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Pénurie de puces électroniques : la production automobile sera perturbée plusieurs mois

Dans Economie / Politique / Industrie

Pénurie de puces électroniques : la production automobile sera perturbée plusieurs mois

Le ministère en charge de l'industrie reconnaît que la pénurie de semi-conducteurs va durer plusieurs mois. Votre nouvelle voiture arrivera peut-être avec du retard.

Après la crise du Covid, l'industrie automobile espérait se relancer en 2021. Mais la reprise de l'activité est perturbée par une autre crise, celle des semi-conducteurs. Une pénurie de ces composants électroniques commence à ralentir la production des constructeurs. Faute de puces, plusieurs ont déjà mis à l'arrêt des usines, pour quelques jours voire quelques semaines. General Motors a déjà confirmé la fermeture de trois usines nord-américaines jusqu'en mars !

Le problème commence à toucher les groupes français. L'usine Renault de Sandouville, qui assemble le Trafic, s'est arrêtée deux jours cette semaine. De quoi faire monter au créneau le gouvernement. Le ministère chargé de l'industrie a fait savoir qu'il suivait le dossier de près. Avec un constat d'impuissance : les effets de la pénurie sur le secteur auto risquent de durer plusieurs mois.

Mais pourquoi une telle pénurie ? C'est un double effet du Covid. D'une part, la crise sanitaire a boosté les ventes d'appareils électroniques, ceux pour le travail comme les ordinateurs, tablettes, smartphones, mais aussi les appareils électroménagers, de plus en plus connectés, et de loisirs. D'autre part, Bercy n'hésite pas à pointer une mauvaise anticipation de la part des constructeurs automobiles. Perturbés par les conséquences du premier confinement, ils n'auraient pas passé assez de commandes l'année dernière.

Et à cela s'ajouterait une reprise de la production plus forte que prévu, avec de plus une envolée des ventes de véhicules hybrides et électriques, qui demandent davantage de puces. D'ailleurs, entre l'électrification des moteurs et le développement des aides à la conduite, l'industrie automobile est devenue gourmande en puces électroniques.

Pourtant, le secteur ne pèse pas lourd sur le marché du semi-conducteur, avec seulement 10 % des achats. Constructeurs et équipementiers ne sont donc pas la priorité des fabricants des puces. On sent d'ailleurs que du côté de Bercy, on n'a pas vraiment de moyen d'action et de pression sur les producteurs de ces composants, qui encore une fois viennent surtout d'Asie. La société TSMC, qui représente la moitié de la production mondiale, est basée à Taïwan. Celle-ci a bien prévu d'accélérer sa production, mais les perturbations vont se poursuivre. Des délais de livraisons devraient donc s'étirer.

Après les masques, cette crise montre une nouvelle dépendance à l'Asie. Le ministère fait savoir qu'une "stratégie d'accélération" est en cours pour relocaliser ce type de production. L'électronique est un des secteurs stratégiques soutenus en particulier dans le plan de relance.

En attendant, pour le court terme, le ministère veut "activer tous les leviers possibles" pour limiter les grains de sable dans l'engrenage. Il œuvre ainsi pour un meilleur dialogue entre les constructeurs et les fabricants de ces composants, soulignant qu'ils se connaissent peu, les équipementiers faisant souvent rôle d'intermédiaires. Le ministère veut que les deux bouts de la chaîne se comprennent et se considèrent mieux. Bercy invite aussi les différents utilisateurs de ces composants à entrer en contact pour partager d'éventuels stocks.

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Commentaires (34)

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Ah put@&, c pas possible qu'on soit aussi c... après les masques, les tests, les vaccins, les principes actifs des médicaments, etc... bref tout ce qui vient d'Asie maintenant, on a toujours pas compris... et qu'est ce qu'on fait pour changer ça? rien-du-tout... ah si des accords de libre échange avec la Chine (en douce)... mais au fait on a encore des trucs à échanger?

Par

Oui TSMC produit 50% des wafers au niveau mondial suivie par GlobalFoundries aux états-unis (10%) et UMC également à Taiwan (8%) et Samsung en Corée (8%)

Donc si on veut paralyser l'industrie mondiale (et pas que les voitures), il suffit de lâcher une bombinette sur l'usine TSMC à Taiwan

Drôlement résistance, notre société mondiale très très avancée :beuh:

Par

En réponse à mdb92

Ah put@&, c pas possible qu'on soit aussi c... après les masques, les tests, les vaccins, les principes actifs des médicaments, etc... bref tout ce qui vient d'Asie maintenant, on a toujours pas compris... et qu'est ce qu'on fait pour changer ça? rien-du-tout... ah si des accords de libre échange avec la Chine (en douce)... mais au fait on a encore des trucs à échanger?

