
On peut se préparer au pire pour 2019. Le prix du pétrole est en hausse et cela va durer, avec un baril attendu à 100 dollars en fin d'année. Ajoutez à cela un nouveau coup de massue fiscal le 1er janvier.

On peut se préparer au pire pour 2019. Le prix du pétrole est en hausse et cela va durer, avec un baril attendu à 100 dollars en fin d'année. Ajoutez à cela un nouveau coup de massue fiscal le 1er janvier.

C’est une réaction que l’on n’attendait plus, mais mieux vaut tard que jamais. Depuis quelque temps, l’usager de la route qui possède un véhicule plie sous le joug des mesures visant son moyen de circulation et sa façon de conduire. Il s’écroule même sous ce poids fiscal qu’on a de cesse de lui alourdir au fur et à mesure des mois qui s’écoulent. Un poste budgétaire conséquent qui vide le compte au moment de remplir le réservoir. C’est d’ailleurs l'Union française des industries pétrolières qui tire la sonnette d’alarme.

Cette annonce faite lors du dernier jour de cette année 2017 confirme que l’exercice 2018 qui va s’enchaîner sera un nouvel assaut contre l’automobile à moteur thermique telle que nous la connaissons depuis ses origines. L’écologie punitive tourne à l’inquisition, la pression fiscale à la pompe va s’accentuer, et, d’ailleurs, ce qui sera mis dedans ne sera plus l’affaire de l’État sous peu. Car la France est devenue samedi le premier pays développé à programmer la fin de la recherche et de l'exploitation des hydrocarbures.

L'organisation des pays exportateurs de pétrole propose un regard assez décalé de ce que l'on entend régulièrement sur le véhicule électrique. L'OPEP estime en effet que la production de carburants à partir de pétrole atteindra un plafond après 2030, si et seulement si la voiture électrique parvient à dépasser toutes les attentes.

Après une remontée en début d’année 2017 en raison de nouvelles taxations, notamment en région Ile-de-France, les prix des carburants semblent entamer une phase de baisse. Une bonne nouvelle pour le portefeuille des automobilistes.

Nos dirigeants semblent se plaire à penser que la page du pétrole est d’ores et déjà tournée. Les regards sont verrouillés vers les énergies renouvelables, les véhicules sont assurés de se mouvoir grâce à la fée électricité. Comme par enchantement. Mais plutôt qu’un coup de baguette magique, c’est un coup de bambou qui nous attendrait selon l’Agence internationale de l'énergie (AEI). Car le pétrole, on en aura encore besoin pendant un moment. Et il finira vite par manquer. Dès 2020 !

Il n’a échappé à personne que le tarif du litre du carburant à la pompe est reparti à la hausse. De quoi, a priori, satisfaire les professionnels du secteur qui voient leurs marges grandir et les sous rentrés. Une fausse idée. L'Union française des industries pétrolières (Ufip) a décidé de le rappeler avec force dans un communiqué qui s’inquiète de cette inflation. Enfin, plus exactement, qui dénonce l'augmentation de la fiscalité sur les carburants en France. Ce qui n’est pas exactement pareil.

Des engagements internationaux en faveur d’un climat à préserver poussant à une baisse de sa consommation… Un prix de son baril orienté à la baisse trahissant une offre plus grande que la demande… On pourrait penser au vu de ces données qu’il n’y a pas à se mettre dans le rouge lorsque l’on s’interroge sur la pérennité de l’or noir. Et pourtant, dans 25 ans, on pourrait bien rire jaune.

Pendant ce Mondial 2016, Caradisiac interpelle les décideurs de l'automobile et les hommes politiques qui visitent le salon. Nous leur posons les questions simples et directes que vous vous posez, loin des conférences de presse formelles. À eux d'y répondre. Ou d'esquiver ces questions qui fâchent. Après Mathias Müller, PDG du groupe Volkswagen, Carlos Ghosn, PDG du groupe Renault et le Premier ministre, Manuel Valls, au tour de Carlos Tavares, le patron de PSA Peugeot-Citroën.

« Pssst, hé, ho, t'aurais pas du gazole ? » Heureusement, nous n'en sommes pas encore à chuchoter entre deux portes pour trouver du carburant. Pour l'instant, afin de savoir où il est possible de faire le plein, le mieux est de consulter l'un des nombreux sites Internet ou applications smartphone qui répertorient les points de vente touchés par la pénurie.
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