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Objectif 100 000 bornes: comment l'Etat et ses partenaires déploient les grands moyens

Les pouvoirs publics ont détaillé ce matin le plan de déploiement de 100 000 bornes électriques d'ici la fin de l'année prochaine, à quoi s'ajoute notamment un bonus de 1 000 € pour les voitures électriques d'occasion. Au passage, on a appris que le réseau Corri-Door était (presque) en voie de résurrection.

Jean-Baptiste Djebbari et Barbara Pompili au ministère de la Transition écologique lundi 12 octobre. Pour les pouvoirs publics, "l’électrique ne doit plus être seulement l’affaire de personnes qui ont beaucoup de moyens."
Jean-Baptiste Djebbari et Barbara Pompili au ministère de la Transition écologique lundi 12 octobre. Pour les pouvoirs publics, "l’électrique ne doit plus être seulement l’affaire de personnes qui ont beaucoup de moyens."

Objectif des pouvoirs publics : 1 million de véhicules électriques (et hybrides rechargeables) en circulation sur les routes de France à l’horizon 2022. Et parce qu’en la matière, l’action sera toujours plus efficace que l’imprécation, le gouvernement a détaillé lundi 12 octobre son plan pour le déploiement de points de charge électriques sans lesquelles la transition écologique serait illusoire.

Rendez-vous était donc donné au Ministère de la transition écologique par Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, et Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué aux Transports, pour un événement intitulé « Objectif 100 000 bornes » (contre 38 000 aujourd'hui). Un chiffre qui devrait être atteint d’ici la fin 2021, en mobilisant une partie des 2 milliards consacrés à la voiture propre dans le cadre du plan de relance de la filière automobile.

100 millions d'euros pour les bornes rapides

Concrètement, il s’agirait notamment de bornes dans l’habitat collectif, dont le déploiement bute encore sur de nombreux obstacles économiques et/ou techniques, mais aussi de 500 stations de recharge rapides, qui seraient équipées d’au moins 4 bornes d’une puissance de 150 kW chacune. Ces bornes, pivot d’une véritable mobilité longue distance, seraient installées le long des 9 000 km d’autoroute et des 12 000 km de nationales que compte l’Hexagone, et l'Etat leur consacrera 100 millions d'euros.

L’Etat, dans le cadre du dispositif Advenir, soutiendrait ce déploiement à hauteur de 2 000 à 9 000 € par borne, ce qui représenterait environ 60% du coût de celle-ci, somme à laquelle s'ajoute 75% du coût de raccordement au réseau. « La décarbonation de notre industrie est une dynamique à l’œuvre », se félicite Jean-Baptiste Djebbari. « La question n’est pas de savoir si nous somme bien engagés dans la transition écologique car ce n’est plus sujet. Toute la chaîne est mobilisée sur cet objectif » renchérit Luc Chatel, ancien ministre et actuel Président de la Plateforme Automobile, entité qui représente les intérêts de l'ensemble de la filière automobile en France.

1000 € de bonus pour l'électrique d'occasion

Au déploiement de bornes s’ajoutent des mesures visant à inciter les Français à rouler plus propre. Ainsi, les véhicules électriques d’occasion seront bientôt éligibles à un bonus de 1 000 €, lequel sera accordé sans conditions de ressources. A ce bonus s’ajoutera au dispositif de prime à la conversion, dont on rappelle au passage qu’elle ne concernera plus les voitures diesel à compter du 1er janvier prochain. Les DOM bénéficieront aussi s’un « surbonus » de 1 000€ pour couvrir le surcoût des voitures par rapport à la métropole. Par ailleurs, il est question que les ménages les plus modestes puissent bénéficier en cas d’achat de voiture propre d’un système de microcrédit avec garantie de l’Etat.

Collectivités territoriales et grandes entreprises ont signé la charte "Objectif 100 000 bornes".
Collectivités territoriales et grandes entreprises ont signé la charte "Objectif 100 000 bornes".

Les choses bougent, donc, et l’Etat s’entoure pour cela de grandes entreprises et des collectivités territoriales, invitées à signer la charte « Objectif 100 000 bornes ». Leclerc (5 000 bornes annoncées, soit 10 000 points de charge sur les parkings des magasins), Système U (2 000  bornes prévues), Lidl (bornes alimentées à l’électricité verte…), Total (objectif de 20 000 points de charge à la fin 2021, chiffre doublé par rapport à aujourd’hui), Total, Engie, Enedis (qui assure pouvoir raccorder sans difficultés toutes les bornes évoquées au réseau électrique), la Métropole du Grand Paris ou bien encore l’Association Française des Sociétés d’autoroutes font partie des grands noms engagés dans cette transition énergétique.

Le retour (partiel) de Corri-Door

Était aussi présente la société Izivia, dont la Directrice générale Christelle Vives s’est voulue rassurante après le coup d’arrêt porté au réseau Corri-Door au printemps dernier, quand 189 bornes ont été brusquement mises à l’arrêt (sur les 217 que comptait le réseau).

Le litige opposant l'opérateur à EVBox (groupe Engie), qui avait conduit à la cessation de Corri-Door, est toujours en cours, et l’expertise judiciaire demandée par Izivia délivrera ses conclusions à la mi-2021. « Contractuellement et juridiquement, la situation de Corri-Door est complexe », précise Mme Vives. « Mais là où nous pouvons agir rapidement et en notre nom propre, nous allons rapidement remettre des bornes. D’ici la fin de l’année, en fait.  Pour le reste, ça dépend des autres acteurs. Tout le monde est partant. »

Concrètement, Izivia agirait en tant qu’exploitant de bornes déployés par d’autres entreprises (par exemple des pétroliers), qui en seraient donc propriétaires.  A court terme, Izivia va donc mettre en action 641 nouveaux points de charge dans la métropole lyonnaise, auxquelles s’ajouteront 300 bornes de 50 et 150 kWh près de grands axes ou en périphérie de grandes villes. « Avec nos clients, on a un projet de 4000 points de charge dans les 2 ans, indépendamment de la charte que nous avons signée aujourd’hui. »

Question de confiance

Des perspectives encourageantes, alors qu’émerge un vrai marché de l’électrique (6% des immatriculations sur les neuf premiers mois de l’année, contre 1,9% sur la même période en 2019, à quoi s’ajoutent 3,5% d’hybrides rechargeables) et que les constructeurs élargissent leur offre. Les pouvoirs publics peuvent quant à eux jouer sur les deux leviers que sont la facilité d’acquisition de véhicules électriques et leur facilité d’utilisation, afin de susciter la confiance de l’acheteur.

« Aujourd’hui le frein peut être la peur de la panne et ce problème est résolu par l’Etat et les grands partenaires qui s’allient pour qu’il y ait des bornes de recharge partout en France », commente Barbara Pompili. « Avec les aides que nous mettons en place, l’électrique n’est plus seulement l’affaire de personnes qui ont beaucoup de moyens. N’importe qui va pouvoir avoir accès à une voiture électrique à un prix raisonnable, notamment grâce au secteur de l’occasion qui est en train de se développer. »

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