
Le covoiturage résiste plutôt bien à la crise, ainsi qu’en attestent les prévisions de trafic de BlaBlaCar, leader mondial du secteur. Dès les premières annonces de déconfinement, les réservations de trajets bondissaient de 75%.

Le covoiturage résiste plutôt bien à la crise, ainsi qu’en attestent les prévisions de trafic de BlaBlaCar, leader mondial du secteur. Dès les premières annonces de déconfinement, les réservations de trajets bondissaient de 75%.

Après le coup d’arrêt du printemps, la pratique du covoiturage a rapidement repris des couleurs, au point que le nombre de demandes se montre nettement supérieur à celui des places proposées. Caradisiac fait le point avec Nicolas Brusson, co-fondateur de BlaBlaCar, leader mondial du secteur.

Éviter les transports en commun pour ne pas s’exposer au virus sans pour autant monopoliser une voiture par personne : les services d’auto-partage et le covoiturage permettent un compromis rationnel, notamment en milieu urbain. Les taxis et VTC permettent aussi d’effectuer certains trajets en limitant le risque. Mais pour en profiter en toute sécurité, le respect de certaines règles s’impose.

Le service de covoiturage avait été mis en sommeil durant la crise sanitaire, mais reprendra ses activités à compter du 2 juin. Il impose toutefois une forme de distanciation physique à ses usagers.

Après des semaines noires dues à la crise sanitaire, et contre toute attente, la pratique du covoiturage semble déjà reprendre du poil de la bête pour les trajets domicile-travail. Avec toutefois la nécessité de composer avec des contraintes nouvelles.

Avec la fin (provisoire ?) du confinement qui se profile va se poser la question des nouveaux modes de transports qu’adoptera la population. Or, des solutions hier présentées comme prometteuses, à l’image du covoiturage ou de l’autopartage, sont aujourd’hui très affaiblies par la crise sanitaire.

Les nouveaux acteurs de la mobilité des personnes sont devenus des entités incontournables d’un secteur qu’ils ont chamboulé et développé. Ayant su décrypter avant tout le monde un besoin d’une nouvelle ère auquel ils ont su répondre par une offre adaptée, ils sont à présent suffisamment puissants et dimensionnés pour regarder droit dans les yeux des noms présents depuis toujours au firmament de la constellation automobile. Jusqu’à développer des alliances et ainsi injecter de cette nouvelle culture dans des domaines que l’on croyait figés à jamais. Exemple avec le spécialiste du covoiturage Blablacar qui a maintenant son offre d’assurance appuyée par la société Axa.

Le service Blablacar a été pris d'assaut pendant les premiers jours de grève SNCF. Sur certaines lignes, le taux de réservation frôle 100 %. Pour répondre à la demande, l'entreprise va se lancer dans les voyages en car.

Question ? quelle est l’arme fatale d’une entreprise de nos jours ? Les données collectées auprès des clients, sociétaires et autres utilisateurs. Une démarche qui permet d’avancer masqué pour finalement sortir du bois dès que les analyses ont assuré d’un avenir radieux. Comme Peugeot aux États-Unis qui étudie le marché à travers une application. Mais les mêmes renseignements peuvent aussi encourager à la diversification des activités. Prenez le cas de Blablacar. La plateforme française de covoiturage pourrait bien devenir bientôt une assurance.

Le géant américain s'est allié à la start-up française pour afficher dans son application Google Maps les trajets proposés par les covoitureurs. La nouvelle fonction est déjà en service.
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