années 2030, la plupart des constructeurs proposent de plus en plus des véhicules hybrides rechargeables censés représenter le meilleur du monde thermique et de celui de l'électrique. ils offrent la possibilité de rouler en tout électrique au moins 50 km, tout en évitant les problèmes de recharge grâce à leur moteur thermique, le tout avec des consommations officielles oscillant entre 2 et 3 litres/100 km.

Tout sera parfait si certaines associations environnementales n'avaient pas mis à mal ce type de carburation. Ainsi, les ONG Transport & Environment (T&E) et International Council on Clean Transportation (ICCT) ont conclu que les émissions de CO2 en conditions réelles des hybrides rechargeables étaient généralement plus élevées que les mesures communiquées lors de leur processus d'approbation.

Ces résultants précédents ont été confirmés par une récente étude réalisée à la demande des autorités valaisannes en Suisse par la société Impact Living. Il en résulte que "les résultats quantitatifs (mesures de la consommation réelle de carburant) montrent que les véhicules hybrides plug-in sont très éloignés de leurs promesses et ne présentent que de très légers avantages (voir aucun) par rapport à une voiture thermique conventionnelle". L'étude montre que les hybrides rechargeables, dans la réalité de la topographie valaisanne, une région très montagneuse, "émettent jusqu'à presque 4 fois plus de CO2 qu'annoncé" par les constructeurs. "Même un conducteur avec des bornes de recharge à la maison et au travail et effectuant des petits trajets n'atteint pas les valeurs des constructeurs".

L'un des auteurs de l'étude, Marc Muller, ingénieur en énergies, a même déclaré à la radio suisse publique RTS que ces véhicules sont "une arnaque aux normes CO2, aux objectifs climatiques et aux consommateurs !. Les véhicules hybrides sont souvent annoncés par les constructeurs comme des véhicules à 1,5 à 2,5 litres aux 100 kilomètres, mais dans la réalité, ils consomment entre 4 et 7 litres, comme des véhicules Diesel", a souligné M. Muller, à la RTS.

Les résultats ne se sont pas fait attendre puisque le canton du Valais, qui a financé l'étude d'Impact Living, a d'ores et déjà supprimé les subventions pour ces véhicules.

Ce n'est pas la première fois que les hybrides rechargeables sont ainsi attaqués. Car, effectivement, quand elles ne sont pas régulièrement rechargées, ces voitures souffrent d'une consommation très élevée. Mais, utilisé correctement, et pour certains conducteurs qui cumulent longue distance sur autoroutes et usage urbain, l'hybride rechargeable reste une alternative au Diesel. On pourrait surtout reprocher aux sociétés le passage forcé à des tels véhicules sans se soucier ou non pour leurs salariés de la capacité à se recharger. Les résultats de l'étude suisse n'ont rien d'étonnants car le relief est clairement impactant sur les consommations comme c'était le cas pour les modèles thermiques. Ce n'est donc pas nouveau, même si cela a plus d'effet sur les électriques ou les hybrides rechargeables. Ce n'est pas une cabale mais cela y ressemble. En attendant le canton va faire des économies, mais pas l'automobiliste.

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