Il y a encore Infineon et ST-Micro qui sont implantés en Europe, après les constructeurs sont allés au moins cher à eux d'assumer leurs choix.

Par

Mauvaises anticipations et business model basé sur le flux tendu ... et paf, ça fait un fiasco.

Cette fois ci, point de 3.5t des pays de l'est qui tournent, week-ends compris, pour leur sauver les miches.

Par

En réponse à polo_wtcc

Il y a encore Infineon et ST-Micro qui sont implantés en Europe, après les constructeurs sont allés au moins cher à eux d'assumer leurs choix.

Je pense aussi qu'il y a un problème de savoir faire que ces entreprises européenne n'ont peut-être plus

Par

Les acheteurs potentiels vont apercevoir que leurs voitures marchent encore bien avec 6 mois de plus.

Par

"Le ministère fait savoir qu'une "stratégie d'accélération" est en cours pour relocaliser ce type de production."

Yaka claquer des doigts! Qui ne voit pas que le problème de fond, c'est la maîtrise de ces technologies, de la conception à l'industrialisation?

Rien à faire: la SEULE solution pour desserrer l'étau, c'est de renoncer à un grand nombre d'équipements obligatoires. De mon point de vue, seul l'ABS est incontournable, sauf à mettre au point un système de transmission rendant partiellement solidaires toutes les roues (songez aux différentiels à glissement limité: sur un 4X4 ça améliore la motricité et, logiquement, le freinage).

Rêvons un peu: blocage des importations de gadgets à la c... jusqu'à résorption de la pénurie!

Par

En réponse à VARVILO

"Le ministère fait savoir qu'une "stratégie d'accélération" est en cours pour relocaliser ce type de production."

Yaka claquer des doigts! Qui ne voit pas que le problème de fond, c'est la maîtrise de ces technologies, de la conception à l'industrialisation?

Rien à faire: la SEULE solution pour desserrer l'étau, c'est de renoncer à un grand nombre d'équipements obligatoires. De mon point de vue, seul l'ABS est incontournable, sauf à mettre au point un système de transmission rendant partiellement solidaires toutes les roues (songez aux différentiels à glissement limité: sur un 4X4 ça améliore la motricité et, logiquement, le freinage).

Rêvons un peu: blocage des importations de gadgets à la c... jusqu'à résorption de la pénurie!

Oui et non. Aujourd'hui tout est intégré et un calculateur central contrôle a peu près tout (body control son petit nom). Ce que tu proposes est aujourd'hui du domaine visible du logiciel noyé dans tout ce qui est invisible mais utile au bon fonctionnement de presque tout. Nous ne sommes plus en 1990 où chaque fonction était isolée et isolable. Donc si les composants ne sont pas là, les fonctions d'intérêt incontournable sont perdues.

Seuls les freins et la direction conservent un fonctionnement basique sans calculateur(s).

Par

En réponse à GY201

Oui et non. Aujourd'hui tout est intégré et un calculateur central contrôle a peu près tout (body control son petit nom). Ce que tu proposes est aujourd'hui du domaine visible du logiciel noyé dans tout ce qui est invisible mais utile au bon fonctionnement de presque tout. Nous ne sommes plus en 1990 où chaque fonction était isolée et isolable. Donc si les composants ne sont pas là, les fonctions d'intérêt incontournable sont perdues.

Seuls les freins et la direction conservent un fonctionnement basique sans calculateur(s).

Cette intégration existait déjà (à un degré moindre) dans les années 90. Un pote m'avait confié un magnétoscope HDG devenu inutilisable après un choc sur le capot (un garnement avait tapé dessus).

Je disposais alors d'un équipement qui m'a permis de diagnostiquer la panne: constante de temps HS.

Mais c'était à 99,99% dans un mille-pattes (il suffisait qu'un seul seuil de transistor soit HS... sur des milliers).

Il restait 0,01% de probabilité de se louper, mais c'est surtout la perspective de dessouder une myriade de connections serrées sur le CI, puis de refaire les mêmes avec un composant neuf qui m'a fait renoncer.

Et un scope entier à la jaille, un!

Demain au tour de Tesla?:biggrin:

Par

La raison principale, c'est que les fabricants en on assez de devoir réduire leur marge sur les puces pour l’industrie automobiles et se sont tournées vers d'autres domaines plus lucratif et le covid ne fait que renforcer cet état de faite.

Les industriel de l'automobile épuisent les sous-traitants comme la grande distribution étrangle les producteurs. C'est une très bonne chose se retour de bâton car lesprix des voitures eux ne baissent pas!!!

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