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Route de nuit - Quand l’administration nuit à la sécurité et à l’écologie

Dans Pratique / Sécurité

Bien des éléments évidents pour la sécurité, voire l’écologie, de nos autos ont longtemps été bloqués par les services d’homologation, avant que ceux-ci ne les autorisent, voire les rendent obligatoires d’un coup…

Sur cette Mercedes-Benz 350 SLC de 1972, les rétroviseurs sont vissés sur les portières et non réglables de l’intérieur : c’était interdit en France…
Sur cette Mercedes-Benz 350 SLC de 1972, les rétroviseurs sont vissés sur les portières et non réglables de l’intérieur : c’était interdit en France…

On a déjà évoqué ici l’affaire des phares jaunes, longtemps obligatoires en France alors que les phares blancs étaient interdits… Avant de redevenir autorisés en 1993. Ce qui a profité à la sécurité car ces derniers éclairent globalement mieux. Mais ce ne sont pas les seuls éléments à avoir été prohibés par notre chère (dans tous les sens du terme) administration.

Prenez par exemple les feux de détresse. Avant 1973, ils étaient purement et simplement retoqués par nos autorités ! A tel point que ça a gêné l’importation de certains modèles, comme la BMW 2002 paraît-il, car le constructeur n’avait pas envie de modifier le processus de montage pour la France. Ensuite, cet équipement est devenu obligatoire… mais pas avant 1979.

Autre babiole interdite chez nous : les rétroviseurs extérieurs réglables de l’intérieur. La Mercedes-Benz SL R107 en disposait dès 1971… Sauf en France, où les concessionnaires devaient démonter les rétros d’origine, très joliment intégrés, pour visser sur la portière des éléments bien plus primitifs.

Cette Citroën Xantia n’est pas une des premières fabriquées : elle dispose en effet d’un 3ème feu stop, dont les modèles 1993 ne bénéficiaient pas.
Cette Citroën Xantia n’est pas une des premières fabriquées : elle dispose en effet d’un 3ème feu stop, dont les modèles 1993 ne bénéficiaient pas.

Plus récemment, c’était le troisième feu stop qui était voué aux gémonies par quelques serviteurs zélés de l’Etat. Si on en équipait sa voiture, on risquait une amende ! Peu importait qu’ils aient prouvé leur utilité aux Etats-Unis en réduisant les collisions en chaîne ! Par la suite, en 1996, ils ont été rendus obligatoires sur les voitures neuves. Logique, quand tu nous tiens !

La même logique prohibitionniste sévit dans d’autres secteurs importants de l’automobile, comme par exemple les carburants. Alors qu’en Allemagne, on encourage l’utilisation de combustibles d’origine végétale, comme l’huile de colza, dans les moteurs diesels (quand c’est techniquement possible), en France, c’est interdit. Alors que c’est écologique ! Par exemple, une filière plus ou moins clandestine s’était développée en France pour récupérer les huiles de friture des restaurants (surtout les fast-foods). Pourquoi ? Pour les filtrer et les utiliser à la place du gasoil.

C’est pratiquement gratuit, ça arrange tout le monde, ça permet de n’utiliser que des énergies renouvelables, et pourtant… Les autorités ont verbalisé de nombreux adeptes de ce carburant alternatif, qu’ils avaient repérés simplement en reniflant leurs gaz d’échappement… Qui sentaient la friture.

Route de nuit - Quand l’administration nuit à la sécurité et à l’écologie

Actuellement, sachez-le, il est interdit de mettre de l’E85 dans son réservoir, même si ça ne pose guère de problème technique si on respecte un certain dosage, si son auto n’est pas dotée d’un boîtier additionnel dûment homologué. C’est considéré comme une fraude aux carburants… Et pour une raison absconse, seuls les véhicules de moins de 12 cv fiscaux ont jusqu’à récemment été autorisés à recevoir de tels boîtiers.

Route de nuit - Quand l’administration nuit à la sécurité et à l’écologie

Terminons avec un propos un tantinet polémique. Les diesels répondant à la norme Euro 6d-Temp n’ont pas accès à la vignette Crit’air 1, quand bien même il est prouvé par l’étude menée par l’IFPEN sur demande du Gouvernement qu’ils ne polluent pas plus (voire moins) que les essences adaptés à la même norme. A part pour faire plaisir à des activistes vaguement préoccupés par l’environnement, à quoi cela rime-t-il ? La logique voudrait que les autos soient pénalisées selon leur niveau réel de pollution, non des considérations politiques…

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