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Pièces détachées : pourquoi la libéralisation du marché traîne

Dans Economie / Politique / Budget

Pièces détachées : pourquoi la libéralisation du marché traîne

Voilà déjà deux ans que le gouvernement promet une libéralisation du marché des pièces détachées automobiles. Une nouvelle proposition de loi vient d'être déposée.

"Monsieur Le Premier Ministre, les automobilistes attendent un respect de la parole donnée". Mi-mars, on a pu lire cette phrase en haut d'une publicité. La campagne, visible dans de grands quotidiens, était l'œuvre de la FEDA, la Fédération de la distribution automobile. Son but ? Obtenir la libéralisation du marché des pièces détachées.

Celle-ci est attendue depuis plus de deux ans maintenant ! Elle avait été promise par Édouard Philippe. En mars 2019, à l'occasion des 10 ans de l'Autorité de la Concurrence, l'ancien Premier Ministre avait carrément déclaré : "Nous prendrons des mesures qui permettront de réduire sensiblement le prix de ces pièces. Je sais que l'on peut rendre un pouvoir d'achat considérable à nos concitoyens en agissant en la matière". Cette annonce avait d'ailleurs été faite en pleine tempête des gilets jaunes.

Il faut dire que les prix des pièces détachées ne cessent de grimper. Ils sont tirés vers le haut par le monopole des constructeurs. Ces derniers sont les seuls à pouvoir commercialiser des éléments visibles (phares, vitres, pièces de carrosserie…). Même lorsqu'on fait réparer son auto chez un petit garagiste indépendant, celui-ci doit s'approvisionner en pièces neuves auprès de Citroën, Peugeot ou Renault.

Une situation qui dure encore et qui agace du côté de la FEDA, où l'on met en avant le fait que plusieurs de nos voisins européens ont libéralisé ce marché. Et en 2012, soit il y a près de 10 ans, l'Autorité de la Concurrence plaidait déjà pour une "levée progressive et maîtrisée du monopole".

Forcément, y mettre fin permettrait de faire jouer la concurrence et donc de faire baisser les prix des réparations. La FEDA pense que les dépenses des Français sur ce domaine pourraient baisser de 17,5 % ! Avec un autre avantage à la clé : faire baisser les primes d'assurance, dont le coût dépend du prix des pièces.

Mais alors, si le gouvernement est lui-même d'accord, qu'est ce qui se passe depuis deux ans ? L'exécutif a bien tenté de faire passer ce changement, mais ça coince dans la méthode. La majorité a d'abord ajouté la mesure au projet de loi d'orientation sur les mobilités. Mais elle avait été censurée par le Conseil Constitutionnel, qui jugeait la mesure trop éloignée du thème de la loi. Et la même erreur a été reproduite en 2020, où cette fois le gouvernement avait lié la mesure à la loi d'accélération et de simplification de l'action publique.

Nouvelle tentative en 2021, avec cette fois une proposition de loi déposée par le député LREM de la Sarthe Damien Pichereau, un texte simple et clair qui prévoit une libéralisation au 1er janvier 2022. Le problème est désormais l'embouteillage législatif alors que se profile déjà la fin du quinquennat. Pour l'élu, qui s'exprime dans Le Parisien, "il existe une fenêtre à l'Assemblée en juin". Il espère que le Sénat jouera le jeu dans la foulée.

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Commentaires (30)

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Vivement cette mise en concurrence !

Heureusement que les consommables ne sont pas concerné par le monopole.

Exemple pour ma voiture :

- Plaquette de frein Brembo : 208 euros TTC chez Renault (55 euros sur Internet pour des pièces d'origine et pas adaptable !)

Les constructeurs font tout pour garder ce monopole, par exemple quand vous faites un devis chez Renault il ne donne pas les numéros OEM de peur que vous alliez chercher vous même la pièce sur internet (Renault Genuine Part ou ebay par exemple).

L'exemple des plaquettes de frein où il y a un rapport de 4 n'est pas le plus choquant, en général on a un rapport entre 3 et 10. Les marges des constructeurs sur certaines pièces sont de l'ordre de 80 à 90% ! Il profite de leur monopole au maximum.

Autant c'est difficile de marger énormément sur la MO, autant sur les pièces c'est très facile. Vivement la mise en concurrence

Par

C'est à l'image de beaucoup d'autres choses en France finalement ou même en Europe.

L'Etat sort des lois, souvent de plus en plus dures mais rien pour les faire vraiment appliquer donc ça ne change rien au quotidien même si la peine est devenue bien plus sévère.

