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L'Arabie Saoudite va réduire les exportations de pétrole : les prix des carburants pourraient repartir à la hausse

Dans Economie / Politique / Marché

Audric Doche

L'Arabie Saoudite va réduire les exportations de pétrole : les prix des carburants pourraient repartir à la hausse

Avec des négociations entre pays de l'OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) qui n'ont pas abouti hier, l'Arabie Saoudite a décidé de faire cavalier seul. Le royaume a pris sa propre décision en réduisant les exportations de 500 000 barils par jour, pour enrayer la chute du prix du brut. Vous pensiez votre carburant cher ? Vous n'avez peut-être rien vu.

La fluctuation de l'offre et de la demande de pétrole est décidément importante ces derniers mois. Après avoir augmenté en octobre, voilà que le cours du brut vient de perdre 20 % de sa valeur en peu de temps. La faute, en partie, à des prédictions qui étaient erronées : l'embargo sur l'Iran faisait craindre une baisse de l'offre, mais l'augmentation de la cadence de production aux Etats-Unis (pétrole de schiste), en Russie et en Arabie Saoudite (brut) ont visiblement bien compensé les pertes iraniennes puisque le cours du brut s'est effondré.

Il est tombé sous les 70 dollars il y a peu, un niveau qui n'avait pas été atteint depuis plusieurs mois. Et alors qu'en France, le gouvernement souhaite faire appliquer plus rapidement la baisse du brut à la pompe, il pourrait y avoir l'effet inverse dans les prochains mois.

Face à une baisse de la demande mondiale (notamment à cause d'un ralentissement de croissance en Chine) et à l'augmentation de production des américains et des Russes, l'Arabie Saoudite a décidé de faire cavalier seul et de ne pas attendre de consensus à l'échelle de l'OPEP en réduisant les exportations de 500 000 barils par jour.

Le but est d'enrayer cette chute du prix du brut pour ne pas retomber aux niveaux de 2014, où le baril de brent était à 50 €. Rappelons qu'un prix du brut trop bas est synonyme de croissance nulle en Europe et de relance économique compliquée. C'est donc peut-être un bénéfice pour aller faire son plein, mais à grande échelle, ce n'est clairement pas une situation rêvée pour l'Europe qui importe la très grande partie de son pétrole.

Evidemment, actuellement, les prix à la pompe ont commencé à baisser du fait de la chute récente du brut. Mais avec la décision de l'Arabie Saoudite, nous pourrions avoir un rebond dans un futur relativement proche. Et cette fois, ce ne sera pas la faute du gouvernement et des taxes.

 

 

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