Ici, c'est le cas de la libéralisation du marché des pièces détachées fermé jusqu'à présent par les constructeurs (fourniture + installation + garantie). L'objectif de faire baisser les prix est un vœu pieu, mais la réalité de la régulation des prix par le marché n'est pas toujours au rendez-vous des attentes avec peu de solution viable.

Un exemple avec le prix d'internet et les forfaits de portable. Les prix sont alignés les uns sur les autres, la concurrence consiste à une super entente entre les 4 acteurs. La différence se fait sur les Go/mois ou sur telle ou telle offre de remise sur un smartphone par le constructeur.

Un autre exemple est la libéralisation du marché de l'énergie pour limiter les monopoles d'EDF et GDF (devenu ENGIE). Certes, il y a pléthore d'offres, mais si le prix peut paraître alléchant à la signature par rapport au prix régulé de l'énergie, en réalité, le yoyo des prix du kWh libéré fait fortement osciller la facture tout au long de l'année sans projection sûre (sauf les offres à prix fixe pour une période longue 1 à 2 ans). De plus, pour l'électricité, la majorité des électrons des différentes offres concurrentes d'EDF sur le hors énergie verte, est issue directement des centrales d'EDF qui doit céder une partie de sa production à ses concurrents à prix coûtant.

Enfin, le plus bel exemple hors France est bien la privatisation du train anglais... L'un des plus gros désastre industriel et commercial de ce pays tant ce dispositif a rendu le train peu fiable, onéreux pour les usagers et avec un niveau de service catastrophique.

Par

En réponse à jroule75

C'est à l'image de beaucoup d'autres choses en France finalement ou même en Europe.

L'Etat sort des lois, souvent de plus en plus dures mais rien pour les faire vraiment appliquer donc ça ne change rien au quotidien même si la peine est devenue bien plus sévère.

Ici, c'est le cas de la libéralisation du marché des pièces détachées fermé jusqu'à présent par les constructeurs (fourniture + installation + garantie). L'objectif de faire baisser les prix est un vœu pieu, mais la réalité de la régulation des prix par le marché n'est pas toujours au rendez-vous des attentes avec peu de solution viable.

Un exemple avec le prix d'internet et les forfaits de portable. Les prix sont alignés les uns sur les autres, la concurrence consiste à une super entente entre les 4 acteurs. La différence se fait sur les Go/mois ou sur telle ou telle offre de remise sur un smartphone par le constructeur.

Un autre exemple est la libéralisation du marché de l'énergie pour limiter les monopoles d'EDF et GDF (devenu ENGIE). Certes, il y a pléthore d'offres, mais si le prix peut paraître alléchant à la signature par rapport au prix régulé de l'énergie, en réalité, le yoyo des prix du kWh libéré fait fortement osciller la facture tout au long de l'année sans projection sûre (sauf les offres à prix fixe pour une période longue 1 à 2 ans). De plus, pour l'électricité, la majorité des électrons des différentes offres concurrentes d'EDF sur le hors énergie verte, est issue directement des centrales d'EDF qui doit céder une partie de sa production à ses concurrents à prix coûtant.

Enfin, le plus bel exemple hors France est bien la privatisation du train anglais... L'un des plus gros désastre industriel et commercial de ce pays tant ce dispositif a rendu le train peu fiable, onéreux pour les usagers et avec un niveau de service catastrophique.

"Un exemple avec le prix d'internet et les forfaits de portable. Les prix sont alignés les uns sur les autres, la concurrence consiste à une super entente entre les 4 acteurs. La différence se fait sur les Go/mois ou sur telle ou telle offre de remise sur un smartphone par le constructeur."

Alors la tu donnes le mauvais exemple par excellence.

Je paye 15 euros / mois pour un forfait de 200 GO. Avant un forfait s'était facilement 70 ou 80 euros avant la mise en concurrence.

La mise en concurrence a tué les prix justement ! 15 euros s'est rien du tout, je payais 120 dollars par mois mon forfait de téléphone au Canada en 2013 par exemple !

La mise en concurrence est très efficace quand la marge est énorme (comme l'était le télécom avant) ou pour les pièces détachés.

Les ententes entre industrielle ça existera toujours, mais la mise en concurrence permet justement de limité ce genre de phénomène surtout quand on multiplie le nombre d'acteur.

Par

" "il existe une fenêtre à l'Assemblée en juin".

Ah les pauvres... pas d'air frais d'ici là... à vous dégouter de faire de la politique...:cyp:

Par

Alors je fais quoi m'sieur si j'ai un problème avec une pièce en attenant la loi, je change la voiture ?

Sérieux, une loi aussi simple, ils sont à ce point à la bourre ? Et depuis 2012 qui plus est ? C'est honteux.

Par

En réponse à skobido

Alors je fais quoi m'sieur si j'ai un problème avec une pièce en attenant la loi, je change la voiture ?

Sérieux, une loi aussi simple, ils sont à ce point à la bourre ? Et depuis 2012 qui plus est ? C'est honteux.

Tout ce qui permet de faire des économies pour les français est secondaire pour le gouv, la priorité c est enmerder le français, et le rincer au max.

Par

En réponse à Axel015

"Un exemple avec le prix d'internet et les forfaits de portable. Les prix sont alignés les uns sur les autres, la concurrence consiste à une super entente entre les 4 acteurs. La différence se fait sur les Go/mois ou sur telle ou telle offre de remise sur un smartphone par le constructeur."

Alors la tu donnes le mauvais exemple par excellence.

Je paye 15 euros / mois pour un forfait de 200 GO. Avant un forfait s'était facilement 70 ou 80 euros avant la mise en concurrence.

La mise en concurrence a tué les prix justement ! 15 euros s'est rien du tout, je payais 120 dollars par mois mon forfait de téléphone au Canada en 2013 par exemple !

La mise en concurrence est très efficace quand la marge est énorme (comme l'était le télécom avant) ou pour les pièces détachés.

Les ententes entre industrielle ça existera toujours, mais la mise en concurrence permet justement de limité ce genre de phénomène surtout quand on multiplie le nombre d'acteur.

Par contre, tu devrais cesser de filer ton pognon à ce nuisible de Niel... simple question de cohérence avec tes idées politiques...

Par

En réponse à Axel015

Vivement cette mise en concurrence !

Heureusement que les consommables ne sont pas concerné par le monopole.

Exemple pour ma voiture :

- Plaquette de frein Brembo : 208 euros TTC chez Renault (55 euros sur Internet pour des pièces d'origine et pas adaptable !)

Les constructeurs font tout pour garder ce monopole, par exemple quand vous faites un devis chez Renault il ne donne pas les numéros OEM de peur que vous alliez chercher vous même la pièce sur internet (Renault Genuine Part ou ebay par exemple).

L'exemple des plaquettes de frein où il y a un rapport de 4 n'est pas le plus choquant, en général on a un rapport entre 3 et 10. Les marges des constructeurs sur certaines pièces sont de l'ordre de 80 à 90% ! Il profite de leur monopole au maximum.

Autant c'est difficile de marger énormément sur la MO, autant sur les pièces c'est très facile. Vivement la mise en concurrence

C'est un débat un peu plus compliqué que cela.

Cela ne choque personne qu'il y ait de la propriété intellectuelle sur une chanson, un morceau de musique et bien d'autres choses pendant 100 ans. Les petits fils de chanteur, compositeurs continuent à toucher de l'argent. Tu n'as pas le droit de faire des copies de sacs Vuitton, même s'ils sont aussi bien.

Un constructeur, quel qu'il soit fait des études marketing, de style, d'engineering des investissement lourds pour dessiner concevoir et produire une voiture. Les investissements sont un peu plus élevés que pour une chanson. De plus le constructeur a l'obligation de fournir TOUTES les pièces durant la commercialisation et les 10 ans qui suivent l'arrêt de commercialisation. Il est donc obligé de conserver les renforts de pavillon, des tôles de cloison habitacle par exemple qui ne sont jamais changées. Les vendeurs de pièces n'ont qu'à copier une pièce pour vendre: un peu facile.

Cela paraîtrai logique si celui qui vend en concurrence du constructeur avait l'obligation de tout fournir aussi. On voit bien comment cela se passe en téléphonie ou d'autres secteurs, ou les requins prennent les zones faciles et rentables et laissent tomber les zones "blanches". Cela risque de se terminer de la même façon.

Et après tout pourquoi ne pas copier toute la voiture et la vendre complète ?

Par

En réponse à zzeelec

Par contre, tu devrais cesser de filer ton pognon à ce nuisible de Niel... simple question de cohérence avec tes idées politiques...

Je suis chez SFR... Free c'est illimité la 4G.:biggrin:

Par

En réponse à Axel015

Je suis chez SFR... Free c'est illimité la 4G.:biggrin:

Au temps pour moi ! Mais Drahi c'est kif kif malheureusement !

Tu me diras : il reste Bouygues, encore du bon... ou Orange (les suicideurs).

Bref, que du beau monde chez les Telco !

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